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lundi 4 décembre 2017

Facebook ouvre de nouveaux bureaux à Londres et renforce ses effectifs

Tech Media News

Bonne nouvelle pour la Grande-Bretagne. Alors qu'ils se préparent à quitter l’Union Européenne le 29 mars 2019, le Royaume-Uni reste malgré tout le territoire de prédilection de Facebook en Europe. En effet, la firme américaine a ouvert ce lundi matin de nouveaux bureaux à Londres pour faire de la capitale britannique son plus important centre d’ingénierie en dehors des États-Unis.
Le nouveau site, situé dans le centre de Londres à proximité d’Oxford Street, accueillera des ingénieurs, des développeurs, ainsi que des équipes marketing et commerciales. Conçu par l’architecte Frank Gehry (Guggenheim à Bilbao, Maison dansante à Prague, Fondation Louis-Vuitton à Paris…), le bâtiment est étalé sur sept étages et 23 000 mètres carrés. Il abritera notamment un incubateur interne de start-up, baptisé "LDN_LAB".

2 300 employés au Royaume-Uni d’ici fin 2018

Preuve supplémentaire de sa confiance au Royaume-Uni, Facebook a également annoncé la création de 800 emplois à Londres pour agrandir son siège social sur le territoire britannique. Les nouveaux collateurs seront principalement affectés à des postes d’ingénierie. Prévue pour 2018, cette phase recrutement portera à 2 300 employés les effectifs de Facebook en Grande-Bretagne d’ici la fin de l’année prochaine. "L’écosystème entrepreneurial dynamique du Royaume-Uni et sa réputation internationale d’excellence en ingénierie en font l’un des meilleurs endroits au monde pour bâtir une entreprise de technologie", a expliqué Nicola Mendelsohn, vice-présidente de Facebook pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) pour justifier la stratégie du réseau social au Royaume-Uni.
Les ambitions de Facebook outre-Manche sont une bouffée d’oxygène pour le gouvernement britannique qui s’est d’ores et déjà mis en ordre de bataille pour éviter la fuite des talents et des géants du numérique présents sur son territoire. En novembre, le Royaume-Uni a ainsi dévoilé un plan de 80 millions de dollars pour retenir les entrepreneurs sur son territoire. De plus, le gouvernement britannique a annoncé le doublement du nombre de visas délivrés aux travailleurs hautement qualifiés. Le plafond de ces visas spéciaux est désormais fixé à 2 000, contre 1 000 auparavant. En parallèle, Facebook, Snap et Google ont prévoient d’augmenter leurs effectifs au Royaume-Uni. L’an passé, la filiale d’Alphabet a même annoncé la constriction de nouveaux bureaux à Londres qui accueilleront plus de 7 000 employés. De quoi permettre au Royaume-Uni d’aborder un peu plus sereinement le Brexit.

mercredi 20 septembre 2017

Google et l’audiovisuel français s’allient pour lutter contre le piratage de vidéos sur YouTube


Tech Media News

Si Google entretient une relation glaciale avec Bercy, le ton est en revanche nettement plus chaleureux avec le Ministère de la Culture. Et pour cause, la filiale d’Alphabet vient de signer un accord inédit avec les représentants de l’audiovisuel français pour lutter ensemble contre le piratage. L’alliance conclue au Ministère de la Culture avec l’Association française de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle (ALPA), sous l’égide du Centre National du Cinéma (CNC), doit permettre de bloquer plus rapidement les contenus illicites sur YouTube, propriété de Google depuis octobre 2006.
Dans le cadre de l’accord, Google mettra désormais à disposition de l’ALPA son outil d’identification et de gestion des droits, baptisé "Content ID". Celui-ci permettra ainsi de centraliser l’ensemble des demandes de propriétaires lésés par des vidéos piratées pour les bloquer dans les plus brefs délais. "Nous ne souhaitons pas que les fraudeurs utilisent nos plateformes au détriment des créateurs", a déclaré Carlo d’Asaro Biondo, responsable des partenariats pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Google. Par ailleurs, Google fournira un soutien financier à l’ALPA ainsi qu’un accompagnement des ayants droit au travers de formations.

Un nouveau "plan d’action contre le piratage"

Cette alliance inédite est la première étape d’un "plan d’action contre le piratage", selon Françoise Nyssen, la Ministre de la Culture. L’application de ce dispositif vise à lutter contre les sites "contrefaisants", à promouvoir l’offre légale et à "inculquer le respect du droit d’auteur", a expliqué la ministre. Le chantier est immense pour le gouvernement dans la mesure où 13 millions d’internautes se sont livrés au piratage en France l’an passé, selon une étude du cabinet EY. Le piratage aurait ainsi généré un manque à gagner de 1,35 milliard d’euros dans l’Hexagone.
Pour lutter contre le piratage, le gouvernement s’appuie également sur la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet (Hadopi). Cependant, l’organisme est vivement critiqué pour son manque d’efficacité depuis son instauration en 2009. La Hadopi devait même dans un premier temps disparaître en 2022. Les députés avaient en effet acté la mort de l’institution en avril 2016. Cependant, le gouvernement a finalement sauvé l’autorité indépendante en déposant un amendement, adopté par la commission des lois du Sénat, en mai 2016. Dans son rapport d’activité, publié en janvier, la Hadopi indiquait 122 millions de saisines, réalisées depuis octobre 2010, et 7,58 millions de mails d’avertissement envoyés. Au total, 201 poursuites judiciaires ont été engagées pour 72 condamnations.

Cyber-sécurité, les américains GE et HP nouent un partenariat stratégique pour le marché Africain

Tech Media News

Les Américains General Electric (GE) et Hewlett Packard Enterprise (HPE) annoncent leur collaboration pour la fourniture de services de cyber-sécurité en Afrique. Le marché du nord du continent et celui de l’Afrique du Sud seront prioritaires dans la première phase de déploiement des solutions proposées par les deux firmes.

Les entreprises africaines vont avoir un nouveau choix parmi les solutions de cyber-sécurité qui leur étaient jusqu'ici proposées. General Electric (GE) et Hewlett Packard Enterprise (HPE) viennent de signer un "partenariat stratégique" qui couvrira le Moyen-Orient, l'Afrique et la Turquie, indique le communiqué officiel rendu public. 
Pendant trois ans, les deux firmes américaines s'engagent ainsi à proposer, dans la région, des solutions industrielles numériques révolutionnaires de GE Digital (la branche spécialisée du groupe GE). L'une d'elles, OpShield, est dédiée à la protection des infrastructures critiques. Elle permet, entre autres, de réduire le temps d'arrêt non planifié, le risque de dommages à la réputation et de vol de propriété intellectuelle en raison d'incidents cybernétiques, ou encore d'améliorer la protection des actifs contre les dommages liés à la cyber-efficacité.

Afrique du Nord et Afrique du Sud, deux priorités

Les services issus de ce nouveau partenariat étant distribués via le réseau de HPE sur le Continent, les équipes locales de celle-ci seront formées aux solutions de GE Digital, afin d'assurer leur maîtrise. Au cours de la première année de collaboration en outre, les deux firmes entendent se focaliser sur le marché d'Afrique du Nord et celui d'Afrique du Sud. "Ce partenariat permettra à nos clients et partenaires les plus importants de la région de commencer le parcours de la transformation numérique dans un environnement sécurisé", a déclaré Ali Saleh, vice-président principal et chef commercial de GE Digital MEA.
Pour Johannes Koch, directeur général Moyen-Orient et Afrique pour HPE, la collaboration avec GE représente un moyen pour les entreprises africaines notamment de se mettre à l'abri du contexte de cyber-attaques actuel.
"L'exigence de sécurité dans les technologies de l'information et les environnements technologiques opérationnels, ainsi que la nécessité de protéger les infrastructures critiques, font de cet accord une opportunité idéale pour nos partenaires", a-t-il commenté.
Avec l'évolution des technologies, la cyber-sécurité à est devenue un enjeu crucial pour l'économie mondiale et l'Afrique n'est pas en reste. Selon les statistiques de Kaspersky Security Network (KSN), le nombre de notifications de ransomwares(logiciel malveillant) dans la région Moyen-Orient, Afrique et Turquie a grimpé de 36% au premier trimestre 2017, par rapport à la même période de l'année dernière. Une proportion qui devrait s'accroître avec le temps, selon les experts, en raison de la disponibilité accrue du ransomware en tant que service dans l'écosystème de cyber-criminalité. Par ricochet, le besoin en cyber-sécurité pour les entreprises africaines notamment devrait être encore plus important au cours des prochaines années.
Ainsi, les solutions proposées par GE et HPE viennent s'ajouter aux services déjà proposés un peu partout en Afrique, comme c'est le cas depuis juin dernier du français Systemis en République démocratique du Congo (RDC).