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lundi 18 mai 2020

Bill Gates devient la bête noire de Donald Trump

Tech Media News ©
Jusqu’à présent, le milliardaire pro-science et philanthrope américain avait préféré garder ses distances avec la politique. Mais l’amateurisme du président des Etats-Unis face à la pandémie ne lui a pas laissé le choix.

L’Antéchrist a été annoncé par la Bible : "Un homme qui prétend être Dieu, qui tentera de mettre le monde sous la coupe d’un gouvernement unique, avec un système financier unique et une religion unique." Comme chacun sait ou devrait le savoir, il est apparu sur terre et s’appelle… Bill Gates. Qui parle ainsi ? Adam Fannin, un pasteur de Floride dont la vidéo sur YouTube a déjà été vue par 2 millions de personnes. Bienvenue à Billgatesland ! Un parc d’attractions parano où les délires à propos du deuxième homme le plus riche du monde derrière Jeff Bezos  rivalisent d’imagination. A côté de l’Antéchrist, il y a aussi les élucubrations selon lesquelles le fondateur de Microsoft cherche à développer des vaccins pour "dépeupler" ou "stériliser" le monde, celles voyant dans sa promotion des antiviraux un moyen de coloniser l’Afrique, ou celles l’accusant de faire la publicité de mystérieux "tatouages numériques" pour identifier les porteurs du Covid-19 et refiler les informations aux Nations unies. Sans oublier le masque chirurgical bleu, qui serait le signal secret d’une affiliation à la Bill & Melinda Gates Foundation

Nostradamus du virus

Vaut-il mieux en rire ? Cela semble être le choix de Gates. "J’ai même reçu un message de sympathie de George Soros [le financier et milliardaire américain], donc cela doit devenir sérieux", a-t-il commenté. Pas faux. Tout le monde, désormais, le prend au sérieux. Pas seulement parce qu’il est richissime, lui qui possède encore plus de 100 millions d’actions Microsoft, pour une valeur de 16 milliards de dollars (sa fortune totale dépasse 100 milliards). Pas non plus simplement du fait de sa fondation, dotée d’une cinquantaine de milliards et qui a déjà annoncé qu’elle injectait 250 millions dans la "guerre" contre le coronavirus. Et pas même seulement à cause de la prescience de Gates, qui avait alerté le monde dès 2015 sur la menace d’une pan­démie ressemblant comme deux gouttes d’eux à celle du Covid-19. Soudain promu "Nostradamus du virus", on le voit depuis deux mois sur tous les plateaux de télévision, informant l’Amérique sur les dernières avancées scientifiques et distillant ses conseils.

Non, il y a davantage dans sa célébrité et la stupéfiante haine dont il fait l’objet chez certains : Gates est tout simplement devenu l’anti-Trump parfait. C’est un rôle de circonstance, presque une erreur de casting : Gates a toujours gardé ses distances avec la politique, il a donné de l’argent (un peu) aux deux partis et fréquenté les présidents de tout bord. Même quand il a été poursuivi en justice par l’administration Clinton dans les années 1990 pour violation de la loi antitrust, il n’a jamais attaqué celle-ci sur le plan politique. Il juge certes que les milliardaires comme lui devraient être plus imposés, mais affiche souvent des opinions sur l’éducation ou la philanthropie, par exemple qui déplaisent à la gauche du parti démocrate. Et son parcours de self-made milliardaire séduit de nombreux électeurs républicains.

Seulement voilà, Bill Gates et son épouse Melinda ont trois défauts : ils croient à la science, prêchent sans complexe les vertus du multilatéralisme et sont des mondialistes convaincus. Trois qualités, ou défauts, qui ne pouvaient que les mettre en travers du locataire de la Maison-Blanche. Tout avait mal commencé, en 2018, quand une vidéo interne à la fondation avait fuité, dans laquelle Bill Gates faisait rire son public en racontant une conversation avec Donald Trump : "Il voulait savoir s’il y avait une différence entre le HIV [virus du sida] et le HPV [virus du papillome humain], du coup j’ai pu lui expliquer que l’on confondait rarement les deux." Trump n’a certainement pas oublié cette humiliation. Mais c’est avec le coronavirus que le divorce est devenu flagrant. Gates est accro à la rigueur scientifique, il est plongé depuis près de vingt ans dans les détails des maladies infectieuses. L’amateurisme de Trump, sur l’hydroxychloroquine et tant d’autres sujets, l’a donc tout naturellement hérissé.

Deuxième donateur de l’OMS

Les choses se sont aggravées avec le deuxième sujet, le multilatéralisme, quand Trump a annoncé qu’il coupait les vivres à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont la fondation Gates est le deuxième contributeur après les Etats-Unis. Le fondateur de Microsoft a alors décoché un tweet indigné : "C’est aussi dangereux que cela en a l’air."  Plus tard, pour expliquer que l’OMS a des torts mais que la réaction de Trump est absurde, il aura cette analogie : "Il y a un gros incendie. Les pompiers arrivent avec 20 minutes de retard. C’est comme si on disait : virons tous les pompiers !" Les Gates énervent encore plus Trump quand ils soutiennent activement l’Europe, en l’occurrence Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, qui vient de lancer une collecte de fonds mondiale pour la recherche contre le virus. Melinda Gates : "Ce sont les leaders européens, très honnêtement, qui comprennent que nous avons besoin d’une coopération internationale."

Entre le camp des pro-science les Gates, alliés à des gens comme Anthony Fauci, le directeur de l’Institut national des maladies infectieuses des Etats-Unis et celui des pro-Trump, qui dénoncent les "experts entre guillemets", la guerre n’est plus larvée.

mercredi 21 août 2019

Donald Trump veut rendre possible le licenciement des personnes transgenres


Tech Media News ©
Donald Trump, via le département de la justice, a demandé à la Cour suprême des États-Unis de légaliser le licenciement de personnes au motif qu'elles sont transgenres. Une discrimination de plus à l'encontre d'une communauté qui vit des heures difficiles aux États-Unis. 


Donald Trump n'en finit plus de créer des polémiques. Après avoir obtenu l'interdiction du recrutement de personnes transgenres dans l'armée, le président des États-Unis veut désormais légaliser le licenciement des personnes transgenres, au seul motif qu'elles sont... transgenres. 


Licenciés parce qu'ils sont transgenres 


C'est une nouvelle discrimination à l'encontre des personnes trans. Le Département de la Justice américaine, sous l'impulsion du président, a demandé à la Cour suprême américaine d'autoriser les licenciements de personnes au motif qu'elles sont transgenres, rapportent plusieurs médias américains comme le HuffPost ou BuzzFeed News.  


Les discriminations en raison du "sexe biologique" interdites
  
Pour l'heure, les personnes trans sont protégées par la loi américaine, grâce à l'article VII du Civil Rights Act, en vigueur depuis 1964, qui interdit toute discrimination à l'encontre des employés américains en raison de leur "sexe biologique". 


Un flou juridique concernant les transgenres 


Dans un texte cité par le HuffPost, le Département de la Justice fait valoir le fait que l'article VII ne "prohibe pas les discriminations contre les personnes transgenres en raison de leur statut de personne transgenre"Ce qui constitue un flou juridique entre discrimination pour un statut ou pour un sexe. La haute instance judiciaire doit donc se prononcer sur ce point pour clarifier la situation. Pour rappel, en janvier 2019, la Cour suprême avait autorisée l'administration Trump à bloquer le recrutement de soldats transgenres au sein de l'armée américaine en attendant que la justice se prononce en appel sur cette question. 


Un nouveau règlement au Pentagone en vigueur depuis avril dernier précise désormais que les personnes transgenres ne peuvent s'engager dans l'armée que si elles acceptent de ne pas changer de sexe biologique. On risque donc d'obtenir le même résultat pour les licenciements de personnes transgenres. Une discrimination de plus dans un pays où les minorités ont plus que jamais du mal à protéger leurs droits. 



mardi 12 février 2019

La directrice du FMI, prévient d’un risque grave de tempête mondiale mais personne ne semble l’entendre


Tech Media News
Christine Lagarde a une fois de plus mis en garde le monde occidental des risques de tempête économique et financière qui s’amoncellent sur la planète. Sous-entendu : "il va être urgent de réagir !".
Lancer de telles alertes d’un air grave et dans un anglais parfait doit constituer l’essentiel de son job.
Christine Lagarde intervenait hier devant le World Gouvernements Summit, c’est un sommet annuel sur la gouvernance mondiale où se réunissent à Dubaï des décideurs politiques et économiques du monde entier.
En gros, étaient là une bonne partie de ceux qui participent au World Economic Forum de Davos en Suisse. C’était fin janvier et Christine Lagarde était déjà intervenue pour prévenir des risques que courrait l’économie mondiale, en mettant l‘accent sur les disfonctionnements structurels liés au creusement des inégalités et du protectionnisme.
Dans quelques jours, la directrice du FMI sera à Washington, siège de l’organisation pour y signer une pile de parafeurs, et repartira sans doute en Asie ou ailleurs pour faire part de ses inquiétudes à d’autres. C’est son job, et de l’avis de tous ceux qui fréquentent l’institution internationale, elle le fait plutôt bien. Cela dit, on ne peut pas s’empêcher de s’interroger sur l’utilité de cette institution que Christine Lagarde incarne sans doute beaucoup mieux que son prédécesseur. Du moins, elle soulève moins de commendataires sarcastiques.
Ne soyons pas trop sévère, ces mises en garde ne sont pas inutiles. Compte tenu de l'armada d’économistes qui analysent la situation mondiale et son évolution, les diagnostics que Christine Lagarde porte sont plutôt crédibles. Et si ces prévisions ne se réalisent pas toujours, c’est que son travail a été écouté par les gouvernements ou les marchés. Ce qui sort du FMI a donc indéniablement un rôle dissuasif ou correctif.
Pour la deuxième fois en très peu de temps, Christine Lagarde est revenue sur les sujets qui fâchent et qui sont de nature à déséquilibrer la situation économique mondiale. Elle retient quatre séries de facteurs inquiétants et pour ceux qui savent décrypter la langue du FMI, cet éclairage n’arrive pas par hasard.
Le premier sujet d’inquiétude est alimenté par les tensions commerciales notamment entre la Chine et les Etats-Unis. Cette mise en garde est publiée à la veille de la rencontre entre les dirigeants américains et chinois pour essayer de prolonger ou d’alléger le dispositif de limitation ou de rééquilibrage des échanges commerciaux. La mise en garde s’adresse aussi bien aux dirigeants chinois qu’aux dirigeants américains, même si le FMI ne peut pas s’opposer au projet US de résorber une partie de son déficit commercial avec les pays émergents. Ce qui perturbe le FMI, c’est que la tentation protectionniste des grands pays occidentaux pour s’affranchir de la dépendance dans laquelle ils se retrouvent avec les émergents va à l'encontre des projets et des objectifs du FMI, qui a toujours été de favoriser le commerce mondial. Pour le FMI, le commerce mondial est non seulement un facteur de progrès mais aussi un facteur de paix. Or, pour le FMI, les tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont déjà commencé à affecter l‘économie mondiale.
Le deuxième sujet d’inquiétude tient au ralentissement de la croissance chinoise. C’est ce ralentissement qui tire à la baisse le prix du pétrole et des matières premières. C’est ce ralentissement qui freine l'ensemble de l’économie mondiale. Or le monde a besoin d’une croissance forte pour diffuser le progrès à des populations qui se retrouvent à l’écart du développement. Le monde développé a besoin lui aussi de la croissance des émergents pour tirer sa propre croissance.
Le troisième sujet sur lequel Christine Lagarde veut interpeller les gouvernances occidentales porte sur le resserrement des taux d‘emprunt qui intervient au moment où les gouvernements, les entreprises et les ménages ont accumulé des dettes extrêmement lourdes.
Enfin, Christine Lagarde est venue prévenir, là encore une fois de plus, des incertitudes liées au Brexit. Elle ne juge pas cette décision politique, elle souligne le manque de préparation pour assurer la transition et rappelle ce qu’est le dogme du FMI, favoriser le commerce mondial.
Les remarques de la directrice générale du FMI sont intéressantes mais, outre l’aspect pédagogique qui n’est pas fondamentalement nouveau, elle nous oblige à nous interroger sur le rôle du FMI. Sans aucun autre pouvoir que celui du verbe, de telles remontrances ont un impact assez réduit.
Le FMI a été créé en 1945. C’est une institution internationale qui regroupe 189 pays, et dont le but est de "promouvoir la coopération monétaire internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité économique et faire reculer la pauvreté".
Concrètement, le FMI a donc pour fonction d'assurer la stabilité monétaire et financière et de gérer les crises provoquées par un déficit devenu insupportable. Quand un pays fait défaut, le FMI lui fournit des crédits pour financer une situation qui met en péril l'organisation gouvernementale du pays, la stabilité de son système financier (banques, marchés financiers) ou les flux d'échanges avec le reste du monde. Le FMI prête de l’argent le temps que la confiance revienne. Alors il met des conditions de réformes structurelles propres à redresser la situation. Après 1976 et la disparition d’un système de change fixe, le FMI a perdu l'essentiel de sa raison d'être et se consacrera aux problèmes d'endettement des pays en développement.
Sauf que la mondialisation à la fin du siècle dernier a ouvert ces pays aux fonds d’investissements internationaux. Par ailleurs, le FMI a vu ses ressources baisser.
Depuis, le FMI  exerce un rôle de superviseur de la politique économique des pays qui sont membres de l’OMC, mais comme le FMI a peu de moyens coercitifs, son influence a beaucoup baissé.
Actuellement, le FMI n’a aucun pouvoir pour s’immiscer dans la politique américaine qui diffuse la musique protectionniste dans le monde. Le FMI doit d’ailleurs être très prudent dans ses analyses et sa communication publique parce que les Etats–Unis sont les premiers contributeurs financiers au FMI et le moins que l’on puisse dire, c’est que 
Donald Trump n’aurait aucun mal à couper les vivres de l’institution.
A priori, Christine Lagarde n’a pas reçu de tweets menaçants ou ironiques du président des Etats-Unis, c’est quand même la preuve de sa très grande habileté.

mardi 29 janvier 2019

Ce milliardaire qui veut défier Donald Trump en 2020


Tech Media News

Patron de Starbucks durant 36 ans, Howard Schultz a transformé cette petite chaîne de 11 cafés au départ en géant mondial de la restauration. Aujourd'hui ce patron à la fibre sociale s'attaque à la Maison Blanche.

Howard Schultz, qui pense défier Donald Trump en 2020, a transformé Starbucks en multinationale engagée n'hésitant pas à prendre position sur des problématiques sociétales sensibles telles que les inégalités raciales et le mariage homosexuel.

"J'aime notre pays, et j'envisage sérieusement de me présenter à la présidentielle en tant que centriste indépendant", écrit sur son compte Twitter ce fils de routier qui a grandi dans un quartier défavorisé de New York avant de conquérir les milieux d'affaires.

Howard Schultz veut mettre ses origines sociales modestes et son activisme social au coeur de sa probable campagne et publie à ce propos un livre autobiographique, "From the Ground Up" (Partir de rien). Une façon pour ce milliardaire dont fortune est estimée à 3,4 milliards de dollars par Forbes soit 300 millions de dollars de plus que l'actuel président américain dont l'empire immobilier a été bâti à partir d'un prêt conséquent accordé par son père.
Aussi à l'aise dans les cercles financiers en costume-cravate ou dans un café Starbucks en jean-chemise, Howard Schultz s'est toujours dit persuadé que Starbucks fort de ses 28.000 cafés et 75 millions de clients par jour devait montrer l'exemple à un moment où les frères Koch et les lobbies ont une influence importante sur les élections aux Etats-Unis.
Des campagnes pour la diversité et en direction des réfugiés
Howard Schultz a été un des premiers patrons à accorder la couverture santé et des stock-options à tous ses employés, même ceux travaillant à mi-temps, un sésame précieux aux Etats-Unis où les coûts de santé sont faramineux. 
Sous sa férule, Starbucks a aussi mis en place un programme d'aide financière pour encourager les salariés à obtenir un diplôme d'enseignement supérieur, recruté des anciens combattants et 10.000 réfugiés après l'annonce du décret anti-immigration de Donald Trump.
"Vous ne pouvez pas attirer et retenir les gens si votre seul but est de gagner de l'argent, parce que les gens, et plus particulièrement les jeunes, veulent avoir un sentiment d'appartenance à une organisation", expliquait-il au magazine FastCompany en 2015.
En plein débat national sur les violences policières contre les Noirs en 2015, Starbucks lance "Race Together", une campagne incitant ses serveurs et serveuses à discuter de la question raciale avec les clients. C'est le tollé! Mais Howard Schultz ne plie pas comme en mars 2013 lorsqu'un actionnaire fustige en assemblée générale l'engagement de Starbucks pour le mariage homosexuel.
Seule ombre à cette image d'activiste social, Starbucks est membre du lobby de la restauration National Restaurant Association, opposé à l'augmentation du salaire horaire minimum à 15 dollars, et l'entreprise a torpillé différentes initiatives d'employés pour se syndiquer. 
De 11 à 28.000 cafés sous sa présidence 
Howard Schultz a quitté Starbucks en juin dernier, après l'avoir fait passer d'un groupe exploitant 11 établissements lors de son arrivée en 1982 à plus de 28.000 cafés dans près de 77 pays à travers le monde.
Ce sportif à la mise parfaite il a été propriétaire de l'équipe de basketball des SuperSonics aujourd'hui disparue a laissé un groupe ayant réalisé lors de l'exercice comptable 2017 un chiffre d'affaires de 22,4 milliards de dollars pour un bénéfice net de 2,88 milliards. Certains émettent toutefois des réserves sur sa candidature.
"Vendre des cafés, même ceux ayant une belle histoire, ne prépare pas à l'élection présidentielle, peu importe combien vous en vendez", critique ainsi Helaine Olen, chroniqueuse au Washington Post. Et Howard Schultz partage les positions démocrates sur l'immigration, ce qui fait dire à certains que sa candidature indépendante serait une bonne chose pour Donald Trump en 2020 en volant des voix au futur candidat démocrate.
Mais il reste conservateur sur de nombreux autres sujets comme la couverture maladie universelle pour tous, défendue par l'aile gauche des démocrates, qu'il juge pas réaliste. Il critique également le virage à gauche du parti. "J'espère seulement que Starbucks va continuer à me payer le loyer des locaux qu'ils louent à la Trump Tower", a réagi Donald Trump, jugeant que M. Schultz n'avait pas le cran nécessaire pour être président.


jeudi 28 décembre 2017

Donald Trump signe un projet de loi annulant le mariage gay

Tech Media News
Les médias complètement silencieux. Lors d’une session imprévue et discrètement annoncée à la Maison Blanche vendredi, le président Trump a signé un projet de loi annulant les lois sur le mariage gay, et abrogeant le droit pour les homosexuels de se marier.

Le projet de loi a été signé seulement 20 minutes après que le plan fiscal de Trump ait été officialisé.
"En tant que chrétien, et en tant que quelqu’un qui veut que l’Amérique soit à nouveau géniale autant que possible je ne peux pas, en toute bonne conscience, permettre aux homosexuels de se marier dans ce pays", a déclaré le président Trump.
"Ils devront se contenter d’être des petits-amis ou des copines. C’est vraiment tout ce dont ils ont besoin, de toute façon".

La décision d’inverser la loi, qui a bien sûr été créée sous Barack Obama, n’est pas une surprise pour les partisans de Trump, même les homosexuels.
"Je ne sais pas pourquoi j’ai même marqué son nom sur ma feuille. J’aurais pu choisir Jill Stein, tu sais? Trump porte juste les costumes les plus fabuleux". A déclaré Marcus Crumb, un gay de New York.

mercredi 13 décembre 2017

Ces pays pétroliers africains qui vont pâtir de la décision de la Banque mondiale

Tech Media News
Coup de semonce dans le monde des énergies fossiles. Depuis Paris où se tient le One Planet Summit, la Banque mondiale (BM) a annoncé qu’à partir de 2019, elle ne financera plus l’exploration et l’exploitation de projets d’hydrocarbures pour se conformer à l’accord de Paris paraphé lors de la COP21. Une décision qui pourrait impacter beaucoup de pays africains.

1,6 milliard de dollars ! C'est l'enveloppe de la Banque mondiale consacrée à l'industrie du pétrole et du gaz en 2016. Mais ce chèque qui représente moins de 5 % de la totalité des financements accordés dans ce domaine en 2016, pourrait fondre comme neige au soleil.

Sueurs froides chez les producteurs et futurs émirats pétroliers d'Afrique

En marge du One Planet Summit, co-organisé par le Groupe de la Banque mondiale, l'ONU et la France, l'institution présidée par Jim Yong Kim fixe à 2019, la fin de ses financements accordés à l'exploration et à l'exploitation du gaz et du pétrole.
Une décision justifiée par la volonté de la Banque mondiale de s'aligner sur les objectifs de l'Accord de Paris, signé lors de la COP21 et par lequel, la plupart des pays, exception faite des Etats-Unis de Donald Trump qui s'en sont retirés, s'engagent à lutter contre le réchauffement climatique. L'institution de Bretton Woods, basé à Washington, devient ainsi, la première organisation internationale à prendre une telle mesure.
Cette dernière risque pourtant d'impacter plusieurs pays notamment africains qui voyaient un avenir économique prometteur écrit à l'encre de l'or noir. La désillusion sera grande pour les producteurs de pétrole africains notamment des pays du Golfe de Guinée comme le Nigéria, l'Angola, le Gabon, le Congo, la Guinée Equatoriale ou encore le Ghana, d'Afrique du nord dont l'Algérie, l'Egypte, la Libye dont les économies, durablement impactées par la chute des cours, ont dû s'atteler à la diversification de leurs économies, non sans s'attendre à une reprise pour doper leur croissance moribonde.
En revanche, dans un autre camp, l'annonce de la Banque mondiale a dû provoquer des sueurs froides. Il s'agit des pays qui se découvrent des richesses en or noir dans leur sous-sol ou en offshore et se rêvaient déjà en émirats pétroliers en terre africaine. Dans le lot, le Ghana, le Niger, le Tchad, la Mauritanie, le Sénégal et même la Tunisie où les potentialités en cours d'exploitation ou de recensement, présageaient des leviers pour booster l'économie.

Une obligation de voir un avenir diversifié et en vert pour l'Afrique

Dans une moindre mesure, la "fin du pétrole" dont l'acte de l'arrêt du financement a été prématurément rédigé par la Banque mondiale devrait impacter les Etats-Unis, la Chine et l'Union Européenne, principaux consommateurs du pétrole africain qui constituent une source d'approvisionnement complémentaires à leurs besoins en or noir.
L' espoir est cependant permis. Dans l'annonce de sa décision tonitruante, la BM a laissé une exception qui fait figure de brèche pour les Africains qui souhaitent profiter de financement pour développer leur industrie du pétrole. Certaines "circonstances exceptionnelles" peuvent permettre aux "pays les plus pauvres où il y a un déficit clair en terme d'accès à l'énergie" de bénéficier de prêts de la BM pour l'exploration et  l'exploitation des hydrocarbures. La seule condition dans cette exception pour ces pays est que ces financements ne soient pas contraires à leurs engagements dans l'accord de Paris qu'ils ont signé en 2015, ce qui réduit considérablement la liste des pays qui peuvent en bénéficier. 

mardi 8 août 2017

Mark Zuckerberg futur président des Etats-Unis ?

Tech Media News

Mark Zuckerberg se verrait-il succéder à Donald Trump ? Depuis quelques mois, la rumeur enfle quant aux intentions du fondateur de Facebook pour la prochaine présidentielle américaine. Ce que semble confirmer le recrutement, il y a quelques jours, d’un ancien conseiller du clan Clinton.

Si ce n’est pas une campagne électorale, cela y ressemble fortement. Depuis janvier, Mark Zuckerberg a entrepris de visiter "tous les états" américains qu’il ne connaît pas, afin "d’apprendre sur les espoirs et les défis des gens", à en croire sa page Facebook. A l’époque, la presse s’interrogeait déjà sur ce cachait une telle initiative. Et à raison. Car un récent élément vient conforter l’hypothèse que le fondateur de Facebook convoiterait bel et bien la Maison Blanche.

Un sondeur aguerri aux campagnes

En effet, selon le très pointu site Politico, le milliardaire de 33 ans et son épouse viennent de recruter Joel Benenson au sein de leur fondation : la Chan Zuckerberg Initiative en tant que consultant. Du moins officiellement.
Car le fort de ce "grand manitou des sondages" est moins la philanthropie que la politique. Le magazine GG parle même de lui comme "le seul sondeur démocrate de l’histoire à avoir joué un rôle clé dans trois campagnes présidentielles victorieuses, faisant de lui l’homme de la situation pour quiconque voudrait prendre la température politique".

Zuckerberg dément

Les doutes sur les véritables ambitions d’un des hommes les plus puissants du monde (le 10ème en 2016 selon Forbes derrière Poutine, Trump, le Pape François ou Bill Gates) sont donc plus que permis. En mai dernier, alors que le trentenaire se trouvait dans l’Iowa, le premier état à organiser des primaires, la confusion des genres entre oeuvre de bienfaisance et campagne électorale était telle que le "Zuk" a dû démentir de briguer la présidence des Etats-Unis sur son propre réseau social.
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Zuckerberg 2020 ?

Le recrutement de Joel Benenson n’est pas le seul signal émis qui laisse à penser que Mark Zuckerberg se verrait pourtant bien succéder à Donald Trump. Avant lui, deux anciens directeurs de campagne présidentielles victorieuses : David Plouffe (Barack Obama, 2008) et Ken Mehlal (George W Bush, 2004) l’ont rejoint depuis janvier.
D’autres professionnels de la politique viennent également grossir les rangs : la conseillère en communication Amy Dudley, et l’ancien photographe de la Maison Blanche Charles Ommanney, qui a contribué à construire l’image du président Obama.
Autre élément, le très influent network CNN a publié en mai la liste de 22 personnalités démocrates susceptibles de pouvoir affronter le candidat Républicain, très probablement Donald Trump, en novembre 2020.
Parmi elles, l’ancien Vice-président d’Obama : Joe Biden, l’ancien candidat à la primaire Bernie Sanders, mais aussi Mark Zuckerberg. Même si CNN ne voit pas le créateur de Facebook concourir dans la course à la présidence dès 2020, la chaîne d’information reconnaît que "son ubiquité et son immense fortune personnelle ferait de lui un candidat intrigant".