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jeudi 16 août 2018

Huawei, le loup chinois qui a détrôné Apple et rêve du 1er rang mondial


Tech Media News
Ren Zhengfei, fondateur du mastodonte chinois des télécoms Huawei, compare son groupe à un loup acharné ne lâchant jamais sa proie: quasi-banni des Etats-Unis, Huawei vient de détrôner Apple comme numéro deux mondial des smartphones et défie ouvertement le leader planétaire Samsung.
Depuis 2010, le californien Apple et le sud-coréen Samsung se disputent âprement les deux premières marches du podium des meilleures vendeurs de smartphones à l’échelle du globe.
Mais le duopole s’est vu bousculé au deuxième trimestre par Huawei: le chinois a écoulé 54,2 millions de téléphones (15% du marché mondial), selon le cabinet IDC, devançant les 41,3 millions d’iPhones vendus par Apple. Samsung reste largement en tête (71,5 millions d’unités).
Quasiment privé d’accès au crucial marché américain, Huawei propose des smartphones premium en Europe, tout en adaptant sa gamme aux marchés en développement.
"Il y a une amélioration grandissante de l’image et de la reconnaissance de la marque Huawei. Il se différencie et positionne ses produits sur tout le spectre des gammes et prix", observe Tarun Pathak, expert du cabinet

Ex-ingénieur de l’armée chinoise, M. Ren, 73 ans aujourd’hui, a fondé Huawei en 1987 avec quelques milliers de dollars, se concentrant sur les technologies de réseaux télécoms, jusqu’à en faire un leader mondial des équipementiers, pionnier reconnu de la 5G.
L’entreprise s’est dotée d’une branche téléphones mobiles en 2003, avec un succès fulgurant d’abord en Chine puis ailleurs en Asie. Avant d’afficher ses ambitions en Europe, où il s’arroge environ 10% du marché (contre 25%-30% pour Apple et Samsung): après des présentations à Londres et Barcelone, le groupe chinois a lancé en mars à Paris son nouveau modèle P20
Numéro un en 2019?
Son atout: des smartphones à grand écran équipés d’une mémoire d’une capacité inédite et d’un puissant capteur-photo jusque 40 mégapixels développé avec l’allemand Leica pour un prix de lancement de 650 à 900 euros.
Huawei connaît en revanche un échec cuisant aux Etats-Unis, où le passé militaire de son fondateur avive les suspicions d’espionnage: le groupe s’est vu bannir de projets d’infrastructures américains pour des raisons invoquées de sécurité nationale.
En début d’année, Huawei a également vu les opérateurs américains AT&T et Verizon, puis le distributeur électronique BestBuy, renoncer à proposer ses smartphones, sur fond de vives pressions du Congrès.
Le groupe de Shenzhen nie farouchement tout lien avec le régime de Pékin.
Dans ce contexte, "l’importance du dépassement d’Apple par Huawei ne peut être sous-estimée", insiste Ben Stanton, expert du cabinet Canalys. "L’exclusion des Etats-Unis l’a obligé à travailler plus dur encore en Asie et en Europe".
Avec des stratégies différenciées: en Indonésie, Arabie saoudite, Afrique du Sud, Huawei propose désormais des modèles technologiquement sophistiqués mais à des prix nettement plus abordables.
Avec l’idée que, quand les consommateurs de ces marchés monteront en gamme, ils resteront dans l' écosystème Huawei.
Fort de cette stratégie, Huawei devrait surpasser en 2018 son objectif de 200 millions de téléphones vendus, seuil annuel que seul Samsung avait atteint jusqu’alors. Et "il est fort possible que nous soyons numéro un au quatrième trimestre 2019" devant Samsung, a martelé vendredi Richard Yu, patron de la branche.

Défi 5G

Huawei produit lui-même ses composants-clefs, ce qui le préserve du sort de ZTE, l’autre géant chinois des télécoms, dépendant de composants américains et victime de restrictions par l’administration Trump.
Mais à long terme, l’absence des Etats-Unis pourrait plomber Huawei: des experts estiment d’ailleurs que le lancement prochain par Apple de nouveaux modèles devrait permettre au groupe à la pomme de retrouver son deuxième rang.
Dépasser Samsung s’annonce compliqué: "Plus vous montez en gamme, plus les fonctionnalités, l’innovation, les attentes des clients augmentent drastiquement", prévient Tarun Pathak.
Conscient du défi, Huawei a gonflé de 17% l’an dernier ses dépenses en recherche et développement, à 11,6 milliards d’euros, soit 15% de ses revenus, approchant le montant des dépenses R&D des américains Amazon et Alphabet.
Les performances des capteurs-photo et le test crucial des téléphones 5G à venir scelleront son sort face à Apple et Samsung, glisse M. Pathak. Reste aussi à résister à l’essoufflement d’un marché mondial saturé, ainsi qu’à une concurrence exacerbée en Chine, son principal marché, où l’affrontent ses rivaux locaux: Xiaomi et les nouveaux-venus Oppo et Vivo.

vendredi 27 juillet 2018

Les 100 PDG de pointe dans le marketing, les médias, le branding et la technologie


Les plus grands décideurs de l'année
L'édition de cette année de The Power List, ce quatrième classement annuel des meilleurs joueurs dans les domaines de la publicité, du marketing, des médias et de la technologie, voit le retour d'Amazon Jeff Bezos en première place pour la deuxième année consécutive. Il a devancé Larry Page d'Alphabet (n ° 2) et Mark Zuckerberg de Facebook (n ° 3) - bien que les trois continuent à nous conduire tête baissée dans le futur. Il convient également de noter que, pour la première fois, aucun chef de société ne figure parmi les 10 premiers, tandis que les honchos dans les cabinets de conseil, les sociétés de CRM, les fournisseurs de cloud et les entreprises de jeux vidéo sont bien sortis.
Pour formuler la liste, les éditeurs ont considéré de nombreux critères. Ceux-ci comprenaient la valeur de l'entreprise, le chiffre d'affaires et la croissance, la performance du marché, la notoriété des consommateurs, la réputation parmi les concurrents, les accolades, le buzz médiatique et la quantité de nouvelles que chaque acteur contribue au cycle de contenu. Comme toujours, les dirigeants moins connus et les chefs de division partagent l'espace avec les PDG des agences et des médias, les chefs de marque et les titans high-tech. C'est un mélange éclectique, conçu pour refléter les courants dynamiques, complexes et interconnectés qui propulsent l'univers Adweek. 
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lundi 4 décembre 2017

Facebook ouvre de nouveaux bureaux à Londres et renforce ses effectifs

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Bonne nouvelle pour la Grande-Bretagne. Alors qu'ils se préparent à quitter l’Union Européenne le 29 mars 2019, le Royaume-Uni reste malgré tout le territoire de prédilection de Facebook en Europe. En effet, la firme américaine a ouvert ce lundi matin de nouveaux bureaux à Londres pour faire de la capitale britannique son plus important centre d’ingénierie en dehors des États-Unis.
Le nouveau site, situé dans le centre de Londres à proximité d’Oxford Street, accueillera des ingénieurs, des développeurs, ainsi que des équipes marketing et commerciales. Conçu par l’architecte Frank Gehry (Guggenheim à Bilbao, Maison dansante à Prague, Fondation Louis-Vuitton à Paris…), le bâtiment est étalé sur sept étages et 23 000 mètres carrés. Il abritera notamment un incubateur interne de start-up, baptisé "LDN_LAB".

2 300 employés au Royaume-Uni d’ici fin 2018

Preuve supplémentaire de sa confiance au Royaume-Uni, Facebook a également annoncé la création de 800 emplois à Londres pour agrandir son siège social sur le territoire britannique. Les nouveaux collateurs seront principalement affectés à des postes d’ingénierie. Prévue pour 2018, cette phase recrutement portera à 2 300 employés les effectifs de Facebook en Grande-Bretagne d’ici la fin de l’année prochaine. "L’écosystème entrepreneurial dynamique du Royaume-Uni et sa réputation internationale d’excellence en ingénierie en font l’un des meilleurs endroits au monde pour bâtir une entreprise de technologie", a expliqué Nicola Mendelsohn, vice-présidente de Facebook pour la région EMEA (Europe, Moyen-Orient et Afrique) pour justifier la stratégie du réseau social au Royaume-Uni.
Les ambitions de Facebook outre-Manche sont une bouffée d’oxygène pour le gouvernement britannique qui s’est d’ores et déjà mis en ordre de bataille pour éviter la fuite des talents et des géants du numérique présents sur son territoire. En novembre, le Royaume-Uni a ainsi dévoilé un plan de 80 millions de dollars pour retenir les entrepreneurs sur son territoire. De plus, le gouvernement britannique a annoncé le doublement du nombre de visas délivrés aux travailleurs hautement qualifiés. Le plafond de ces visas spéciaux est désormais fixé à 2 000, contre 1 000 auparavant. En parallèle, Facebook, Snap et Google ont prévoient d’augmenter leurs effectifs au Royaume-Uni. L’an passé, la filiale d’Alphabet a même annoncé la constriction de nouveaux bureaux à Londres qui accueilleront plus de 7 000 employés. De quoi permettre au Royaume-Uni d’aborder un peu plus sereinement le Brexit.

mercredi 20 septembre 2017

Google et l’audiovisuel français s’allient pour lutter contre le piratage de vidéos sur YouTube


Tech Media News

Si Google entretient une relation glaciale avec Bercy, le ton est en revanche nettement plus chaleureux avec le Ministère de la Culture. Et pour cause, la filiale d’Alphabet vient de signer un accord inédit avec les représentants de l’audiovisuel français pour lutter ensemble contre le piratage. L’alliance conclue au Ministère de la Culture avec l’Association française de Lutte contre la Piraterie Audiovisuelle (ALPA), sous l’égide du Centre National du Cinéma (CNC), doit permettre de bloquer plus rapidement les contenus illicites sur YouTube, propriété de Google depuis octobre 2006.
Dans le cadre de l’accord, Google mettra désormais à disposition de l’ALPA son outil d’identification et de gestion des droits, baptisé "Content ID". Celui-ci permettra ainsi de centraliser l’ensemble des demandes de propriétaires lésés par des vidéos piratées pour les bloquer dans les plus brefs délais. "Nous ne souhaitons pas que les fraudeurs utilisent nos plateformes au détriment des créateurs", a déclaré Carlo d’Asaro Biondo, responsable des partenariats pour l’Europe, le Moyen-Orient et l’Afrique chez Google. Par ailleurs, Google fournira un soutien financier à l’ALPA ainsi qu’un accompagnement des ayants droit au travers de formations.

Un nouveau "plan d’action contre le piratage"

Cette alliance inédite est la première étape d’un "plan d’action contre le piratage", selon Françoise Nyssen, la Ministre de la Culture. L’application de ce dispositif vise à lutter contre les sites "contrefaisants", à promouvoir l’offre légale et à "inculquer le respect du droit d’auteur", a expliqué la ministre. Le chantier est immense pour le gouvernement dans la mesure où 13 millions d’internautes se sont livrés au piratage en France l’an passé, selon une étude du cabinet EY. Le piratage aurait ainsi généré un manque à gagner de 1,35 milliard d’euros dans l’Hexagone.
Pour lutter contre le piratage, le gouvernement s’appuie également sur la Haute Autorité pour la Diffusion des Œuvres et la Protection des droits sur Internet (Hadopi). Cependant, l’organisme est vivement critiqué pour son manque d’efficacité depuis son instauration en 2009. La Hadopi devait même dans un premier temps disparaître en 2022. Les députés avaient en effet acté la mort de l’institution en avril 2016. Cependant, le gouvernement a finalement sauvé l’autorité indépendante en déposant un amendement, adopté par la commission des lois du Sénat, en mai 2016. Dans son rapport d’activité, publié en janvier, la Hadopi indiquait 122 millions de saisines, réalisées depuis octobre 2010, et 7,58 millions de mails d’avertissement envoyés. Au total, 201 poursuites judiciaires ont été engagées pour 72 condamnations.