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mercredi 13 décembre 2017

Ces pays pétroliers africains qui vont pâtir de la décision de la Banque mondiale

Tech Media News
Coup de semonce dans le monde des énergies fossiles. Depuis Paris où se tient le One Planet Summit, la Banque mondiale (BM) a annoncé qu’à partir de 2019, elle ne financera plus l’exploration et l’exploitation de projets d’hydrocarbures pour se conformer à l’accord de Paris paraphé lors de la COP21. Une décision qui pourrait impacter beaucoup de pays africains.

1,6 milliard de dollars ! C'est l'enveloppe de la Banque mondiale consacrée à l'industrie du pétrole et du gaz en 2016. Mais ce chèque qui représente moins de 5 % de la totalité des financements accordés dans ce domaine en 2016, pourrait fondre comme neige au soleil.

Sueurs froides chez les producteurs et futurs émirats pétroliers d'Afrique

En marge du One Planet Summit, co-organisé par le Groupe de la Banque mondiale, l'ONU et la France, l'institution présidée par Jim Yong Kim fixe à 2019, la fin de ses financements accordés à l'exploration et à l'exploitation du gaz et du pétrole.
Une décision justifiée par la volonté de la Banque mondiale de s'aligner sur les objectifs de l'Accord de Paris, signé lors de la COP21 et par lequel, la plupart des pays, exception faite des Etats-Unis de Donald Trump qui s'en sont retirés, s'engagent à lutter contre le réchauffement climatique. L'institution de Bretton Woods, basé à Washington, devient ainsi, la première organisation internationale à prendre une telle mesure.
Cette dernière risque pourtant d'impacter plusieurs pays notamment africains qui voyaient un avenir économique prometteur écrit à l'encre de l'or noir. La désillusion sera grande pour les producteurs de pétrole africains notamment des pays du Golfe de Guinée comme le Nigéria, l'Angola, le Gabon, le Congo, la Guinée Equatoriale ou encore le Ghana, d'Afrique du nord dont l'Algérie, l'Egypte, la Libye dont les économies, durablement impactées par la chute des cours, ont dû s'atteler à la diversification de leurs économies, non sans s'attendre à une reprise pour doper leur croissance moribonde.
En revanche, dans un autre camp, l'annonce de la Banque mondiale a dû provoquer des sueurs froides. Il s'agit des pays qui se découvrent des richesses en or noir dans leur sous-sol ou en offshore et se rêvaient déjà en émirats pétroliers en terre africaine. Dans le lot, le Ghana, le Niger, le Tchad, la Mauritanie, le Sénégal et même la Tunisie où les potentialités en cours d'exploitation ou de recensement, présageaient des leviers pour booster l'économie.

Une obligation de voir un avenir diversifié et en vert pour l'Afrique

Dans une moindre mesure, la "fin du pétrole" dont l'acte de l'arrêt du financement a été prématurément rédigé par la Banque mondiale devrait impacter les Etats-Unis, la Chine et l'Union Européenne, principaux consommateurs du pétrole africain qui constituent une source d'approvisionnement complémentaires à leurs besoins en or noir.
L' espoir est cependant permis. Dans l'annonce de sa décision tonitruante, la BM a laissé une exception qui fait figure de brèche pour les Africains qui souhaitent profiter de financement pour développer leur industrie du pétrole. Certaines "circonstances exceptionnelles" peuvent permettre aux "pays les plus pauvres où il y a un déficit clair en terme d'accès à l'énergie" de bénéficier de prêts de la BM pour l'exploration et  l'exploitation des hydrocarbures. La seule condition dans cette exception pour ces pays est que ces financements ne soient pas contraires à leurs engagements dans l'accord de Paris qu'ils ont signé en 2015, ce qui réduit considérablement la liste des pays qui peuvent en bénéficier. 

mardi 12 décembre 2017

Le seul Africain dans le top 50 des personnes les plus influentes au monde en 2017

Tech Media News

Comme chaque année, l’agence Bloomberg établit une liste des 50 icônes les plus influentes au monde selon leur engagement ainsi que leur capacité à innover pour le bien de l’humanité. Un seul Africain figure sur la liste de ce classement. Mais qui est-ce ?


Tech Media News
Vous l'avez certainement déjà deviné. Il s'agit incontestablement du milliardaire nigérian Aliko Dangote, l'homme qui valait, selon le magazine Forbes en février, 12,5 milliards de dollars. Mais ce n'est pas uniquement à cause de sa grosse fortune que le milliardaire est le seul africain à figurer dans le top 50 de l'agence Bloomberg. Car le classement n'honore pas que les plus riches de la planète. Il faut certes bien réussir sa vie mais également contribuer pour le bien de l'humanité. Dès lors, l'homme qui a pris l'engagement d'augmenter la capacité de production alimentaire de son pays, le Nigeria, entre autres "bonnes actions", semble remplir ce critère.
"Ce qui différencie le Bloomberg 50 des autres listes, c'est que chaque personne choisie a démontré des changements mesurables au cours de la dernière année",a déclaré Megan Murphy, Rédactrice de Bloomberg Businessweek.

Un sixième sens pour les affaires?

Surnommé "le milliardaire tranquille" pour son mode de vie relativement simple, Dangote, qui a fait fortune dans l'industrie du ciment, se tourne vers d'autres secteurs d'avenir : la production laitière et sucrière, notamment. Il a dépensé 800 millions de dollars pour acheter 50 000 bovins dans l'espoir de produire 500 millions de litres de lait par an d'ici 2019. Le roi du ciment est également en train de terminer une raffinerie de 650 000 barils par jour près de Lagos, l'une des plus grandes au monde.
N'a-t-il pas créé en août dernier la première banque africaine entièrement digitale pour permettre aux personnes vivant dans les zones rurales de pouvoir recevoir leurs salaires et transférer de l'argent plus rapidement ? C'est que l'entrepreneur a un grand appétit et semble posséder un sixième sens pour les affaires. Il ne cesse de multiplier les projets pour diversifier davantage son empire qui s'étend déjà du ciment au pétrole, en passant par les pâtes alimentaires, la farine et les télécoms. Et pour le magnat, chaque jour est un nouveau défi. En effet, le Tycoon nigérian qui fait déjà des affaires dans plus de dix pays africains, veut se lancer dans d'autres marchés, notamment, les marchés européen et américain. 


Le continent africain semble très petit pour Aliko Dangote qui veut investir entre 20 et 50 milliards de dollars aux Etats-Unis et en Europe, d'ici 2025, essentiellement dans les secteurs des énergies renouvelables et de la pétrochimie. Mais son plus grand rêve reste et demeure l'achat du club de football anglais, Arsenal, par ailleurs son équipe de football préférée.