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vendredi 30 août 2019

Joseph-Marie AYISSI NGA, le styliste qui veut révolutionner la mode africaine


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Joseph-Marie Ayissi Nga alias JJ du style  est un créateur de vêtements Streets chics de nationalité franco-camerounaise.

Etant lui-même fils d’un couturier et suivant les traces des pionniers camerounais de la mode comme 
Imane Ayissi ou encore Martial Tapolo, il crée "WAZAL"  sa ligne de vêtements en 2005. En 2006, il lance ses premiers modèles qui sont portés par certaines célébrités telles que: Singula, Alpeco, Wayne Beckford, Romaric Koffi et Lalcko.

Sa marque "WAZAL" est un assemblage de WAZA, nom d’un parc naturel au Cameroun et de la lettre L de Lion, animal symbole de ce pays. Le parc naturel inspirant le respect et le lion la puissance.

WAZAL Couture exprime un univers fashion sport dans une recherche permanente de matières, styles et créativité. Dans des mélanges de couleurs comme le noir, l’orange, le bleu, l’écru et divers imprimés, il y ajoute des touches de matières telles que le coton pur, le molleton, le jean, le wax, le milano, le cuir et de la fourrure synthétique sous divers motifs.

Il a suivi une formation de mode à 
l’école Vanessa Ruiz à Paris et se spécialise dans la création des vestes smoking. La première a ainsi été créée en 2013 sous la déclinaison  "Braguette Tété".

En 2013, il fait partie des invités de l’ambassadeur du Cameroun à Paris pour l’exposition de la fête de la jeunesse camerounaise puis à la Fashiont Night à l’Elysée Lounge de Paris où il présente ses trois concepts : WazalRock, Braguette Tété et Africafutur.

Ces concepts s’appuient sur des critères qui ont depuis le début symbolisés son parcours : Audace, Respect et Création.

Les coupes Wazal sont futuristes et modernes, suivants les dernières tendances d’aujourd'hui. Joseph-Marie Ayissi Nga à été nommé au beffta awards 2016 à Londres.
Il est auteur d'une bande dessinée (en cours de réalisation) la
légende de wazal.

mardi 20 août 2019

"42", une école d'informatique qui bouscule les codes

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Au cœur de l'été, Paris vit au ralenti. Mais en ce mois d'août, ce n'est pas le cas pour quelques centaines de jeunes gens, entrés dans la troisième semaine d'un marathon pour tenter d'intégrer une école d'un genre nouveau, l'école 42.

Cette école de codage informatique gratuite a été créée par le milliardaire français des télécoms Xavier Niel en 2013 pour aider les jeunes à trouver du travail ou, mieux encore, à devenir leur propre patron. Elle tire son nom du roman "Le guide du voyageur galactique" de Douglas Adam, dans lequel l'ordinateur donne comme réponse à "la grande question de la vie, l'univers et tout" : "42".
L'établissement a connu un succès fulgurant. Environ 40.000 apprentis développeurs postulent chaque année. Mais seuls 3.000 se disputeront le millier de places disponibles, à travers la session de tests de quatre semaines baptisée la "piscine", organisée dans un immeuble ultra-moderne.
Pendant "la piscine", l'immersion est totale : les candidats consacrent de 10 à 16 heures par jour aux épreuves et à des projets. Certains, comme Aristide Rivet-Tissot, dorment et se lavent sur place...
"Ici, tu es tellement immergé que tu oublies parfois que le monde extérieur existe!", dit à l'AFP ce postulant de 19 ans, tout en saluant ses parents venus de province, qui emportent son linge sale.
- Décrocheurs bienvenus -
Lorsque Xavier Niel avait annoncé son projet d'école gratuite, sans enseignants et ouverte aussi aux décrocheurs, 40% des étudiants ne possèdent pas le baccalauréat, la principale fédération des employeurs du secteur des technologies de l'information avait réagi avec circonspection, pointant le nombre d'écoles d'ingénieurs existant déjà.
Six ans plus tard, cet établissement d'autoformation, entièrement basée sur le travail sur projet et l’apprentissage entre pairs, s'enorgueillit d'un taux d’emploi de 100% parmi ses diplômés.
Désormais, Niel, qui a créé le plus grand incubateur de start-up au monde à Paris en 2017, exporte son modèle.
Après avoir fondé une université sœur dans la Silicon Valley en 2016 et entamé différents partenariats en Europe, il vise Rio de Janeiro, Novosibirsk, Tokyo... Le but : 20 écoles partenaires dans 14 pays d'ici à 2020.
- 75.000 emplois non occupés -
L’an dernier, une enquête menée par l’agence française de l'emploi avait révélé plus de 75.000 postes vacants dans le secteur des technologies de l’information. De fait, bon nombre d'étudiants sont démarchés par des chasseurs de tête avant même d'avoir achevé leur cursus, de trois ans en moyenne.
Bastien Botella, 33 ans, cofondateur de Clevy, une start-up qui développe des chatbots, a quitté "42" après seulement le premier tiers de la formation, pour un travail de concepteur de sites internet. Cet ancien directeur d'hôtel, non bachelier, avait précédemment été refusé par plusieurs écoles d'informatique classiques.
"42 a été un tournant dans ma vie", dit celui qui emploie aujourd'hui 21 personnes, dont 6 anciens de "42".
- Le numérique, ascenseur social -
L’approche inclusive est souvent saluée alors que diverses études internationales, notamment Pisa, montrent qu'en France, plus qu'ailleurs, les inégalités sociales pèsent sur les résultats des élèves.
"Le secteur numérique (...) permet l'ascenseur social. Vous avez des personnes d'horizons très, très, variés", souligne la directrice Sophie Viger.
Pendant "la piscine", penchés vers les écrans de 27 pouces les visages sont blancs, noirs, bruns... A l'école 42, il y a aussi des femmes voilées comme Fatia Zementzali, 31 ans, qui explique avoir postulé après avoir été licenciée d'un poste de vendeuse par téléphone parce qu'elle portait un foulard musulman. Ici, elle dit se sentir "accueillie", pas réduite à une image de "femme voilée".
Bien que non reconnu par l'État, le programme avait notamment été salué en 2015 par Emmanuel Macron, alors ministre des Finances : l'école "introduit l’innovation jusque dans l’éducation – c’est ce dont nous avons besoin et c’est formidable !".
Mais elle n’a pas été épargnée par la controverse. En 2017, la presse avait fait état d'accusations de harcèlement sexuel et de misogynie sur le site parisien et plusieurs étudiants avaient été sanctionnés.
Et l'année dernière, la commission nationale Informatique et Liberté l'a fustigée pour une "surveillance vidéo excessive". Un problème réglé, selon Sophie Viger.

Source : l'AFP.

vendredi 24 août 2018

N'Fanteh Minteh, future star du 20 heures?


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Son Journal Afrique sur TV5 Monde est suivi par près de 40 millions de téléspectateurs.
Sa carte de presse n°124555 est sa plus grande fierté, elle qui ne pensait jamais pouvoir accéder aux métiers du journalisme. Fille d'un père éboueur et d'une mère femme de ménage gambiens, née en France, N'Fanteh a d'abord grandi dans le XXème arrondissement de Paris, dans un appartement insalubre que sa famille a dû quitter pour partir vivre en banlieue à Créteil. Bonne élève, la jeune N'Fanteh a décroché le bac puis s'est inscrite en fac avant de découvrir "Reporter citoyen". Cette formation au journalisme destinée aux jeunes des quartiers a changé sa vie. 
Caméra en main, N'Fanteh attrape le virus de la presse et gravit petit à petit les échelons : elle intègre d'abord l'Ecole Supérieure de Journalisme de Montpellier avant d'être repérée par le journal Le Monde où elle signe son premier papier sur le contrôle au faciès. Dans la foulée, en 2014, elle intègre la rédaction de France 3 Rennes où elle s'impose très rapidement comme présentatrice du JT régional. Sa rigueur et son sourire séduisent la direction de TV5 Monde qui lui propose la présentation du Journal Afrique en 2017. 
Avec 55 millions de téléspectateurs, TV5 est le premier média francophone du monde et réalise ses meilleures audiences sur le continent africain. N'Fanteh vit un rêve éveillé : dans un milieu qui cherche à diversifier les visages, elle a tout pour devenir la nouvelle reine du 20 heures. A moins qu'elle ne retourne sur le terrain exercer sa passion du reportage ? Après tout, sa carrière ne fait que commencer.

mercredi 17 janvier 2018

Ronnie, la symphonie inachevée d’un génie du football


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Malgré un superbe palmarès, Ronaldinho a conclu une carrière qui aurait pu être encore plus grandiose. Génie avec un ballon entre les pieds, le Brésilien préférait parfois trop le jeu et la fête aux exigences du football de haut-niveau.

Il aurait peut-être pu devenir le plus grand footballeur de sa génération et le deuxième plus grand joueur brésilien de tous les temps, derrière Pelé. Balle aux pieds, Ronaldinho réalisait en effet des gestes de génie dont même ses illustres compatriotes et coéquipiers lors de la victoire au Mondial 2002, Ronaldo et Kaka, élus Ballon d’Or comme lui, n’étaient pas capables.
Bien sûr, il convient de saluer la carrière d’un joueur sacré champion du monde et qui a notamment remporté la Ligue des champions (2006) et deux Championnats d’Espagne avec le FC Barcelone (2005 et 2006). Mais l’ex-enfant prodige du Grêmio Porto Alegre son club formateur de 1987 à 1998 - aurait peut-être pu faire tellement mieux s’il avait davantage accepté les exigences du haut-niveau…
Un brillant intermittent du spectacle à Paris
Après trois saisons pros au Brésil, Ronaldinho débarque à Paris avec la réputation de "surdoué", en 2001. Au Paris Saint-Germain (PSG), on se frotte les mains. Le PSG a en effet eu la vague opportunité de recruter son quasi-homonyme, Ronaldo, avant que ce dernier ne file au PSV Eindhoven (Pays-Bas). Avec "Ronnie", le club français tient sa perle. Et, de fait, le milieu offensif multiplie les fulgurances. Mais par intermittence…
En l’espace de deux saisons dans le Championnat de France (Ligue 1), Ronaldinho s’amuse notamment avec les nerfs des défenseurs de l’Olympique de Marseille, le grand rival du PSG. Mais aussi avec ceux de son entraîneur, Luis Fernandez. Ce dernier n’apprécie ni le goût de son joueur pour les nuits parisiennes ni qu’il lui fasse de l’ombre.
Résultat, le Paris-SG termine 4e (sur 20) de Ligue 1 en 2002 et 11e en 2003. Et Ronaldinho quitte la France sans le moindre trophée. "Là-bas, parfois, j’ignorais totalement jusqu’au dernier moment si j’allais jouer", racontera-t-il plus tard.
Des débuts flamboyants au sein du FC Barcelone
A l’été 2003, un Ronaldinho très convoité s’engage avec le FC Barcelone (FCB). Le Barça a vu passer Romario, Ronaldo ou Rivaldo, ces quinze dernières années. Mais Ronaldo de Assis Moreira son vrai nom  improvise des actions sur le terrain qui ravissent les supporters. Et ceux-ci en ont bien besoin : le club catalan n’a plus été champion depuis 1999.
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Avec son compatriote Deco et le Camerounais Samuel Eto’o, Ronaldinho guide la nouvelle génération dorée du FC Barcelone (Andrés Iniesta, Lionel Messi, etc.) vers le sacre, en 2005. Le Brésilien est logiquement élu dans la foulée Ballon d’Or, la plus prestigieuse distinction individuelle pour un footballeur.
La saison suivante, Ronaldinho brille encore et aide le FCB a décroché sa première Ligue des champions depuis 1992. A 26 ans, celui-ci semble au sommet de son art.
Ecarté pour protéger Lionel Messi
Ronaldinho aborde la Coupe du monde 2006 gonflé à bloc. Mais le Brésil, tenant du titre, est éjecté en quart de finale par la France. Le Barcelonais livre des prestations décevantes en Allemagne. La star s’en excuse publiquement après le tournoi.
En Espagne, le retour est aussi un peu mitigé : si sa saison 2006-2007 reste belle, celle de 2007-2008 est franchement décevante. Ronaldinho est accusé par la presse locale et les supporters de passer son temps à faire la fête. Le joueur alimente alors davantage les rumeurs les plus stupides (séroposivité, addiction à la drogue, etc.) que la chronique sportive.
Au FC Barcelone qui a reperdu sa suprématie au détriment du Real Madrid ce n’est toutefois pas le manque de professionnalisme du Brésilien qui inquiète le plus. Après avoir couvé Lionel Messi, Ronaldinho semble en effet avoir une influence néfaste sur le prodige argentin. A l’été 2008, l’ Auriverde est donc transféré vers l’AC Milan, sous la pression de l'entraîneur Pep Guardiola.
A Milan, un bilan plus mitigé
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En Italie, Ronaldinho montre qu’il n’a rien perdu de ses qualités techniques mais que ses capacités athlétiques laissent encore à désirer. Après une première saison dans l’ombre de son compatriote Kaka (transféré au Real Madrid en 2009), le numéro 80 jure qu’il va prendre les clés du jeu. Promesse tenue : s’il n’a pas retrouvé toute sa splendeur barcelonaise, il éclabousse régulièrement de sa classe un championnat italien moins spectaculaire que celui d’Espagne.
Mais sa réputation lui colle désormais à la peau et Dunga, le sélectionneur du Brésil, préfère se passer de ses services pour la Coupe du monde 2010.
Une déception dont Ronaldinho semble se remettre rapidement. Son début de saison 2010-2011 est prometteur. Mais le Milanais retombe dans ses travers. Son niveau s’étiole à nouveau. Et, si l’AC Milan (ACM) reconquiert plus tard son titre de champion d’Italie, c’est surtout grâce aux performances du Suédois Zlatan Ibrahimovic et d’un autre Brésilien, Robinho.
Un retour au Brésil, pour le plaisir de vivre
Malgré la sympathie et l’admiration qu’il suscite à l’ACM, ses dirigeants acceptent de le laisser rentrer au Brésil, en janvier 2011. A même pas 31 ans, l’enfant de Porto Alegre est déjà de retour, mais sous les couleurs du Flamengo, un des clubs-phares de la région de Rio. Dans un championnat brésilien (Serie A) moins relevé et moins exigeant, l’idole n’a pas à forcer son talent. Il peut concilier son métier et le plaisir de vivre.
La serie A brésilienne profite alors d’une croissance économique encore relativement forte. Elle fait fructifier la "mode Ronaldinho". D’autres vedettes, comme Alexandre Pato ou Julio Baptista, rentrent ainsi au bercail.
En 2012, Ronaldhino file, lui, chez l’Atletico Mineiro (CAM), à Belo Horizonte, ses salaires n’étant plus payés en heure au Flamengo. Avec le CAM, il remporte la Copa Libertadores (l’équivalent sud-américain de la Ligue des champions), en 2013.
Absent du Mondial au Brésil
En février 2013, le sélectionneur Luiz Felipe Scolari le convoque pour un match amical face à l’Angleterre. Ronaldinho se rapproche alors des 100 capes en équipe nationale et rêve de disputer la Coupe du monde 2014 à domicile. Mais là encore, il n’est pas retenu pour le Mondial. A 34 ans, il souffre trop de la comparaison avec la nouvelle icône nationale, Neymar.
Quelques semaines plus tard, en septembre 2014, Ronaldinho surprend encore et s’engage avec un club mexicain, Querétaro. Satisfait de cette expérience, il signe en juillet 2015 avec un autre club carioca : Fluminense. Mais le milieu offensif n’est plus du tout dans le coup et rompt son contrat. Des clubs de championnats moins huppés (Angola, Chine, États-Unis, etc.) s’intéressent à son cas.
Son compteur reste toutefois bloqué à 167 buts en 441 rencontres en clubs, auxquels il faut ajouter 33 réalisations en 97 matches avec son Brésil tant chéri. Et dans le cœur des fans de football, le magicien a depuis été totalement éclipsé par deux autres superstars : le Portugais Cristiano Ronaldo et l’Argentin Lionel Messi. Deux génies dont le seul plaisir semblent être de tout gagner…

vendredi 29 décembre 2017

Tentative de coup d’État déjouée contre le président Obiang Nguema

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Un putsch a été déjoué en Guinée équatoriale dans la nuit du 27 au 28 décembre, indique une source proche du régime. Une partie du commando aurait été arrêtée au Cameroun. D'autres membres sont toujours en fuite.
D’après une source autorisée à Malabo, une tentative de coup d’État contre le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo aurait été déjouée dans la nuit du 27 au 28 décembre. Ceci confirme une première information de nos confrères du site Cameroon-info, selon laquelle 31 mercenaires tchadiens et centrafricains ont été interpellés dans la région du sud du Cameroun avec un important arsenal. Ils prévoyaient de passer la frontière équato-guinéenne à Kye-Ossi pour soutenir le putsch.
Une partie du commando, composée d’Équato-Guinéens, de Tchadiens et de Camerounais, se serait retrouvée à Ebebiyin, une ville à la frontière camerounaise, à moins de 100 km de Mongomo où se trouvait alors le chef de l’État. Ils auraient été menés par "un général équato-tchadien proche de Gabriel Nse Obiang Obono" , le président du parti d’opposition Citoyens pour l’innovation (CI, qui compte un unique député à l’Assemblée nationale).

Enquête en cours

Le 27 décembre, quelques heures avant que le commando n’entre sur le territoire équato-guinéen, des membres de ce parti avaient été convoqués à Evinayong (Centre). Mais selon les autorités, il n’y a aucun lien entre les deux affaires.
Une enquête est en cours pour identifier les commanditaires de l’opération et déterminer les soutiens dont aurait bénéficié le commando. Un homme d’affaires d’Afrique centrale aurait d’ores et déjà été identifié.
Chez les diplomates, les éléments de langage se font plus prudents. Sollicité par JA, le ministère camerounais de la Défense invoque un "devoir de réserve, dès lors que le côté diplomatique est engagé", jugeant l’affaire trop "sensible". A l’ambassade de Guinée équatoriale à Paris, l’ambassadeur Miguel Oyono Ndong Mifumu préfère, lui, parler d’une "tentative d’invasion de mercenaires" dont le but "pourrait être une tentative de déstabilisation". Et de préciser que sur le volet équato-guinéen, "nous n’avons pas de précisions à donner pour le moment, mais le gouvernement s’exprimera prochainement". Et de conclure : "En attendant, nous travaillons en étroite collaboration avec les services camerounais".
La dernière tentative de coup d’État mise en échec en Guinée équatoriale date de 2004 et avait été menée par le mercenaire britannique Simon Mann.

mercredi 13 décembre 2017

Ces pays pétroliers africains qui vont pâtir de la décision de la Banque mondiale

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Coup de semonce dans le monde des énergies fossiles. Depuis Paris où se tient le One Planet Summit, la Banque mondiale (BM) a annoncé qu’à partir de 2019, elle ne financera plus l’exploration et l’exploitation de projets d’hydrocarbures pour se conformer à l’accord de Paris paraphé lors de la COP21. Une décision qui pourrait impacter beaucoup de pays africains.

1,6 milliard de dollars ! C'est l'enveloppe de la Banque mondiale consacrée à l'industrie du pétrole et du gaz en 2016. Mais ce chèque qui représente moins de 5 % de la totalité des financements accordés dans ce domaine en 2016, pourrait fondre comme neige au soleil.

Sueurs froides chez les producteurs et futurs émirats pétroliers d'Afrique

En marge du One Planet Summit, co-organisé par le Groupe de la Banque mondiale, l'ONU et la France, l'institution présidée par Jim Yong Kim fixe à 2019, la fin de ses financements accordés à l'exploration et à l'exploitation du gaz et du pétrole.
Une décision justifiée par la volonté de la Banque mondiale de s'aligner sur les objectifs de l'Accord de Paris, signé lors de la COP21 et par lequel, la plupart des pays, exception faite des Etats-Unis de Donald Trump qui s'en sont retirés, s'engagent à lutter contre le réchauffement climatique. L'institution de Bretton Woods, basé à Washington, devient ainsi, la première organisation internationale à prendre une telle mesure.
Cette dernière risque pourtant d'impacter plusieurs pays notamment africains qui voyaient un avenir économique prometteur écrit à l'encre de l'or noir. La désillusion sera grande pour les producteurs de pétrole africains notamment des pays du Golfe de Guinée comme le Nigéria, l'Angola, le Gabon, le Congo, la Guinée Equatoriale ou encore le Ghana, d'Afrique du nord dont l'Algérie, l'Egypte, la Libye dont les économies, durablement impactées par la chute des cours, ont dû s'atteler à la diversification de leurs économies, non sans s'attendre à une reprise pour doper leur croissance moribonde.
En revanche, dans un autre camp, l'annonce de la Banque mondiale a dû provoquer des sueurs froides. Il s'agit des pays qui se découvrent des richesses en or noir dans leur sous-sol ou en offshore et se rêvaient déjà en émirats pétroliers en terre africaine. Dans le lot, le Ghana, le Niger, le Tchad, la Mauritanie, le Sénégal et même la Tunisie où les potentialités en cours d'exploitation ou de recensement, présageaient des leviers pour booster l'économie.

Une obligation de voir un avenir diversifié et en vert pour l'Afrique

Dans une moindre mesure, la "fin du pétrole" dont l'acte de l'arrêt du financement a été prématurément rédigé par la Banque mondiale devrait impacter les Etats-Unis, la Chine et l'Union Européenne, principaux consommateurs du pétrole africain qui constituent une source d'approvisionnement complémentaires à leurs besoins en or noir.
L' espoir est cependant permis. Dans l'annonce de sa décision tonitruante, la BM a laissé une exception qui fait figure de brèche pour les Africains qui souhaitent profiter de financement pour développer leur industrie du pétrole. Certaines "circonstances exceptionnelles" peuvent permettre aux "pays les plus pauvres où il y a un déficit clair en terme d'accès à l'énergie" de bénéficier de prêts de la BM pour l'exploration et  l'exploitation des hydrocarbures. La seule condition dans cette exception pour ces pays est que ces financements ne soient pas contraires à leurs engagements dans l'accord de Paris qu'ils ont signé en 2015, ce qui réduit considérablement la liste des pays qui peuvent en bénéficier. 

mercredi 6 décembre 2017

Où en est le rêve aérien du président Macky Sall?

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Avec un aéroport flambant neuf et un nouveau pavillon national, le chef de l'État souhaite faire du hub de Dakar un outil de rayonnement international. Mais le pays a-t-il les moyens de ses ambitions ?

À seulement quelques heures de son ouverture prévue ce 7 décembre à midi et du basculement complet des activités de l’aéroport international Léopold-Sédar-Senghor (AILSS), l’aéroport international Blaise-Diagne (AIBD) suscite, comme rarement dans l’histoire de l’aéronautique, maintes interrogations et au moins autant d’inquiétudes.
En atteste le courrier adressé le 9 novembre à la Ministre des Transports Aériens, Maïmouna Ndoye Seck, par Alexandre de Juniac, le directeur général de l’Association du transport aérien international (IATA). Le grand syndicat des compagnies aériennes y fait part aux autorités sénégalaises de ses craintes concernant, notamment, les difficultés d’approvisionnement en kérosène, déplorant le manque d’informations concernant le nouvel aéroport.

Questions de ravitaillement

Au 28 novembre, les compagnies aériennes n’avaient toujours pas été autorisées à inspecter les installations de ravitaillement. "Nous sommes toujours dans l’expectative, on ne peut pas être rassurés, glisse une source proche du dossier. Les compagnies régionales pourront toujours faire du double emport [prendre assez de carburant pour l’aller et le retour], mais pas les long-courriers. Avant de voler, une compagnie doit faire un audit de la maîtrise des risques. Personne ne prendra une seule goutte de kérosène à Dakar si l’inspection n’a pas eu lieu au préalable.
Certaines compagnies menacent de ne pas atterrir tant que cette inspection n’aura pas été effectuée", confirme un officiel sénégalais. Au sein d’Air France, des sources confirment l’état de nervosité dû au changement de société aéroportuaire, excluant cependant de ne pas atterrir le 7 décembre.
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"Après dix ans de travaux et moult reports et rebondissements, ce méga projet ne saurait se solder par un fiasco"
Si les autorités font bonne figure, il faudra à l’évidence quelques semaines d’ajustement, voire quelques mois, pour que tout soit au point. Le spécialiste du catering aérien Servair, qui ne dispose pas encore d’équipements opérationnels, continuera provisoirement de produire dans l’ancien aéroport de Dakar et fera parvenir ses plats à l’AIBD par camions réfrigérés. Et, à une semaine de l’inauguration, la nouvelle société chargée de l’assistance au sol, 2AS (Assistance Aide Services), n’avait toujours pas obtenu toutes ses certifications.
Par ailleurs, les critiques fusent au sujet du terminal cargo jugé trop petit, d’autant qu’il ne sera pas achevé ce 7 décembre. Et pour les passagers comme pour le personnel s’ajoutent la durée et le coût de transport engendrés par l’éloignement du nouvel aéroport, accessible via une autoroute comportant trois péages et régulièrement encombrée aux heures de pointe.

Un mégaprojet à 575 millions de dollars

Si l’AIBD est inauguré dans une certaine précipitation et s’il est probable qu’il connaisse quelques couacs initiaux, les autorités martèlent qu’il est prêt !. À cause d’un différend financier entre les concessionnaires et l’État, la maîtrise d’ouvrage était passée en 2016 du groupe saoudien Saudi Bin Laden au consortium turc Summa-Limak (qui en sera l'opérateur pour 25 ans). Après 10 ans de travaux et moult reports et rebondissements, ce méga projet dont le cout est estimé à  575 millions de dollars (484 millions d’euros), dont la capacité sera de 3 millions de passagers dès sa mise en service (contre 1,9 million de passagers à l’AILSS en 2016) ne saurait se solder par un fiasco.
Car il en va du rayonnement du pays. Pilier du Plan Sénégal émergent (PSE), le projet de hub aérien, qui passe aussi par la réhabilitation, pour 176 millions de dollars, de cinq aéroports régionaux (Saint-Louis, Matam, Ziguinchor, Tambacounda et Kédougou), est un outil visant à faire du pays, à la stabilité reconnue, un puissant centre d’attraction de capitaux étrangers, sur fond de découvertes d’hydrocarbures.
"Par sa position géographique, Dakar a vocation à devenir un hub sous-régional, explique Christophe Leloup"
Bien qu’engagé sous le magistaire d'Abdoulaye Wade, l’AIBD marquera de son empreinte le septennat de Macky Sall, à l’approche de l’élection présidentielle de 2019. Atout maître entre ses mains en cas de succès ; lourd fardeau dans l’hypothèse d’un échec. Selon divers spécialistes du domaine aérien, le marché est "émetteur" de passagers, et le potentiel est là. "Par sa position géographique, Dakar a vocation à devenir un hub sous-régional. On observe un développement des flux de Dakar vers le Moyen-Orient et l’Asie", explique Christophe Leloup, directeur régional d’Emirates pour le Sénégal.
Tous les regards convergent par ailleurs vers Air Sénégal, dont le destin est en partie lié au sort de l’aéroport. Son projet apparaît plus risqué encore que celui de l’AIBD pour Macky Sall, puisqu’il constitue la troisième tentative du pays en quinze ans de lancer un pavillon national, à la suite de la disparition d’Air Afrique en 2002. Ce 7 décembre, la compagnie ne devrait toutefois réaliser qu’un vol de démonstration, avec l’un des deux ATR 72-600 acquis en juin au Salon du Bourget. Selon ses responsables, elle sera opérationnelle en janvier 2018, après avoir obtenu son permis d’exploitation aérienne et la certification IOSA, un précieux sésame qui lui permettra à l’avenir de conclure des partages de codes (commercialisation de vols sur une compagnie partenaire).

Un grand défi

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"Pour Air Sénégal, le principal défi consiste à recruter et à former ses personnels en un temps record"

En septembre, d’après un proche du dossier, à l’image du climat d’impréparation régnant à l’AIBD, Air Sénégal ressemblait à "une coquille vide" : "Avec 90 % des postes obligatoires faisant défaut et malgré un an d’existence légale, l’entreprise n’avait qu’une semaine d’existence comptable, tout en étant dépourvue de système informatique et de système de réservation de billets." À la fin de novembre, le financement des deux appareils, garanti souverainement par l’État sénégalais, était enfin sur le point d’être bouclé. Pour Air Sénégal, le principal défi consiste à recruter et à former ses personnels en un temps record.
D’ores et déjà, on sait que son premier programme de vols s’articulera autour de destinations domestiques, comme Ziguinchor, et de villes situées dans un rayon proche, telles que Nouakchott (Mauritanie), Praia (Cap-Vert) et Banjul (Gambie). Mais là où la nouvelle compagnie étonne, c’est par les ambitions qu’elle affiche désormais. Dirigée depuis septembre par Philippe Bohn, l’ex-"Monsieur Afrique" d’Airbus, secondé par Jérôme Maillet, ancien directeur général adjoint de Congo Airways, Air Sénégal entend en effet se lancer à brève échéance dans le long-courrier.

Un potentiel de trafic

Le 16 novembre, lors du Salon aéronautique de Dubaï, la compagnie signait l’achat de quatre Airbus A330 Neo (configurés pour 280 sièges), dont deux en option, obtenus à un très bon prix, comme le révélait Jeune Afrique Business +  : juste au-dessus de la barre des 100 millions de dollars l’unité (pour un prix catalogue de 270 millions de dollars). Alors que ses futures concurrentes Asky et Air Côte d’Ivoire ont fait reposer, avec succès, leur développement sur le trafic domestique et régional, Air Sénégal annonce son intention de faire du long-courrier, dès 2019, son relais de croissance.
Parmi les dessertes envisagées, Paris (une ligne très profitable), Londres, Beyrouth (compte tenu de l’importante communauté libanaise qui vit au Sénégal), New York et, de manière plus surprenante, São Paulo.
Concernant cette dernière destination, elle pourrait notamment récupérer du trafic en provenance du Cap-Vert aux dépens de la chancelante compagnie nationale TACV, estiment les spécialistes. L’idée étant de desservir en vol direct ces destinations pour lesquelles il existe un potentiel de trafic, là où il faut souvent faire escale en Europe. Et ce avec des prestations qui se veulent dignes des plus grandes compagnies, à bord d’aéronefs dernier cri.
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"Comment Air Sénégal remplira-t-il ses A330 s’il ne dispose pas d’un véritable réseau régional ?"

"De manière générale, sur un appareil de 300 sièges, la rentabilité ne se fait que sur 5 à 6 sièges, rappelle Bruno Boucher, responsable de la région Afrique chez Lufthansa Consulting. De plus, sur les routes long-courriers, toute compagnie qui se lance doit se frotter à des géants comme Air France ou Emirates, qui peuvent augmenter leurs capacités et jouer sur les prix. Ces dernières disposent d’une flotte imposante qui peut absorber les pertes plus facilement."
"Comment Air Sénégal remplira-t-il ses A330 s’il ne dispose pas d’un véritable réseau régional et d’une sous-flotte pour venir nourrir son trafic ?" s’interroge un autre professionnel du secteur.

La carte du hub régional

Si elle n’en fait pas l’angle d’attaque de sa stratégie, la direction de la compagnie indique ne pas négliger pour autant le régional. Sur le papier, elle doit jouer à plein la carte du hub pour faire venir des passagers à Dakar. Elle recherche actuellement des monocouloirs en location de type A319/A320 pour desservir, au deuxième trimestre de 2018, Conakry, Ouagadougou et Abidjan.
Au vu de la concurrence menée par Asky, Air Côte d’Ivoire et la compagnie qui naîtra en janvier de la joint-­venture entre Rwandair et l’État béninois, "le marché régional est déjà en surcapacité, comportant un nombre important d’acteurs. Avec de faibles volumes de trafic et des tarifs souvent trop bas au regard des coûts élevés en Afrique, notamment un carburant plus cher qu’ailleurs, il offre une capacité d’expansion limitée", explique Jérôme Maillet.
"Le chiffre d’affaires d’un long-courrier équivaut à celui de cinq vols entre Dakar et Conakry, résume un expert"

À l’horizon 2022, Air Sénégal espère transporter 1 million de passagers par an (en comparaison, Air Côte d’Ivoire en aura pris en charge 850 000 en 2017), dont 400 000 en long-courrier et 600 000 sur le domestique et le régional, en réalisant cependant deux tiers de ses recettes sur le long-courrier. "Le chiffre d’affaires d’un long-courrier équivaut à celui de cinq vols entre Dakar et Conakry", résume un expert.
Si la compagnie s’attend à enregistrer des pertes les premières années, elle espère réaliser, d’ici à cinq ans, un chiffre d’affaires qui pourrait s’élever à 275 millions de dollars.
Retoqué, le plan imaginé à l’origine par le cabinet Seabury prévoyait plutôt un décollage par étapes, du domestique au régional, jusqu’à l’intercontinental. Le duo Bohn-Maillet préfère frapper un grand coup en engageant tout de suite des investissements importants, plutôt que d’accumuler les pertes sur le régional. "Une compagnie qui ne dispose que d’une demi-douzaine d’avions est encore plus exposée à la concurrence, il lui faut croître très vite", explique Jérôme Maillet.

La fusée Sénégal

A terme, le capital de la compagnie, détenue par l’État sénégalais à travers la Caisse des dépôts et consignations, sera porté à 150 millions de dollars. Actuellement, elle dispose de 40 % de la somme. Pour compléter la mise, elle entend lever des fonds dans les douze à dix-huit prochains mois en ouvrant jusqu’à 49 % de son capital à des investisseurs internationaux, éventuellement des compagnies aériennes. En investissant dans des appareils neufs, des actifs qui ont de la valeur, Air Sénégal entend aussi minimiser les risques.
"Sur les trente dernières années, l’investissement dans un avion a permis d’obtenir un rendement moyen annuel de 6,8 %, proche des performances (7,9 %) de l’immobilier américain", précise Jérôme Maillet. D’ici à 2019, le président Macky Sall devra montrer très rapidement qu’avec l’AIBD et Air Sénégal il a su réaliser le meilleur placement pour faire décoller la fusée Sénégal.

lundi 4 décembre 2017

Facebook ouvre de nouveaux bureaux à Londres et renforce ses effectifs

Tech Media News

Bonne nouvelle pour la Grande-Bretagne. Alors qu'ils se préparent à quitter l’Union Européenne le 29 mars 2019, le Royaume-Uni reste malgré tout le territoire de prédilection de Facebook en Europe. En effet, la firme américaine a ouvert ce lundi matin de nouveaux bureaux à Londres pour faire de la capitale britannique son plus important centre d’ingénierie en dehors des États-Unis.
Le nouveau site, situé dans le centre de Londres à proximité d’Oxford Street, accueillera des ingénieurs, des développeurs, ainsi que des équipes marketing et commerciales. Conçu par l’architecte Frank Gehry (Guggenheim à Bilbao, Maison dansante à Prague, Fondation Louis-Vuitton à Paris…), le bâtiment est étalé sur sept étages et 23 000 mètres carrés. Il abritera notamment un incubateur interne de start-up, baptisé "LDN_LAB".

2 300 employés au Royaume-Uni d’ici fin 2018

Preuve supplémentaire de sa confiance au Royaume-Uni, Facebook a également annoncé la création de 800 emplois à Londres pour agrandir son siège social sur le territoire britannique. Les nouveaux collateurs seront principalement affectés à des postes d’ingénierie. Prévue pour 2018, cette phase recrutement portera à 2 300 employés les effectifs de Facebook en Grande-Bretagne d’ici la fin de l’année prochaine. "L’écosystème entrepreneurial dynamique du Royaume-Uni et sa réputation internationale d’excellence en ingénierie en font l’un des meilleurs endroits au monde pour bâtir une entreprise de technologie", a expliqué Nicola Mendelsohn, vice-présidente de Facebook pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) pour justifier la stratégie du réseau social au Royaume-Uni.
Les ambitions de Facebook outre-Manche sont une bouffée d’oxygène pour le gouvernement britannique qui s’est d’ores et déjà mis en ordre de bataille pour éviter la fuite des talents et des géants du numérique présents sur son territoire. En novembre, le Royaume-Uni a ainsi dévoilé un plan de 80 millions de dollars pour retenir les entrepreneurs sur son territoire. De plus, le gouvernement britannique a annoncé le doublement du nombre de visas délivrés aux travailleurs hautement qualifiés. Le plafond de ces visas spéciaux est désormais fixé à 2 000, contre 1 000 auparavant. En parallèle, Facebook, Snap et Google ont prévoient d’augmenter leurs effectifs au Royaume-Uni. L’an passé, la filiale d’Alphabet a même annoncé la constriction de nouveaux bureaux à Londres qui accueilleront plus de 7 000 employés. De quoi permettre au Royaume-Uni d’aborder un peu plus sereinement le Brexit.