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lundi 8 janvier 2018

Éducation, ces nouvelles fabriques des élites

Sur tout le continent, des entrepreneurs nouvelle génération fondent des établissements haut de gamme, souvent soutenus par des fonds privés. Objectif : faire émerger les dirigeants de demain.
Tech Media News

Et si les maux de l’Afrique étaient essentiellement liés à un manque de leadership ? Des entrepreneurs d’un genre nouveau en sont persuadés et se disent déterminés à faire émerger des dirigeants capables de porter la transformation de toute l’économie africaine. Leur stratégie ? Multiplier les universités haut de gamme pour former l’élite du futur. "Je voudrais pouvoir imprégner les étudiants d’un sens profond de l’engagement, tout en leur donnant des compétences pour innover et entreprendre", affirme le Ghanéen Patrick Awuah.
Ex-manager de Microsoft, il en a démissionné pour créer en 2002 l’université Ashesi dans la petite ville de Berekuso, à 30 km d’Accra. Immenses salles de classe ultra-connectées, laboratoires modernes, bibliothèque… un campus international à l’américaine dans un paisible et luxuriant îlot de 40 hectares. Venus de l’ensemble du continent et notamment du Kenya, du Rwanda, d’Afrique du Sud et du Zimbabwe, ses quelque 900 étudiants doivent s’acquitter d’environ 9 000 dollars de frais de scolarité par an. Mais grâce à un partenariat établi avec l’université, la fondation MasterCard prend en charge la scolarité de plus de la moitié d’entre eux. "Ils contribueront à l’amélioration du continent", parient les responsables de la fondation.

Modèle écoles de commerce

Bien qu’il valorise le modèle américain, Patrick Awuah mise sur l’africanisation de son université. Son architecture s’inspire des cours traditionnelles d’Afrique de l’Ouest ; le nom de l’établissement signifie "commencement", en akan, et son logo renvoie à des symboles de cette culture. Elle propose six cursus différents de quatre ans, tels que le management des systèmes d’information et les ingénieries informatique, électrique et électronique ou encore mécanique.
Conçus comme les "business games" des écoles de commerce occidentales, les cours se veulent participatifs. Par groupe de six à dix, les étudiants choisissent une problématique à laquelle doit faire face le Ghana. Ils ont ensuite deux semestres pour trouver des solutions. Les projets sont présentés devant toute l’université, et les quinze les plus aboutis sont transformés en entreprises grâce aux soutiens de fondations partenaires. Patrick Awuah affirme que ses étudiants ont un taux d’insertion professionnelle de 90 %, six mois après l’obtention de leur diplôme.
Lauréat du Wise Prize for Education 2017, présenté comme le Nobel du secteur, il voudrait désormais étendre le modèle à tout le continent et milite pour une "panafricanisation" de l’éducation. Depuis cinq ans, il multiplie les programmes d’échanges avec des universités africaines. En 2017, il a invité une douzaine d’entre elles à créer une plateforme collaborative commune.

6 000 candidatures

Autre Ghanéen piqué par ce virus de l’éducation nouvelle génération, Fred Swaniker, diplômé de la Stanford Business School, a créé l’African Leadership Academy (ALA), un programme qui vise à encourager l’esprit entrepreneurial chez les jeunes Africains. Créé en partenariat avec le Camerounais Acha Leke, consultant du cabinet McKinsey, et deux amis, Peter Mombaur et Chris Bradford, l’ALA a déjà accueilli plus de 700 étudiants à très fort potentiel issus de tout le continent.
Mais son initiative la plus médiatisée reste l’African Leadership University. Ses deux campus haut de gamme ont représenté chacun un investissement de 100 millions de dollars. Considéré comme le Harvard de l’Afrique, le premier, dirigé par Graça Machel, a ouvert à Maurice en 2013 ; basé à Kigali, au Rwanda, le second est opérationnel depuis septembre 2017. Ils accueillent chacun quelque 300 étudiants, en provenance d’une trentaine de pays.
"À l’horizon 2060, Fred Swaniker rêve de former 3 millions de leaders africains dans un réseau de 25 universités"








Fred Swaniker dit avoir reçu chaque fois plus de 6 000 candidatures en provenance de 54 pays en moins de seize jours. Un record, au regard du coût de la formation : 10 000 dollars annuels par élève sur quatre ans. Mais l’université, qui se finance grâce à des levées de fonds, prend en charge tout ou partie des frais de scolarité. En échange, les élèves s’engagent à lui reverser entre 2 et 10 % de leur future rémunération pendant dix ans. "Un bon compromis, quand on sait que la durée d’un prêt étudiant – quand on en obtient un – peut excéder vingt ans", estime Fred Swaniker.
Confidentiel. À l’horizon 2060, il rêve de former 3 millions de leaders africains dans un réseau de 25 universités (pour un coût global de 2,5 milliards de dollars). Il mise aussi sur le recrutement de 25 % de ses effectifs hors du continent, pour des frais de scolarité compris entre 20 000 et 24 000 dollars annuels.

Fondations

Certains étudiants voient leur cursus sur le continent ou ailleurs financés par de généreux mécènes au travers de fondations. Pionnier en la matière, Nelson Mandela a parrainé en 2002 une initiative du Rhodes Trust. Ce fonds a alors donné 10 millions de livres sterling à la Fondation Mandela Rhodes. Depuis 2005, une vingtaine d’étudiants, essentiellement sud-africains et zimbabwéens, sont entièrement pris en charge pour suivre un programme d’exception d’une année.
Le cursus, qui se veut lui aussi panafricain mais reste confidentiel, repose sur quatre grands thèmes : leadership, entrepreneuriat, réconciliation et éducation. Les étudiants se rencontrent lors de retraites informelles avant la rentrée, puis repartent en milieu d’année pour des bosberaad ("conférences en brousse") à travers le pays. Il s’agit d’échanger sans stress sur des questions de haute importance.
L’Anglo-Soudanais Mo Ibrahim entend lui aussi créer une pépinière de futurs leaders africains en finançant un programme de bourses de leadership. Très sélectif, il offre aux heureux élus l’occasion de se former au plus haut niveau dans des institutions africaines comme la BAD ou des organismes multilatéraux ayant pour vocation d’améliorer les perspectives économiques et sociales de l’Afrique.

Université Panafricaine

L’Union africaine (UA) fait aussi le pari d’une éducation haut de gamme avec son Université panafricaine (UPA). En lien avec les problématiques régionales, ses programmes sont destinés à former des cadres de haut niveau dans des organismes de développement. Elle compte cinq pôles dans les cinq régions du continent : sciences de la gouvernance et de l’intégration régionale en Afrique centrale (Cameroun), informatique et mathématiques en Afrique de l’Est (Kenya), sciences de la terre et de l’agriculture en Afrique de l’Ouest (Nigeria), sciences minières en Afrique du Nord (Algérie), sciences spatiales, à venir, en Afrique australe.
Chaque promotion compte quelque 70 étudiants, rigoureusement sélectionnés à Bac +3 dans les 54 États africains. Mais près de 15 % des étudiants enregistrés sont originaires des pays hôtes. Au Cameroun, par exemple, parmi les 58 élèves de la ­deuxième promotion, 15 sont des locaux. Formés pour intégrer l’UA, ils comptent parmi leurs enseignants des experts qui ont fait leurs preuves dans le management des institutions internationales, et même des Premiers ministres.
Chaque mois, ils perçoivent une allocation comprise entre 750 et 1 100 dollars. Mais le coût de la formation, entièrement pris en charge par l’UA et ses partenaires suédois ou japonais, est tenu secret.

Agir à la racine

Le financier camerounais Cyrille Nkontchou, fondateur du groupe Enko Education, fait partie de ceux qui estiment que pour faire émerger des profils africains de qualité, compétitifs à l’international, il faut agir en amont. Présent au Cameroun, en Afrique du Sud, au Mozambique, en Côte d’Ivoire et au Sénégal, son réseau panafricain de huit établissements du secondaire a pour vocation de permettre aux élèves d’intégrer les meilleures universités au monde, grâce à leur baccalauréat international (BI), pour des coûts de formation compris entre 2 000 et 4 000 dollars annuels.
Formés à Yaoundé, quelques-uns des douze premiers bacheliers d’Enko ont pu intégrer Yale, l’Imperial College de Londres ou encore les universités canadiennes de Toronto et de la Colombie britannique à la rentrée 2017.

jeudi 14 décembre 2017

Femmes d’affaires, un leadership engagé

Tech Media News
Encore rares au sein des états-majors, les dirigeantes s’impliquent pour permettre à davantage de femmes d’atteindre les plus hautes fonctions.


La soif d’égalité et de reconnaissance chevillée au corps, ces femmes ont toutes une ambition commune : participer au développement du continent. De Binta Touré, Directrice Générale d’Oragroup, à Rosemary Yeboah, Directrice Exécutive d’Ecobank Ghana, en passant par Ibukun Awosika, Directrice de First Bank of Nigeria, et Janine Diagou, PDG de l’assureur NSIA, Anta Babacar Ngom, Directrice Générale de SEDIMA, de nombreuses dirigeantes africaines ont pris part en mars derniers à Genève aux débats du dernier Africa CEO Forum. 
L’occasion pour Tania Holt, associée chez McKinsey à Johannesburg, auteure en 2016 du rapport "Women Matter Africa" (Les femmes comptent en Afrique), de rappeler que, "bien que 40 % des postes de middle management soient occupés par des femmes sur le continent, elles ne représentent que 5 % des CEO".
"Beaucoup travaillent à chaque échelon, mais peu auront la possibilité d’atteindre le niveau stratégique", poursuit Madeleine Berre, Ministre gabonaise du Commerce, qui, après avoir accompli ses études au Gabon et en France, a passé dix ans chez PwC avant de devenir Directrice juridique de Deloitte, à Libreville.
Et d’évoquer les innombrables obstacles qui bloquent, trop souvent encore, l’évolution de leur carrière et leur accès à des postes de premier plan.
À commencer par les préjugés tenaces sur leurs compétences. "Lorsque j’allais voir la clientèle, on me demandait souvent si j’étais bien la Directrice Générale de la filiale. Cela n’était pas naturel qu’une femme conduise une délégation", poursuit la ministre.

Beaucoup de préjugés

Une fois en fonction, les femmes peinent ensuite à concilier pleinement réussite professionnelle et épanouissement dans la sphère privée.
"Mon employeur estimait que, du fait de ma maternité, je n’étais pas en mesure de suivre nombre de dossiers. On m’a enlevé le suivi de certains secteurs : j’ai été discriminée", témoigne ainsi Madeleine Berre. L’ancienne patronne des patrons gabonais estime avoir perdu trois ans de carrière en raison de ses maternités.
C’est avant tout, pour Rosemary Yeboah, une affaire d’éducation "qui cantonne les filles à un rôle secondaire et ne les incite que trop peu à prendre la parole en public".
Mais le principal aspect se dégageant de ces échanges, c’est que les dirigeantes africaines savent prendre leur destin en main et montrer que la situation n’a rien d’insurmontable.
Si, la plupart du temps, elles se cooptent pour intégrer des conseils d’administration, "elles ont aussi su créer des outils, comme le Boardroom Africa, lancé par la Sud-Africaine Marcia Ashong, qui doit constituer une base de données de femmes très qualifiées, ou le Women’s Investment Club Sénégal, dont l’objectif est de devenir un capital-risqueur consacré aux projets portés par la gent féminine", souligne Oulimata Sarr, conseillère régionale d’ONU Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et l’Afrique centrale.
Des initiatives que ces dirigeantes comptent développer dans les prochains mois. "Ces femmes avec de hautes responsabilités représentent toutes les femmes, car leurs décisions affectent le continent entier", estime Oulimata Sarr.

Un équilibre vie personnelle et vie professionnelle pour les femmes

Ayant noué des liens étroits durant la session, elles ont émis plusieurs recommandations en vue d’améliorer l’accès des femmes aux postes de décision, prônant la systématisation des mentors, la promotion de la flexibilité des horaires pour "établir un bon équilibre entre vie personnelle et vie professionnelle", et la mise en place de mesures promouvant la mixité dans les conseils d’administration, comme cela a déjà été fait au Rwanda.
Mais, selon Jennifer Blanke, vice-présidente de la BAD pour l’agriculture et le développement humain et social, "il ne s’agit pas seulement de gravir les échelons mais de savoir quoi faire une fois arrivée au sommet", et donc de construire une autre manière de manager. "Un leadership engagé", juge Oulimata Sarr.

mercredi 13 décembre 2017

Ces pays pétroliers africains qui vont pâtir de la décision de la Banque mondiale

Tech Media News
Coup de semonce dans le monde des énergies fossiles. Depuis Paris où se tient le One Planet Summit, la Banque mondiale (BM) a annoncé qu’à partir de 2019, elle ne financera plus l’exploration et l’exploitation de projets d’hydrocarbures pour se conformer à l’accord de Paris paraphé lors de la COP21. Une décision qui pourrait impacter beaucoup de pays africains.

1,6 milliard de dollars ! C'est l'enveloppe de la Banque mondiale consacrée à l'industrie du pétrole et du gaz en 2016. Mais ce chèque qui représente moins de 5 % de la totalité des financements accordés dans ce domaine en 2016, pourrait fondre comme neige au soleil.

Sueurs froides chez les producteurs et futurs émirats pétroliers d'Afrique

En marge du One Planet Summit, co-organisé par le Groupe de la Banque mondiale, l'ONU et la France, l'institution présidée par Jim Yong Kim fixe à 2019, la fin de ses financements accordés à l'exploration et à l'exploitation du gaz et du pétrole.
Une décision justifiée par la volonté de la Banque mondiale de s'aligner sur les objectifs de l'Accord de Paris, signé lors de la COP21 et par lequel, la plupart des pays, exception faite des Etats-Unis de Donald Trump qui s'en sont retirés, s'engagent à lutter contre le réchauffement climatique. L'institution de Bretton Woods, basé à Washington, devient ainsi, la première organisation internationale à prendre une telle mesure.
Cette dernière risque pourtant d'impacter plusieurs pays notamment africains qui voyaient un avenir économique prometteur écrit à l'encre de l'or noir. La désillusion sera grande pour les producteurs de pétrole africains notamment des pays du Golfe de Guinée comme le Nigéria, l'Angola, le Gabon, le Congo, la Guinée Equatoriale ou encore le Ghana, d'Afrique du nord dont l'Algérie, l'Egypte, la Libye dont les économies, durablement impactées par la chute des cours, ont dû s'atteler à la diversification de leurs économies, non sans s'attendre à une reprise pour doper leur croissance moribonde.
En revanche, dans un autre camp, l'annonce de la Banque mondiale a dû provoquer des sueurs froides. Il s'agit des pays qui se découvrent des richesses en or noir dans leur sous-sol ou en offshore et se rêvaient déjà en émirats pétroliers en terre africaine. Dans le lot, le Ghana, le Niger, le Tchad, la Mauritanie, le Sénégal et même la Tunisie où les potentialités en cours d'exploitation ou de recensement, présageaient des leviers pour booster l'économie.

Une obligation de voir un avenir diversifié et en vert pour l'Afrique

Dans une moindre mesure, la "fin du pétrole" dont l'acte de l'arrêt du financement a été prématurément rédigé par la Banque mondiale devrait impacter les Etats-Unis, la Chine et l'Union Européenne, principaux consommateurs du pétrole africain qui constituent une source d'approvisionnement complémentaires à leurs besoins en or noir.
L' espoir est cependant permis. Dans l'annonce de sa décision tonitruante, la BM a laissé une exception qui fait figure de brèche pour les Africains qui souhaitent profiter de financement pour développer leur industrie du pétrole. Certaines "circonstances exceptionnelles" peuvent permettre aux "pays les plus pauvres où il y a un déficit clair en terme d'accès à l'énergie" de bénéficier de prêts de la BM pour l'exploration et  l'exploitation des hydrocarbures. La seule condition dans cette exception pour ces pays est que ces financements ne soient pas contraires à leurs engagements dans l'accord de Paris qu'ils ont signé en 2015, ce qui réduit considérablement la liste des pays qui peuvent en bénéficier. 

jeudi 26 octobre 2017

L'international Ghanéen lance sa compagnie aérienne

Tech Media News

Les airs et les affaires, nouveau terrain de jeu de l’international ghanéen. Le terrible attaquant des Black stars a décidé de se lancer dans le transport aérien. Le joueur de football vient d’obtenir une licence d’autorisation devant lui permettre de faire décoller sa compagnie aérienne.

Après l'immobilier et l'événementiel, l'attaquant de l'équipe nationale ghanéenne, se trouve un nouveau terrain de jeu : les airs.  Asamoah Gyan, la brillante étoile des Black stars vient d'obtenir une licence d'autorisation du gouvernement ghanéen pour faire décoller sa compagnie aérienne.
L'annonce a été faite par le président Akufo-Addo lors du salon aéronautique africain 2017 tenu à l'aéroport international de Kotoka. Le salon African Airshow qui s'est ouvert ce 24 octobre et qui prend fin ce jeudi, est un événement dédié aux professionnels du secteur aérospatial. "Une première en Afrique."
"J'ai été, de sources sûres, informé que le capitaine de notre équipe nationale de football, Asamoah Gyan, a obtenu une licence de transporteur aérien et travaille fiévreusement pour établir une compagnie aérienne", a déclaré le président Akufo-Addo avant d'inviter les Ghanéens, "où qu'ils soient, à investir dans le secteur de l'aviation en pleine croissance ".

Le transport aérien, un secteur d'avenir au Ghana

De son côté, l'international ghanéen qui évolue au poste d'attaquant à Kayserispor en Turquie, à travers sa page Twitter, a exprimé ses ambitions de faire démarrer au plus vite et agrandir plus tard sa compagnie aérienne appelée "Baby Jet". Et pour décoller, la compagnie de l'un des meilleurs buteurs de l'histoire de la sélection ghanéenne de football, va commencera ses opérations avec la manutention de fret avant de s'étendre au transport de passagers, un secteur d'avenir en Afrique notamment au Ghana où le marché du transport aérien connait une forte croissance. 

Un constat fait par les acteurs de l'industrie de l'aviation en Afrique lors du premier jour du Salon africain de aéronautique et des expositions 2017. Selon les acteurs, le Ghana en passe de devenir le centre de l'aviation de la sous-région. 

"Le Ghana a fait beaucoup d'efforts pour se positionner en tant que centre en Afrique de l'Ouest, et nous pensons qu'il est en bonne voie pour y parvenir : il fait les bonnes choses car les insuffisances du système sont corrigées, surtout l'énorme terminal qui vient aider à prendre soin des passagers en transit", a souligné auprès de l'Agence Xinhua, Iyabo Sosina, secrétaire général de la Commission de l'aviation civile africaine (ACAC).

dimanche 30 juillet 2017

Le GhanaSat-1, qui a été développé par des étudiants de l'Université All Nations à Koforidua, a été envoyé en orbite du Centre spatial international

Tech Media News

Près de 400 personnes chargées d'émotions - y compris les ingénieurs - s'étaient rassemblées dans cette ville du sud du Ghana pour regarder en direct la vidéo live du lancement. Le premier signal a été reçu peu de temps après.
C'est l'aboutissement d'un projet de deux ans, qui a coûté 50 000 $ (£ 40 000).
Il a reçu le soutien de l'Agence japonaise d'exploration aérospatiale (JAXA).
Le satellite sera utilisé pour surveiller le littoral du Ghana à des fins de cartographie et pour renforcer les capacités en science et technologie spatiales.


Le coordinateur du projet, le Dr Richard Damoah, a déclaré qu'il marquait un nouveau départ pour le pays. "Cela nous a ouvert la porte à de nombreuses activités de l'espace", a-t-il déclaré à la BBC. "Je veux aider également à former la prochaine génération sur la façon de renforcer l'usage des satellites dans différentes activités autour de notre région. Par exemple, la surveillance des mines illégales est l'une des choses que nous cherchons à accomplir".