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vendredi 1 juin 2018

Un fin businessman à la tête du patronat d’Afrique Centrale


Tech Media News

Après 18 mois d’intérim, le Camerounais Célestin Tawamba a été élu président de l’Union des patrons d’Afrique Centrale (Unipace) pour un mandat de deux ans. Au cours des deux prochaines années, il entend hisser l’organisation patronale sous-régionale à une nouvelle dimension. Retour sur le parcours de cet homme d’affaires à succès.


 Au cours des deux prochaines années, Célestin Tawamba, président du Groupement inter patronal du Cameroun (Gicam), officiera à la tête de l'Union des patrons d'Afrique Centrale (Unipace) en tant que président. Son élection a été actée lors de la dernière assemblée générale extraordinaire de l'organisation patronale sous-régionale qui s'est tenue dans la capitale économique camerounaise, Douala, le 25 mai dernier.
Pour ce chef d'entreprises de 52 ans, la veste du président de l'Unipace n'est pas un nouveau vêtement, puisqu'il en a assuré l'intérim depuis avril 2016, soit 18 mois, suite au décès de son prédécesseur, le camerounais André Fotso.

Fin businessman

Tech Media News

L'homme est un businessman aguerri. Diplômé en finances de HEC et de l'Université Paris Dauphine, il a fait ses armes chez Ernst & Young au début des années 1990, avant de rejoindre le forestier libanais Hazim en tant que directeur financier. Son aventure entrepreneuriale démarre en 2002, lorsqu'il crée La Pasta, une société de production de farine et de pâtes alimentaires dont la croissance est si rapide qu'elle passe d'une production de 25 tonnes à 250 tonnes en l'espace de sept ans. Il passe à vitesse supérieure en rachetant, en 2005, la filiale locale de Panzani, leader historique du marché des pâtes alimentaires au Cameroun.
Ces deux succès lui donnent l'envie d'aller plus loin et de remporter de nouveaux défis. Aujourd'hui, il est à la tête d'un conglomérat, Cadyst Invest, investi dans divers secteurs dont l'agroalimentaire et l'industrie pharmaceutique. En effet, il est le premier homme d'affaires d'Afrique centrale à implanter localement une unité de fabrication de médicaments génériques. C'était en 2009 à Douala. Un projet rendu possible grâce à un emprunt de 8 milliards de Fcfa, obtenus de trois banques camerounaises. Son empreinte dans l'industrie pharmaceutique est en outre renforcée par les 75% de capital de la Société Industrielle de Produits Pharmaceutiques (SIPP) rachetés à des Belges il y a dix ans.
Depuis fin juin 2017, cet entrepreneur préside l'organisation patronale camerounaise dans l'optique de la rendre "plus puissante et plus conquérante". Et c'est quasiment le même esprit qui l'anime désormais à la tête du patronat d'Afrique centrale. "L'UNIPACE doit exercer un leadership intellectuel et d'intervention sur les nombreux sujets qui impactent la vie de nos entreprises et affaiblissent le potentiel de croissance de nos économies", a déclaré Tawamba devant la presse.
Favorable à l'entrée du Rwanda et de l'Angola à l'Unipace
Secondé à ce poste par Laurence Nassif, Président du Groupement Inter-professionnel de Centrafrique (GICA), Célestin Tawamba veut travailler au renforcement des économies de la CEMAC, mais ne veut pas s'y limiter. Il prône également l'ouverture de l'Unipace "aux organisations patronales de la CEEAC [Communauté Economique des Etats de l'Afrique Centrale] dont les pays ne sont pas membres de la CEMAC", à savoir, l'Angola, le Rwanda, Sao Tomé-et-Principe, la RDC, et le Burundi.
Pour l'instant, Tawamba n'a pas encore évoqué les pistes qu'il envisage dans l'éventuelle mise en place de cette ouverture. Mais il est évident qu'une telle orientation renforcerait la puissance des patrons d'Afrique centrale, surtout au vu de la dynamique économique et l'influence internationale de certains pays comme le Rwanda et l'Angola.
Quoi qu'il en soit, le nouveau patron des patrons d'Afrique centrale devra rendre compte de son bilan de mi-parcours en 2019 lors des assemblées générales de l'Unipace qui se tiendront dans la capitale congolaise, Brazzaville.

vendredi 29 décembre 2017

Tentative de coup d’État déjouée contre le président Obiang Nguema

Tech Media News
Un putsch a été déjoué en Guinée équatoriale dans la nuit du 27 au 28 décembre, indique une source proche du régime. Une partie du commando aurait été arrêtée au Cameroun. D'autres membres sont toujours en fuite.
D’après une source autorisée à Malabo, une tentative de coup d’État contre le président Teodoro Obiang Nguema Mbasogo aurait été déjouée dans la nuit du 27 au 28 décembre. Ceci confirme une première information de nos confrères du site Cameroon-info, selon laquelle 31 mercenaires tchadiens et centrafricains ont été interpellés dans la région du sud du Cameroun avec un important arsenal. Ils prévoyaient de passer la frontière équato-guinéenne à Kye-Ossi pour soutenir le putsch.
Une partie du commando, composée d’Équato-Guinéens, de Tchadiens et de Camerounais, se serait retrouvée à Ebebiyin, une ville à la frontière camerounaise, à moins de 100 km de Mongomo où se trouvait alors le chef de l’État. Ils auraient été menés par "un général équato-tchadien proche de Gabriel Nse Obiang Obono" , le président du parti d’opposition Citoyens pour l’innovation (CI, qui compte un unique député à l’Assemblée nationale).

Enquête en cours

Le 27 décembre, quelques heures avant que le commando n’entre sur le territoire équato-guinéen, des membres de ce parti avaient été convoqués à Evinayong (Centre). Mais selon les autorités, il n’y a aucun lien entre les deux affaires.
Une enquête est en cours pour identifier les commanditaires de l’opération et déterminer les soutiens dont aurait bénéficié le commando. Un homme d’affaires d’Afrique centrale aurait d’ores et déjà été identifié.
Chez les diplomates, les éléments de langage se font plus prudents. Sollicité par JA, le ministère camerounais de la Défense invoque un "devoir de réserve, dès lors que le côté diplomatique est engagé", jugeant l’affaire trop "sensible". A l’ambassade de Guinée équatoriale à Paris, l’ambassadeur Miguel Oyono Ndong Mifumu préfère, lui, parler d’une "tentative d’invasion de mercenaires" dont le but "pourrait être une tentative de déstabilisation". Et de préciser que sur le volet équato-guinéen, "nous n’avons pas de précisions à donner pour le moment, mais le gouvernement s’exprimera prochainement". Et de conclure : "En attendant, nous travaillons en étroite collaboration avec les services camerounais".
La dernière tentative de coup d’État mise en échec en Guinée équatoriale date de 2004 et avait été menée par le mercenaire britannique Simon Mann.

mardi 26 décembre 2017

Le Congo en sursis après la mission du FMI

Tech Media News
La mission du FMI a fini ses discussions avec les autorités congolaises sur l’appui au programme économique et financier que sollicite le pays confronté à une conjoncture des plus difficiles. Alors que sa décision était très attendue, le fonds a annoncé poursuivre les discussions et surtout la mise en œuvre immédiate de certaines mesures structurelles pour envisager un accord financier au bénéficie du pays. Un cours instant de répit pour le Congo pour qui certains analystes présageaient le pire des scénario en raison notamment de l’ampleur de la difficile conjoncture que le pays traverse.

C'est plus qu'un cours instant de répit mais un véritable sursis que vient de donner le FMI aux autorités congolaises. Ces dernières peuvent en effet pousser un véritable ouf de soulagement à l'issue de la mission envoyée à Brazzaville, du 5 au 20 décembre,  pour discuter sur le programme économique et financier du pays avec en ligne de mire, une éventuelle assistance financière de l'institution de Bretton Woods. Sans pour autant donner son feu vert, l'équipe du FMI n'a pas aussi fermé la porte des négociations. Au contraire, Abdoul Aziz Wane, le chef de la mission du FMI a même tenu à saluer certains progrès réalisés par le pays et que les négociations vont se poursuivre entre les deux parties.
"Les autorités et la mission ont fait des progrès dans la formulation de politiques macroéconomiques et structurelles à moyen terme qui pourraient être soutenues par le FMI. La mission accueille favorablement le projet de budget pour l'exercice 2018, qui contribuera à rétablir la viabilité budgétaire et la stabilité extérieure régionale, tout en augmentant le soutien aux groupes vulnérables, dont les femmes. La mission a également pris note des mesures envisagées par les autorités pour restaurer la viabilité de la dette à moyen terme. Elle a encouragé les autorités à finaliser le recrutement de conseillers juridiques et financiers à cet effet".

Examen de passage

Le FMI laisse donc la porte entre-ouverte car comme le diable se cache dans les détails, la poursuite des discussions avec le FMI et l'espoir d'un probable accord qu'il fait miroiter aux autorités ne reposent que sur la base de l'engagement du gouvernement à mettre en œuvre des réformes structurelles pour assainir sa situation économique. En somme le Congo va devoir passer un examen de passage et c'est à l'issue de cette mise à l'épreuve qui sera jaugée par les mesures concrètes mises en œuvre, que le fonds se prononcera définitivement. En la matière, la liste des réformes urgentes et prioritaires relèvent et presque du parcours du combattant pour le pays qui n'a pourtant pas d'autres alternatives pour sortir de la crise.
 "Les autorités devront faire des réformes fortes et immédiates en matière de gouvernance pour ancrer les attentes d'un changement positif dans la gestion des ressources publiques... Ces réformes devraient inclure la mise en place d'un ensemble d'organes indépendants de lutte contre la corruption, la déclaration d'actifs pour les hauts fonctionnaires, la mise en place et le renforcement de mécanismes de contrôle de certaines structures publiques, notamment les sociétés pétrolières publiques et les grands projets d'investissement".
Les réformes qu'attend le fonds sont donc claires et font d'ailleurs l'affaire de l'opposition et de la société civile qui trouve à travers cette liste la confirmation de l'ampleur de la corruption et de la mauvaise gouvernance qui plombe l'économie du pays. Certes, l'équipe du FMI a salué l'intention du gouvernement d'approuver début 2018 une étude sur la gouvernance qui guidera les futures réformes mais il s'agit-là encore d'un engagement qui reste à être confirmé par les faits.

Sous étroite surveillance

En attendant les réformes attendues par le FMI, le Congo est mis sous étroite surveillance. "L'équipe du FMI continuera à travailler avec les autorités au cours des prochaines semaines dans plusieurs domaines, notamment sur le rétablissement de la viabilité de la dette, le renforcement de la gouvernance et le financement adéquat du programme" ont précisé dans un communiqué, les services du fonds à l'issue de la mission. C'est une fois ce travail achevé, "qu'un arrangement financier visant à soutenir le programme économique du Congo sera discuté au niveau du personnel du FMI avant d'être proposé à l'examen du Conseil d'administration" a annoncé la même source.
Au cours de son séjour, la mission a rencontré le premier ministre Clément Mouamba, le ministre des Finances Calixte Nganongo, ainsi que d'autres hauts fonctionnaires en charge des questions économiques et de la politique financière du pays. Elle a en outre échangé avec les représentants de la communauté diplomatique, du secteur privé, de la société civile et des partenaires du développement. L'occasion de passer en revue l'économie du Congo qui "continue de subir les contrecoups de la baisse des prix du pétrole, d'une dette insoutenable et des faiblesses dans la gouvernance".
Selon le FMI, une récession plus profonde de l'économie non pétrolière en 2017, avec une baisse de 9,2%, "nuit aux segments les plus vulnérables de la population". Certes, l'ajustement budgétaire soutenu entrepris depuis 2015 a permis de réduire certains déséquilibres économiques, "mais ces derniers restent toutefois importants du fait que les marges budgétaires du gouvernement sont presque épuisées". Par ailleurs, les services du Fonds ont noté que "l'accumulation d'arriérés de l'État met en péril l'activité du secteur privé, contribuant aux pénuries de liquidités bancaires et compromettant la provision des services sociaux". De même, "la faiblesse des organismes de lutte contre la corruption et des statistiques limite la mise en œuvre des lois et règlements, et augmentent les vulnérabilités économiques" a poursuivi le communiqué du fonds.
Autant de défis que le pays doit relever pour espérer une assistance financière du FMI en contrepartie d'autres réformes à mettre en œuvre. A bien des égards, le fonds n'entend point s'engager sur un programme et des espèces sonnantes et trébuchantes sans au préalable un assainissement de la situation économique et financière, ce qui constitue le principal challenge du moment pour les autorités. En attendant, le
président congolais 
Denis Sassou Nguesso
peut se targuer de l'avoir échappée belle. Au gouvernement de s'atteler à la tache car sans le soutien du FMI, le pays qui a un temps frôlé la cessation du payement ne pourrait sortir de l'auberge alors que les autres pays de la zone CEMAC sont déjà bien engagés avec le fonds avec déjà quelques résultats positifs pour certains d'entre eux.

lundi 18 décembre 2017

La Chine sort le chéquier pour le Congo

Tech Media News
La République populaire de Chine vient d'accorder au Congo une aide de 8,5 milliards de francs CFA destinée notamment à financer le projet de l'Institut de l'aviation civile de l'université Denis Sassou N'Guesso. Les documents ont été signés par le diplomate chinois Xia Huang et le chef de la diplomatie congolaise, Jean-Claude Gakosso le samedi 16 décembre à Brazzaville.


La Chine se mobilise une fois encore aux côtés du Congo. Le samedi, les deux pays ont signé un accord d'aide de l'Empire du milieu portant sur une enveloppe de 8,5 milliards de francs CFA. Les deux parties ont été représentées respectivement par l'ambassadeur de Chine, Xia Huang, et le ministre des affaires étrangères, de la coopération et des Congolais de l'étranger, Jean-Claude Gakosso pour la signature. Selon ce dernier, ce don de la Chine est destiné à soutenir le projet de l'Institut de l'aviation civile de l'université Denis Sassou N'Guesso et d'autres projets qui seront déterminés par les deux gouvernements, chinois et congolais. Il a indiqué que pour ce faire, la Banque de développement de Chine et la Caisse congolaise d'amortissement ouvriront un compte d'assistance. Ainsi dès que déterminés, les projets en question ne souffriront d'aucun problème de financement. Concernant l'enveloppe, Jean-Claude Gakosso a parlé d'un ''appui important'' apporté à l'université de Kintélé.
Ce don et d'autres, qui pourront suivre, permettront à l'université Denis Sassou N'Guesso de "s'affirmer davantage comme un espace panafricain dédié à la science et à la technologie", a souligné Bruno Jean Richard Itoua, le ministre congolais de l'enseignement supérieur. "L'excellence de la coopération entre la Chine et le Congo se confirme chaque jour davantage", a-t-il conclu.
Du côté de la Chine, Xia Huang, l'ambassadeur chinois a réitéré l'engagement de son pays à renforcer la coopération sino-congolaise. Selon lui, les actions entreprises par son pays au Congo, "illustrent la disponibilité du gouvernement chinois de traduire en actes concrets tous les engagements qu'il a pris pour faire avancer les relations d'amitié et de coopération". La Chine est plus que déterminée "à accompagner le Congo afin de relever les défis" qui s'y présentent, a ajouté le chef de la représentation chinoise au Congo.

Optimiste jusqu'au bout

Les responsables gouvernementaux à l'occasion de la signature de cet accord avec la Chine ne se sont pas empêchés de revenir sur la situation de crise que traverse le pays, avec optimisme. "Croyez-moi, nous allons résister à la tempête actuelle", a lancé le ministre des affaires étrangères. "Nous allons affronter les défis, et cela, qu'il s'agisse des discussions avec le Fonds Monétaire Internationale ou d'autres situations", insistera-t-il sous les yeux de ses homologues ministres de l'enseignement supérieur et de l'aménagement du territoire et des grands travaux, Jean Jacques Bouya. Restant dans la même dynamique, Jean-Claude Gakosso s'est réjoui de ce que ''l'essentiel'' des actions ''d'un développement soutenu'' réalisées ces dernières années au Congo, l'ait été avec une collaboration chinoise. 

Rien que cette année, c'est la seconde fois que la Chine apporte son soutien aux projets infrastructurels du Congo. En mai dernier, le président congolais Denis Sassou N'Guesso avait lancé les travaux de la construction d'un nouveau siège du parlement congolais, un projet financé par la Chine à plus de 34 milliards de francs CFA. 

jeudi 26 octobre 2017

L'international Ghanéen lance sa compagnie aérienne

Tech Media News

Les airs et les affaires, nouveau terrain de jeu de l’international ghanéen. Le terrible attaquant des Black stars a décidé de se lancer dans le transport aérien. Le joueur de football vient d’obtenir une licence d’autorisation devant lui permettre de faire décoller sa compagnie aérienne.

Après l'immobilier et l'événementiel, l'attaquant de l'équipe nationale ghanéenne, se trouve un nouveau terrain de jeu : les airs.  Asamoah Gyan, la brillante étoile des Black stars vient d'obtenir une licence d'autorisation du gouvernement ghanéen pour faire décoller sa compagnie aérienne.
L'annonce a été faite par le président Akufo-Addo lors du salon aéronautique africain 2017 tenu à l'aéroport international de Kotoka. Le salon African Airshow qui s'est ouvert ce 24 octobre et qui prend fin ce jeudi, est un événement dédié aux professionnels du secteur aérospatial. "Une première en Afrique."
"J'ai été, de sources sûres, informé que le capitaine de notre équipe nationale de football, Asamoah Gyan, a obtenu une licence de transporteur aérien et travaille fiévreusement pour établir une compagnie aérienne", a déclaré le président Akufo-Addo avant d'inviter les Ghanéens, "où qu'ils soient, à investir dans le secteur de l'aviation en pleine croissance ".

Le transport aérien, un secteur d'avenir au Ghana

De son côté, l'international ghanéen qui évolue au poste d'attaquant à Kayserispor en Turquie, à travers sa page Twitter, a exprimé ses ambitions de faire démarrer au plus vite et agrandir plus tard sa compagnie aérienne appelée "Baby Jet". Et pour décoller, la compagnie de l'un des meilleurs buteurs de l'histoire de la sélection ghanéenne de football, va commencera ses opérations avec la manutention de fret avant de s'étendre au transport de passagers, un secteur d'avenir en Afrique notamment au Ghana où le marché du transport aérien connait une forte croissance. 

Un constat fait par les acteurs de l'industrie de l'aviation en Afrique lors du premier jour du Salon africain de aéronautique et des expositions 2017. Selon les acteurs, le Ghana en passe de devenir le centre de l'aviation de la sous-région. 

"Le Ghana a fait beaucoup d'efforts pour se positionner en tant que centre en Afrique de l'Ouest, et nous pensons qu'il est en bonne voie pour y parvenir : il fait les bonnes choses car les insuffisances du système sont corrigées, surtout l'énorme terminal qui vient aider à prendre soin des passagers en transit", a souligné auprès de l'Agence Xinhua, Iyabo Sosina, secrétaire général de la Commission de l'aviation civile africaine (ACAC).

lundi 23 octobre 2017

Le Togo annule la conférence ministérielle de l'OIF prévu en novembre prochain à Lomé

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Le gouvernement togolais a décidé de suspendre la conférence de la Francophonie, qui devait se tenir fin novembre à Lomé, suite à un appel de l'opposition à trois nouvelles journées de manifestation contre le pouvoir.
"Le gouvernement togolais informe que la conférence ministérielle de la Francophonie ne pourra plus se tenir à Lomé du 24 au 26 novembre prochain", a annoncé le gouvernement dans un communiqué. Aucune raison n’a été donnée pour l’annulation de cette rencontre internationale. Toutefois, le Togo, qui héberge le bureau régional de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) pour l’Afrique de l’Ouest, traverse une grave crise politique depuis plus deux mois et doit faire face à une importante contestation sociale.
L’opposition togolaise a appelé lundi à trois nouvelles manifestations les 7, 8 et 9 novembre pour demander la démission du président Faure Gnassingbé et une limitation rétroactive du mandat présidentiel après deux mois de contestation populaire.
"Nous invitons les togolais de l’étranger comme de l’intérieur du pays à prendre part à ces manifestations pour dire au président Faure Gnassingbé que nous ne voulons plus qu’un seul togolais fasse plus de dix ans à la tête de ce pays", a déclaré le porte-parole de la coalition de l’opposition, Eric Dupuy. "Et sachant qu’il a déjà fait plus de dix ans, qu’il en tire les conséquences".
Il a aussi annoncé des meetings à l’intérieur du pays les 28, 29, 30 octobre ainsi que les 4 et 5 novembre.

Escalade de la violence 

Seize personnes, dont des adolescents et deux militaires lynchés par la foule, ont été tuées en à peine deux mois, selon un bilan établi par l’AFP. Les violences ont aussi fait quelque 200 blessés.
La semaine dernière, la secrétaire générale de l’OIF, Michaëlle Jean, a "déploré l’escalade de la violence" dans ce petit pays d’Afrique de l’Ouest, assurant maintenir "des contacts réguliers avec les plus hautes autorités togolaises ainsi qu’avec les partenaires régionaux et internationaux".
Début octobre, la coalition de l’opposition avait "décidé de ne pas rencontrer la mission de l’OIF", en visite au Togo pour faciliter le dialogue entre les deux parties, arguant ne pas vouloir rencontrer la présidente de cette délégation, Aichatou Mindaoudou.
Diplomate et ancienne ministre du Niger voisin, elle est accusée par l’opposition d’avoir facilité l’ascension au pouvoir de Faure Gnassingbé en 2005, dans un climat de forte répression qui avait fait 500 morts, selon les Nations unies.

Aucune déclaration publique d’un chef d’État sur la situation

Ni le président Gnassingbé ni aucun chef d’État de la région ne s’est exprimé publiquement sur cette crise. Le président béninois Patrice Talon s’est toutefois rendu à deux reprises à Lomé pour rencontrer son homologue, et le ministre ivoirien de la Défense s’est également entretenu avec la présidence.
Le ministre gambien des Affaires Etrangères, Ousainou Darboe, a demandé la démission de Faure Gnassingbé lundi par voie de presse, déclenchant les foudres du gouvernement togolais, qui s’est dit "indigné" dans un communiqué publié lundi soir.
"Robert Dussey (son homologue togolais) proteste avec force contre cette déclaration irresponsable et rejette cette injonction", note le communiqué du ministère des Affaires Etrangères, soulignant que Faure Gnassingbé a été élu.

mardi 26 septembre 2017

Moïse Katumbi veut faire appel à la rue si Joseph Kabila ne quitte pas le pouvoir avant la fin de l’année

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Moïse Katumbi a menacé mardi de faire appel à la rue comme la Constitution l'y autorise si le président Joseph Kabila ne quitte pas le pouvoir et n'organise pas des élections d'ici au 31 décembre prochain en RDC.
 "S’il n’y a pas élection, le président Kabila doit partir le 31 décembre. Et nous allons faire appel à la rue parce que la Constitution le permet", a déclaré Moïse Katumbi à la chaîne de télévision France 24.
Avant d’ajouter : "Si le président Kabila n’organise pas des élections au 31 décembre, il y aura une transition sans Kabila. Nous allons faire appel officiellement au peuple congolais pour chasser le président Kabila", a-t-il martelé. L’ex-gouverneur du Katanga et richissime homme d’affaires passé à l’opposition en septembre 2015 a argumenté sa menace en citant l’article 64 de la Constitution stipulant que "Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution".

« S’il décide de partir, le président Kabila va rester au pays »

"S’il part, je ne suis pas d’accord qu’on puisse poursuivre un ancien président et son entourage", a par ailleurs affirmé Moïse Katumbi. "S’il décide de partir, le président Kabila va rester au pays, il est sénateur à vie, et le président va continuer avec ses affaires", a encore précisé l’opposant.
Moïse Katumbi, qui vit entre la Belgique et la France après avoir été condamné à trois ans de prison dans une affaire immobilière, une affaire qualifiée par les évêques catholiques de "mascarade" dans un rapport confidentiel, a  de nouveau annoncé qu’il préparait son retour en RDC.
Le contexte politique de la RDC ne cesse de se tendre à mesure qu’approche l’ultimatum de l’opposition, qui réclame le départ de Joseph Kabila d’ici à la fin de cette année et l’organisation de la présidentielle avant le 31 décembre 2017, comme le prévoit un accord politique conclu le 31 décembre 2016.

mardi 8 août 2017

Mark Zuckerberg futur président des Etats-Unis ?

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Mark Zuckerberg se verrait-il succéder à Donald Trump ? Depuis quelques mois, la rumeur enfle quant aux intentions du fondateur de Facebook pour la prochaine présidentielle américaine. Ce que semble confirmer le recrutement, il y a quelques jours, d’un ancien conseiller du clan Clinton.

Si ce n’est pas une campagne électorale, cela y ressemble fortement. Depuis janvier, Mark Zuckerberg a entrepris de visiter "tous les états" américains qu’il ne connaît pas, afin "d’apprendre sur les espoirs et les défis des gens", à en croire sa page Facebook. A l’époque, la presse s’interrogeait déjà sur ce cachait une telle initiative. Et à raison. Car un récent élément vient conforter l’hypothèse que le fondateur de Facebook convoiterait bel et bien la Maison Blanche.

Un sondeur aguerri aux campagnes

En effet, selon le très pointu site Politico, le milliardaire de 33 ans et son épouse viennent de recruter Joel Benenson au sein de leur fondation : la Chan Zuckerberg Initiative en tant que consultant. Du moins officiellement.
Car le fort de ce "grand manitou des sondages" est moins la philanthropie que la politique. Le magazine GG parle même de lui comme "le seul sondeur démocrate de l’histoire à avoir joué un rôle clé dans trois campagnes présidentielles victorieuses, faisant de lui l’homme de la situation pour quiconque voudrait prendre la température politique".

Zuckerberg dément

Les doutes sur les véritables ambitions d’un des hommes les plus puissants du monde (le 10ème en 2016 selon Forbes derrière Poutine, Trump, le Pape François ou Bill Gates) sont donc plus que permis. En mai dernier, alors que le trentenaire se trouvait dans l’Iowa, le premier état à organiser des primaires, la confusion des genres entre oeuvre de bienfaisance et campagne électorale était telle que le "Zuk" a dû démentir de briguer la présidence des Etats-Unis sur son propre réseau social.
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Zuckerberg 2020 ?

Le recrutement de Joel Benenson n’est pas le seul signal émis qui laisse à penser que Mark Zuckerberg se verrait pourtant bien succéder à Donald Trump. Avant lui, deux anciens directeurs de campagne présidentielles victorieuses : David Plouffe (Barack Obama, 2008) et Ken Mehlal (George W Bush, 2004) l’ont rejoint depuis janvier.
D’autres professionnels de la politique viennent également grossir les rangs : la conseillère en communication Amy Dudley, et l’ancien photographe de la Maison Blanche Charles Ommanney, qui a contribué à construire l’image du président Obama.
Autre élément, le très influent network CNN a publié en mai la liste de 22 personnalités démocrates susceptibles de pouvoir affronter le candidat Républicain, très probablement Donald Trump, en novembre 2020.
Parmi elles, l’ancien Vice-président d’Obama : Joe Biden, l’ancien candidat à la primaire Bernie Sanders, mais aussi Mark Zuckerberg. Même si CNN ne voit pas le créateur de Facebook concourir dans la course à la présidence dès 2020, la chaîne d’information reconnaît que "son ubiquité et son immense fortune personnelle ferait de lui un candidat intrigant".