L’acteur américain
Chadwick Boseman, tête d’affiche du long-métrage Black Panther (2018)
des studios Marvel qui mettait en scène pour la première fois un superhéros
noir, est mort d’un cancer du côlon à l’âge de 43 ans, a annoncé vendredi
28 août sa famille.
Il s’est
éteint à son domicile de Los Angeles, avec sa femme et ses proches à ses côtés,
après avoir lutté pendant quatre ans contre la maladie, précise un communiqué
publié sur son compte Twitter par
sa famille.
« Incarner
le roi T’Challa dans Black Panther avait été le
grand honneur de sa carrière », selon un communiqué publié sur les comptes de
Boseman sur les réseaux sociaux. Il avait également joué dans Da 5 Bloods, de Spike Lee, et Marshall, de Reginald Hudlin.
Diagnostiqué d’un
cancer du côlon en 2016, Chadwick Boseman n’avait jamais publiquement
parlé de son état et avait continué à tourner sur les plateaux des grands films
hollywoodiens tout en subissant « d’innombrables opérations et chimiothérapies », a encore précisé sa famille. « C’était
un vrai combattant. Chadwick a persévéré à travers tout cela », ont
ajouté ses proches dans le communiqué.
T’Challa, le rôle le plus important de sa carrière
Né en Caroline
du Sud, fils d’une infirmière et d’un petit entrepreneur, Chadwick Boseman
avait aussi des origines en Sierra Leone. Avec Black Panther, sorti
en 2018, Boseman était devenu le premier superhéros noir à qui un film de
la franchise Marvel était entièrement consacré.
Réalisé par
Ryan Coogler, Black Panther avait rassemblé, outre Boseman, un
casting d’acteurs noirs parmi les plus prisés de Hollywood (l’oscarisée Lupita
Nyong’o, Angela Bassett, Forest Whitaker, Daniel Kaluuya) et bénéficié d’un budget
de production et de promotion faramineux.
Adaptation des
aventures du premier superhéros noir créé par le studio Marvel Comics
en 1966, le film raconte le combat mené par le roi T’Challa pour défendre
sa nation de Wakanda, la plus avancée de l’univers Marvel. Nommé pour l’Oscar
du meilleur film – une première pour une adaptation de bande dessinée – et
encensé par la critique, Black Panther avait généré plus de
1 milliard de dollars de recettes au box-office.
Ce film avait
été célébré aux Etats-Unis comme un moment culturel important pour avoir
renversé les stéréotypes en dépeignant un pays africain prospère accueillant
des réfugiés et étendant sa technologie aux nations plus pauvres. Boseman avait
résisté à ceux qui voulaient le convaincre d’abandonner pour ce film l’accent
africain qu’il comptait utiliser. « Ils me disaient que les
spectateurs n’accepteraient pas un film dont le héros principal parlait avec
cet accent », avait-il expliqué à l’époque.
Avant ce rôle,
le plus important de sa carrière, Chadwick Boseman avait incarné la légende du
base-ball Jackie Robinson dans 42, de Brian Helgeland,
en 2013, le plus gros succès de l’histoire de Hollywood pour un film de
base-ball. Il avait été loué aussi pour son interprétation du chanteur James
Brown dans Get on Up, de Tate Taylor, en 2014. Il devait,
en outre, reprendre le rôle de T’Challa dans un deuxième opus de Black
Panther prévu pour 2022.
Sa mémoire saluée par Joe Biden
La nouvelle de
sa mort a suscité des réactions émues au-delà de Hollywood. Le candidat
démocrate à l’élection présidentielle américaine, Joe Biden, a aussitôt salué
la mémoire de l’acteur. « Le vrai pouvoir de @chadwickboseman
était supérieur à tout ce que nous avons vu à l’écran, a-t-il tweeté.
De Black Panther à Jackie Robinson, il a
inspiré plusieurs générations et leur a montré qu’on pouvait être tout ce que
l’on désire – même des superhéros.
Sa colistière, la
candidate à la vice-présidence Kamala Harris, a dit avoir « le cœur brisé » par le décès de la star, qui avait étudié comme
elle à l’université Howard à Washington. « Il était brillant, bon,
cultivé et humble, a-t-elle twitté. Il nous a quittés trop
tôt, mais sa vie a changé des choses. » Le dernier message posté
par Boseman sur Twitter était justement, le 12 août, pour féliciter Mme Harris
de sa nomination.
Mark Ruffalo,
co-star de Chadwick Boseman dans Avengers, a réagi sur
Twitter : « Frère, tu étais l’un des plus grands de tous les
temps et ta grandeur ne faisait que commencer. (…) Repose en
paix, Roi. »
« Chadwick
était spécial. Quelqu’un de vraiment original, a salué de son côté Chris
Evans, qui jouait Captain America dans la série de Marvel. Il était un artiste profondément engagé et constamment
curieux. Il avait encore tant de travail formidable à donner. »
La principale
organisation américaine de défense des droits civiques, la NAACP, a félicité
Boseman pour « avoir montré comment vaincre l’adversité avec
grâce » et « marcher comme un roi, sans perdre le
contact commun ».
Jusqu’à présent, le milliardaire pro-science et philanthrope américain avait préféré garder ses distances avec la politique. Mais l’amateurisme du président des Etats-Unis face à la pandémie ne lui a pas laissé le choix.
L’Antéchrist a été annoncé par la Bible : "Un homme qui prétend être Dieu, qui tentera de mettre le monde sous la coupe d’un gouvernement unique, avec un système financier unique et une religion unique." Comme chacun sait ou devrait le savoir, il est apparu sur terre et s’appelle… Bill Gates. Qui parle ainsi ? Adam Fannin, un pasteur de Floride dont la vidéo sur YouTube a déjà été vue par 2 millions de personnes. Bienvenue à Billgatesland ! Un parc d’attractions parano où les délires à propos du deuxième homme le plus riche du monde derrière Jeff Bezos rivalisent d’imagination. A côté de l’Antéchrist, il y a aussi les élucubrations selon lesquelles le fondateur de Microsoft cherche à développer des vaccins pour "dépeupler" ou "stériliser" le monde, celles voyant dans sa promotion des antiviraux un moyen de coloniser l’Afrique, ou celles l’accusant de faire la publicité de mystérieux "tatouages numériques" pour identifier les porteurs du Covid-19 et refiler les informations aux Nations unies. Sans oublier le masque chirurgical bleu, qui serait le signal secret d’une affiliation à la Bill & Melinda Gates Foundation…
Nostradamus du virus
Vaut-il mieux en rire ? Cela semble être le choix de Gates. "J’ai même reçu un message de sympathie de George Soros [le financier et milliardaire américain], donc cela doit devenir sérieux", a-t-il commenté. Pas faux. Tout le monde, désormais, le prend au sérieux. Pas seulement parce qu’il est richissime, lui qui possède encore plus de 100 millions d’actions Microsoft, pour une valeur de 16 milliards de dollars (sa fortune totale dépasse 100 milliards). Pas non plus simplement du fait de sa fondation, dotée d’une cinquantaine de milliards et qui a déjà annoncé qu’elle injectait 250 millions dans la "guerre" contre le coronavirus. Et pas même seulement à cause de la prescience de Gates, qui avait alerté le monde dès 2015 sur la menace d’une pandémie ressemblant comme deux gouttes d’eux à celle du Covid-19. Soudain promu "Nostradamus du virus", on le voit depuis deux mois sur tous les plateaux de télévision, informant l’Amérique sur les dernières avancées scientifiques et distillant ses conseils.
Non, il y a davantage dans sa célébrité et la stupéfiante haine dont il fait l’objet chez certains : Gates est tout simplement devenu l’anti-Trump parfait. C’est un rôle de circonstance, presque une erreur de casting : Gates a toujours gardé ses distances avec la politique, il a donné de l’argent (un peu) aux deux partis et fréquenté les présidents de tout bord. Même quand il a été poursuivi en justice par l’administration Clinton dans les années 1990 pour violation de la loi antitrust, il n’a jamais attaqué celle-ci sur le plan politique. Il juge certes que les milliardaires comme lui devraient être plus imposés, mais affiche souvent des opinions sur l’éducation ou la philanthropie, par exemple qui déplaisent à la gauche du parti démocrate. Et son parcours de self-made milliardaire séduit de nombreux électeurs républicains.
Seulement voilà, Bill Gates et son épouse Melinda ont trois défauts : ils croient à la science, prêchent sans complexe les vertus du multilatéralisme et sont des mondialistes convaincus. Trois qualités, ou défauts, qui ne pouvaient que les mettre en travers du locataire de la Maison-Blanche. Tout avait mal commencé, en 2018, quand une vidéo interne à la fondation avait fuité, dans laquelle Bill Gates faisait rire son public en racontant une conversation avec Donald Trump : "Il voulait savoir s’il y avait une différence entre le HIV [virus du sida] et le HPV [virus du papillome humain], du coup j’ai pu lui expliquer que l’on confondait rarement les deux." Trump n’a certainement pas oublié cette humiliation. Mais c’est avec le coronavirus que le divorce est devenu flagrant. Gates est accro à la rigueur scientifique, il est plongé depuis près de vingt ans dans les détails des maladies infectieuses. L’amateurisme de Trump, sur l’hydroxychloroquine et tant d’autres sujets, l’a donc tout naturellement hérissé.
Deuxième donateur de l’OMS
Les choses se sont aggravées avec le deuxième sujet, le multilatéralisme, quand Trump a annoncé qu’il coupait les vivres à l’Organisation mondiale de la santé (OMS), dont la fondation Gates est le deuxième contributeur après les Etats-Unis. Le fondateur de Microsoft a alors décoché un tweet indigné : "C’est aussi dangereux que cela en a l’air." Plus tard, pour expliquer que l’OMS a des torts mais que la réaction de Trump est absurde, il aura cette analogie : "Il y a un gros incendie. Les pompiers arrivent avec 20 minutes de retard. C’est comme si on disait : virons tous les pompiers !" Les Gates énervent encore plus Trump quand ils soutiennent activement l’Europe, en l’occurrence Ursula von der Leyen, la présidente de la Commission, qui vient de lancer une collecte de fonds mondiale pour la recherche contre le virus. Melinda Gates : "Ce sont les leaders européens, très honnêtement, qui comprennent que nous avons besoin d’une coopération internationale."
Entre le camp des pro-science les Gates, alliés à des gens comme Anthony Fauci, le directeur de l’Institut national des maladies infectieuses des Etats-Unis et celui des pro-Trump, qui dénoncent les "experts entre guillemets", la guerre n’est plus larvée.
Cette année, 234 femmes figurent sur la liste et un visage familier revient, celui de la femme la plus riche du monde.
Avec des marchés turbulents et des périodes encore plus tumultueuses, un peu plus de la moitié des 234 femmes figurant sur la nouvelle liste Forbes des milliardaires du monde ont une fortune globalement inférieure à celle de l’année dernière. Alice Walton, cependant, a inversé cette tendance. Héritière d’une partie de la fortune de Walmart, elle est la femme la plus riche du monde cette année, alors qu’elle était la deuxième plus riche l’an dernier. Sa fortune est estimée à 54,4 milliards de dollars, soit 10 milliards de plus qu’il y a un an. Elle échange sa place avec l’héritière de L’Oréal, Françoise Bettencourt Meyers, qui est la deuxième femme la plus riche sur le classement de 2020. Forbes a utilisé les cours des actions et les taux de change du 18 mars 2020 pour calculer la fortune nette.
Parmi les femmes en tête du classement, l’héritière de BMW, Susanne Klatten, a remporté l’un des plus gros succès en fortune nette au milieu de la chute du marché boursier provoquée par le coronavirus. Les actions de BMW ont chuté de plus d’un tiers depuis janvier, ce qui a contribué à faire chuter la fortune nette de Susanne Klatten à 16,8 milliards de dollars, soit 4 milliards de moins qu’il y a un an. Aux États-Unis, la fortune de la milliardaire de Las Vegas Elaine Wynn a diminué de 33% par rapport à l’année dernière, les actions de Wynn Resorts ayant chuté de façon spectaculaire au cours des derniers mois. Mais d’autres, comme Zhong Huijuan, présidente du fabricant chinois de médicaments Hansoh Pharmaceutical, ont une fortune beaucoup plus élevée qu’il y a un an. En juin 2019, Hansoh a levé un milliard de dollars lors de son introduction en bourse à Hong Kong et les actions ont augmenté de plus de 25% depuis lors. La valeur de la fortune de Zhong Huijuan est de 14,6 milliards de dollars.
Cette année, 234 femmes sont inscrites sur la liste, contre 244 l’année dernière. En tant que groupe, les fortunes de toutes les femmes sur la liste valent 927,4 milliards de dollars. Malgré la récente instabilité économique, elles sont collectivement 29,4 milliards de dollars plus riches que l’année dernière. Sept autres femmes partagent leur fortune cette année avec leur mari, leur enfant ou leur frère ou sœur, contre neuf l’année dernière.
Dix-neuf femmes sont nouvelles sur la liste. Parmi ces nouvelles, la plus riche est Julia Koch, qui a hérité de la fortune de son mari David Koch après la mort de celui-ci en août 2019. Une autre nouvelle venue remarquable : MacKenzie Bezos, qui a hérité de sa fortune après avoir finalisé son divorce avec l’homme le plus riche du monde, Jeff Bezos, l’été dernier.
Neerja Sethi, qui a cofondé avec son mari Bharat Desai la société de conseil et d’externalisation informatique Syntel, est également nouvelle sur la liste. Neerja Sethi est l’une des 67 femmes autodidactes qui ont réussi à se faire une place sur la liste de cette année, ce qui représente une légère baisse par rapport aux 68 femmes autodidactes l’année dernière. Elle est rejointe par Qian Ying, qui a cofondé avec son mari Qin Yinglin la société Muyuan Foods, inscrite sur la liste de Shenzhen. Les parts de Muyuan Foods, un éleveur et transformateur de porcs, ont presque triplé au cours de l’année dernière, portant sa valeur nette à 1,4 milliard de dollars.
Voici les 10 femmes les plus riches du monde ; leur fortune nette est en date du 18 mars 2020.
#1 : ALICE WALTON
Fortune nette : 54,4 milliards de dollars
Pays : États-Unis
Source de richesse : Walmart
La fille unique du fondateur de Walmart, Sam Walton, récupère cette année son titre de femme la plus riche du monde, après avoir perdu cette place face à l’héritière de L’Oréal, Françoise Bettencourt Meyers, en 2019. Malgré les récentes turbulences du marché, Alice Walton a vu sa fortune augmenter de 23% depuis l’année dernière. Alice Walton, qui n’a pas de rôle chez Walmart, aide à diriger un programme de la fondation de la famille Walton qui émettra 300 millions de dollars en obligations pour aider les écoles privées sous contrat à investir et à rénover leurs installations.
#2 : FRANÇOISE BETTENCOURT MEYERS & SA FAMILLE
Fortune nette : 48,9 milliards de dollars
Pays : France
Source de richesse : L’Oréal
La petite-fille du fondateur de L’Oréal, Eugène Schueller, est devenue l’héritière française de L’Oréal en 2017 après le décès de sa mère Liliane Bettencourt, alors la femme la plus riche du monde, à l’âge de 94 ans. La fortune de Françoise Bettencourt Meyers a diminué de 400 millions de dollars depuis la liste de l’année dernière, dans le contexte de la pandémie de coronavirus. Les actions du géant des cosmétiques ont en effet chuté de 12% au cours des deux premières semaines de mars. En mars, la société a annoncé que ses usines commenceraient à fabriquer du désinfectant pour les mains afin de répondre aux besoins des autorités sanitaires françaises et européennes.
#3 : JULIA KOCH & SA FAMILLE
Fortune nette : 38,2 milliards de dollars
Pays : États-Unis
Source de richesse : Koch Industries
Nouvelle sur la liste de cette année, Julia Koch a rejoint les rangs de milliardaires après qu’elle et ses trois enfants aient hérité de 42% des parts de Koch Industries de son mari, David, qui est décédé en août 2019 à l’âge de 79 ans. Originaire de l’Iowa, Julia Koch s’est installée à New York dans les années 1980 et a travaillé comme assistante du créateur de mode Adolfo.
MacKenzie Bezos fait ses débuts sur la liste après avoir finalisé son divorce avec le fondateur d’Amazon, Jeff Bezos, en juillet 2019 ; la romancière primée a reçu un quart des parts de son ex-mari dans le géant du commerce électronique. MacKenzie Bezos a signé le Giving Pledge, promettant de donner au moins la moitié de sa fortune, en mai 2019.
#5 : JACQUELINE MARS
Fortune nette : 24,7 milliards de dollars
Pays : États-Unis
Source de richesse : Bonbons, aliments pour animaux
Jacqueline Mars et son frère, John, ont chacun hérité d’un tiers de la société de bonbons de 35 milliards de dollars (ventes) connue pour les M&M’s et les barres Milky Way. Les quatre filles de son défunt frère Forrest Jr sont propriétaires du reste de Mars, qui possède également une importante entreprise d’aliments pour animaux de compagnie et de soins vétérinaires. Jacqueline Mars a travaillé pour l’entreprise pendant près de 20 ans et a siégé au conseil d’administration jusqu’en 2016.
#6 : YANG HUIYAN & SA FAMILLE
Fortune nette : 20,3 milliards de dollars
Pays : Chine
Source de richesse : Immobilier
La jeune femme de 38 ans possède 57% des parts et siège au conseil d’administration du promoteur immobilier Country Garden, coté en bourse à Hong Kong, que son père a fondé et qu’il préside. En réponse à la pandémie de coronavirus, l’entreprise a mis en place des stations de distribution de nourriture robotisées et automatisées à Wuhan (d’où le virus est originaire) pour nourrir le personnel médical chinois.
#7 : SUSANNE KLATTEN
Fortune nette : 16,8 milliards de dollars
Pays : Allemagne
Source de richesse : BMW, produits pharmaceutiques
Héritière du constructeur automobile BMW, Susanne Klatten a vu sa fortune nette chuter de 20% au cours de l’année écoulée. Les ventes de voitures ayant ralenti en raison de la pandémie, les actions de BMW ont chuté de 24% au cours de la première moitié du mois de mars. Susanne Klatten est également l’unique propriétaire et la vice-présidente d’Altana, une société pharmaceutique et de produits chimiques spécialisés.
Veuve de feu Steve Jobs, cofondateur d’Apple, Laurene Powell Jobs dirige Emerson Collective, une société à responsabilité limitée hybride de philanthropie et d’investissement qu’elle a fondée en 2016. Parlant de sa fortune, Laurene Powell Jobs a déclaré au New York Times en février : « Je ne suis pas intéressée par les bâtiments patrimoniaux hérités, et mes enfants le savent. Steve n’était pas intéressé par cela. Si je vis assez longtemps, ça s’arrête avec moi ». Sa fortune a diminué de 2,2 milliards de dollars par rapport à l’année dernière, en partie en raison d’une baisse du prix des actions de Disney, mais aussi parce que Forbes a eu une meilleure idée de son patrimoine total.
#9 : ZHONG HUIJUAN
Fortune nette : 14,6 milliards de dollars
Pays : Chine
Source de richesse : produits pharmaceutiques
Zhong Huijuan préside le fabricant chinois de médicaments Hansoh Pharmaceutical, qui produit des médicaments oncologiques, psychoactifs, antidiabétiques et autres. Les actions ont augmenté de 10% entre début janvier et mi-mars, période où le coronavirus était le plus répandu dans son pays d’origine. Zhong Huijuan est mariée à Sun Piaoyang, le président milliardaire de Jiangsu Hengrui Medicine.
#10 : GINA RINEHART
Fortune nette : 13,1 milliards de dollars
Pays : Australie
Source de richesse : exploitation minière
Gina Rinehart, la personne la plus riche d’Australie, a bâti sa fortune sur le minerai de fer. Fille du célèbre explorateur de minerai de fer Lang Hancock, elle préside le Hancock Prospecting Group, une société minière et agricole, depuis 1992. La fortune de Gina Rinehart a diminué de 2 milliards de dollars au cours de l’année dernière, la pandémie de coronavirus ayant fait chuter les valeurs dans l’industrie du minerai de fer.
Donald Trump, via le département de la justice, a demandé
à la Cour suprême des États-Unis de légaliser le licenciement de personnes au motif
qu'elles sont transgenres. Une discrimination de plus à l'encontre d'une
communauté qui vit des heures difficiles aux États-Unis.
Donald Trump n'en finit plus de créer des
polémiques. Après avoir obtenu l'interdiction du recrutement de personnes
transgenres dans l'armée, le président des États-Unis veut désormais légaliser le
licenciement des personnes transgenres, au seul motif qu'elles sont...
transgenres.
Licenciés parce qu'ils sont transgenres
C'est une nouvelle
discrimination à l'encontre des personnes trans. Le Département de la Justice américaine, sous
l'impulsion du président, a demandé à la Cour suprême américaine d'autoriser
les licenciements de personnes au motif qu'elles sont transgenres, rapportent
plusieurs médias américains comme le HuffPost ou BuzzFeed
News.
Les discriminations en raison du "sexe
biologique" interdites
Pour l'heure, les personnes trans
sont protégées par la loi américaine, grâce à l'article VII du Civil Rights Act, en vigueur depuis 1964, qui interdit toute
discrimination à l'encontre des employés américains en
raison de leur "sexe
biologique".
Un flou juridique concernant les transgenres
Dans un texte cité par le HuffPost, le
Département de la Justice fait valoir le fait que l'article VII ne "prohibe pas les
discriminations contre les personnes transgenres en raison de leur statut de
personne transgenre". Ce qui constitue un flou juridique
entre discrimination pour un statut ou pour un sexe. La
haute instance judiciaire doit donc se prononcer sur ce point pour clarifier la
situation. Pour rappel, en janvier 2019, la Cour suprême avait autorisée
l'administration Trump à bloquer le recrutement de soldats
transgenres au sein de l'armée américaine en attendant que la justice se
prononce en appel sur cette question.
Un nouveau règlement au Pentagone en vigueur
depuis avril dernier précise désormais que les personnes transgenres ne
peuvent s'engager dans l'armée que si elles acceptent de ne pas changer de sexe
biologique. On risque donc d'obtenir le même résultat pour
les licenciements de personnes transgenres. Une discrimination de plus dans un
pays où les minorités ont plus que jamais du mal à protéger leurs droits.
Christine Lagarde a une fois de plus mis en
garde le monde occidental des risques de tempête économique et financière qui
s’amoncellent sur la planète. Sous-entendu : "il va être
urgent de réagir !".
Lancer de telles alertes d’un air grave et dans un anglais parfait
doit constituer l’essentiel de son job.
Christine Lagarde intervenait hier devant le World
Gouvernements Summit, c’est un sommet annuel sur la gouvernance
mondiale où se réunissent à Dubaï des décideurs
politiques et économiques du monde entier.
En gros, étaient là une bonne partie de ceux qui participent
au World Economic Forum de Davos en Suisse.
C’était fin janvier et Christine Lagarde était déjà intervenue pour prévenir
des risques que courrait l’économie mondiale, en mettant l‘accent sur les
disfonctionnements structurels liés au creusement des inégalités et du
protectionnisme.
Dans quelques jours, la directrice du FMI sera
à Washington, siège de l’organisation pour y signer une pile de parafeurs, et
repartira sans doute en Asie ou ailleurs pour faire part de ses inquiétudes à
d’autres. C’est son job, et de l’avis de tous ceux qui
fréquentent l’institution internationale, elle le fait plutôt bien.
Cela dit, on ne peut pas s’empêcher de s’interroger sur l’utilité de cette
institution que Christine Lagarde incarne sans doute
beaucoup mieux que son prédécesseur. Du moins, elle soulève moins de commendataires
sarcastiques.
Ne soyons pas trop sévère, ces mises en garde ne sont pas
inutiles. Compte tenu de l'armada d’économistes qui analysent la
situation mondiale et son évolution, les diagnostics que Christine Lagarde
porte sont plutôt crédibles. Et si ces prévisions ne se réalisent pas toujours,
c’est que son travail a été écouté par les gouvernements ou les marchés. Ce qui
sort du FMI a donc indéniablement un rôle dissuasif ou correctif.
Pour la deuxième fois en très peu de temps, Christine Lagarde est
revenue sur les sujets qui fâchent et qui sont de nature à déséquilibrer la
situation économique mondiale. Elle retient quatre séries de facteurs
inquiétants et pour ceux qui savent décrypter la langue du FMI, cet éclairage
n’arrive pas par hasard.
Le
premier sujet d’inquiétude est alimenté par les tensions commerciales notamment
entre la Chine et les Etats-Unis. Cette mise en garde est
publiée à la veille de la rencontre entre les dirigeants américains et chinois
pour essayer de prolonger ou d’alléger le dispositif de limitation ou de
rééquilibrage des échanges commerciaux. La mise en garde s’adresse aussi bien
aux dirigeants chinois qu’aux dirigeants américains, même si le FMI ne peut pas
s’opposer au projet US de résorber une partie de son déficit commercial avec
les pays émergents. Ce qui perturbe le FMI, c’est que la tentation
protectionniste des grands pays occidentaux pour s’affranchir de la dépendance
dans laquelle ils se retrouvent avec les émergents va à l'encontre des projets
et des objectifs du FMI, qui a toujours été de favoriser le commerce mondial. Pour
le FMI, le commerce mondial est non seulement un facteur de progrès mais aussi
un facteur de paix. Or, pour le FMI, les tensions
commerciales entre la Chine et les Etats-Unis ont
déjà commencé à affecter l‘économie mondiale.
Le
deuxième sujet d’inquiétude tient au ralentissement de la croissance chinoise. C’est
ce ralentissement qui tire à la baisse le prix du pétrole et des matières
premières. C’est ce ralentissement qui freine l'ensemble de l’économie
mondiale. Or le monde a besoin d’une croissance forte pour diffuser le progrès
à des populations qui se retrouvent à l’écart du développement. Le monde
développé a besoin lui aussi de la croissance des émergents pour tirer sa
propre croissance.
Le
troisième sujet sur lequel Christine Lagarde veut interpeller les gouvernances
occidentales porte sur le resserrement des taux d‘emprunt qui intervient au
moment où les gouvernements, les entreprises et les
ménages ont accumulé des dettes extrêmement lourdes.
Enfin,
Christine Lagarde est venue prévenir, là encore une fois de plus, des
incertitudes liées au Brexit. Elle ne juge pas cette
décision politique, elle souligne le manque de préparation pour assurer la
transition et rappelle ce qu’est le dogme du FMI, favoriser le commerce mondial.
Les remarques de la directrice
générale du FMI sont intéressantes mais, outre l’aspect pédagogique qui n’est
pas fondamentalement nouveau, elle nous oblige à nous interroger
sur le rôle du FMI. Sans aucun autre pouvoir que celui du
verbe, de telles remontrances ont un impact assez réduit.
Le FMI
a été créé en 1945. C’est une institution internationale qui
regroupe 189 pays, et dont le but est de "promouvoir la coopération monétaire
internationale, garantir la stabilité financière, faciliter les échanges
internationaux, contribuer à un niveau élevé d’emploi, à la stabilité
économique et faire reculer la pauvreté".
Concrètement, le FMI a donc pour fonction d'assurer la
stabilité monétaire et financière et de gérer les crises provoquées par un
déficit devenu insupportable. Quand un pays fait défaut, le
FMI lui fournit des crédits pour financer une situation qui met en péril
l'organisation gouvernementale du pays, la stabilité de son système financier
(banques, marchés financiers) ou les flux d'échanges avec le reste du monde. Le
FMI prête de l’argent le temps que la confiance revienne. Alors il met des
conditions de réformes structurelles propres à redresser la situation. Après
1976 et la disparition d’un système de change fixe, le FMI a perdu l'essentiel
de sa raison d'être et se consacrera aux problèmes d'endettement des pays en
développement.
Sauf
que la mondialisation à la fin du siècle dernier a ouvert ces pays aux fonds
d’investissements internationaux. Par ailleurs, le FMI a vu ses ressources baisser.
Depuis, le FMI exerce un rôle de superviseur de la
politique économique des pays qui sont membres de l’OMC, mais comme
le FMI a peu de moyens coercitifs, son influence a beaucoup baissé.
Actuellement, le FMI n’a aucun pouvoir pour s’immiscer dans la politique
américaine qui diffuse la musique protectionniste dans le monde. Le FMI doit
d’ailleurs être très prudent dans ses analyses et sa communication publique
parce que les Etats–Unis sont les premiers contributeurs financiers au FMI et
le moins que l’on puisse dire, c’est que Donald Trump n’aurait
aucun mal à couper les vivres de l’institution.
A
priori, Christine Lagarde n’a pas reçu de tweets menaçants ou ironiques du
président des Etats-Unis, c’est quand même la preuve de
sa très grande habileté.