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vendredi 29 mai 2020

Roger Federer double Cristiano Ronaldo comme le sportif le...

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Le magazine Forbes rapporte que Roger Federer est devenu le sportif le mieux payé au monde, avec une rémunération brute d'environ 95 millions d'euros. C'est la première fois que le Suisse prend la tête de ce classement, juste devant Cristiano Ronaldo. 

Un nouveau titre pour Roger Federer. Pour la première fois de sa carrière, le champion de tennis suisse est devenu le sportif le mieux payé de la planète. Le magazine Forbes estime vendredi ses revenus bruts de 2019 à 106,3 millions de dollars, soit environ 95 millions d'euros. Il devance Cristiano Ronaldo (94 millions d'euros), Lionel Messi (93 millions d'euros) et Neymar (85 millions d'euros). Le deuxième non-footballeur de ce classement est LeBron James (79 millions d'euros).

Les récompenses financières distribuées dans les différents tournois du circuit ne constituent qu'une faible partie des revenus du tennisman de 38 ans. Elles ne représentent que 6,3 millions de dollars. Les 100 millions restants proviennent tous du sponsoring, notamment de ses 13 contrats lucratifs avec diverses marques. 

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C'est deux fois moins pour Cristiano Ronaldo, qui génère 45 millions de dollars (40 millions d'euros) avec son image. En revanche, la part du salaire de la star de la Juventus est beaucoup plus élevée: elle s'élève à 60 millions de dollars (53 millions d'euros). Lionel Messi, lui, touche 72 millions de dollars grâce au sportif et 32 millions avec ses partenariat.

Mbappé et Pogba dans le top 50

Quant à Neymar, 70,5 des 95,5 millions d'euros touchés l'an dernier sont issus de sa rémunération liée à son activité sportive. En sponsors, le footballeur brésilien du Paris Saint-Germain touche 25 millions de dollars, soit environ 22,4 millions d'euros.

Son coéquipier Kylian Mbappé est le premier Français du classement. À la 36e place derrière Sebastian Vettel, Serena Williams, Mohamed Salah ou encore Chris Paul, le champion du monde 2018 a gagné 33,8 millions de dollars en 2019 soit 30,3 millions d'euros. Le deuxième tricolore est Paul Pogba, 50e avec des revenus totaux estimés à 25 millions d'euros.

mercredi 20 février 2019

Les millions des footballeurs africains en exil


Tech Media News
Si aucun Africain ne fait partie des dix joueurs les mieux payés au monde, ils sont des dizaines à percevoir plus d’un million d’euros par an, en Chine, au Moyen-Orient ou en Europe.

Tout en haut, il y a les hors-normes. Ces footballeurs qui émargent à plusieurs dizaines de millions d’euros annuels. Avec ses 40 millions, l’Argentin Lionel Messi du FC Barcelone est le recordman absolu. Pas loin derrière lui, le Brésilien Neymar, qui joue au Paris-Saint-Germain, en touche 35 et le Portugais Cristiano Ronaldo 31 à la Juventus de Turin. Et ce n’est pas tout : ces salaires bruts annuels sont complétés par des primes et des revenus publicitaires parfois supérieurs. Ainsi, d’après les révélations des "Football Leaks", cette fuite massive de documents provenant des instances du football mondial et des grands clubs, Lionel Messi perçoit 104 millions d’euros de revenus annuels.

Les premiers joueurs africains, eux, sont un peu derrière. Le mieux payé du continent arrive 11e au classement mondial. Il s’appelle Cédric Bakambu, est congolais (République démocratique du Congo) et a choisi de jouer à Beijing Guoan (Chine), où il perçoit un salaire annuel de 18 millions d’euros (plus que le PIB du Mali ou du Gabon).
Le championnat chinois est d’ailleurs l’un des plus rémunérateurs, et plusieurs Africains y ont signé des contrats particulièrement juteux, comme le Nigérian Odion Ighalo (Changchun Yatai) avec ses 10 millions, son compatriote Obafemi Martins (Shanghai Shenhua, 5,5 millions) ou le Camerounais Christian Bassogog (Henan Jianye FC), révélé lors de la Coupe d’Afrique des nations de 2017, et dont le compte en banque se remplit de 4,5 millions d’euros à chaque saison.

La Chine fait figure d’Eldorado

En Asie, même si certains clubs ont parfois du mal à payer les salaires, la Chine fait figure d’Eldorado. Un peu comme le Qatar, capable lui aussi d’offrir des revenus très confortables. Ainsi, le Marocain Mehdi Benatia va toucher environ 5 millions d’euros par an à Al-Duhail, soit davantage qu’à la Juventus de Turin. Dans des proportions moindres, le Tunisien Youssef Msakni gagne 200 000 euros par mois à Al-Duhail aussi, qui l’a prêté jusqu’à la fin de la saison à Eupen (Belgique). Il y a trois ans, ce même joueur avait refusé de venir à Lille, qui ne lui offrait que 60 000 euros mensuels.

"Quand ils vont en Chine, au Qatar ou aux Emirats arabes unis, les joueurs font clairement un choix financier. Mais il ne faut pas perdre de vue que beaucoup d’entre eux viennent de milieux modestes ou défavorisés. Un contrat de trois ou quatre ans leur permet de mettre leur famille à l’abri pour des générations. On sera toujours surpris quand c’est un jeune joueur de 25 ans, mais, à leur place, beaucoup feraient la même chose", cadre un agent de joueurs.

En Europe, l’Africain le mieux payé est l’Egyptien Mohamed Salah (Liverpool FC), avec ses 11,6 millions d’euros par an. Les Reds sont d’ailleurs très généreux, puisque le Sénégalais Sadio Mané y touche 9 millions et le Guinéen Naby Keita 7,6 millions. D’autres footballeurs africains profitent aussi des très confortables salaires proposés par les clubs anglais, dont l’explosion des droits télé (2,3 milliards d’euros par saison sur la période 2016-2019) a encore renforcé la surface financière.
Ainsi, l’Algérien Riyad Mahrez a vu son salaire doubler en passant de Leicester à Manchester City et gagne 905 000 euros par mois. Cela le situe sensiblement au même niveau que le Gabonais Pierre-Emerick Aubamayang, à qui Arsenal offre 10 millions par an. C’est un peu plus que pour les Ivoiriens Wilfried Zaha (Crystal Palace, 6,7 millions), Serge Aurier (Tottehnam, 5 millions) ou Eric Bailly (Manchester United, 4,4 millions), ou que le Nigérian Victor Moses (Chelsea, 4,4 millions). Mohamed Elneny, le compatriote de Salah et sous contrat avec Arsenal, doit, lui, se contenter de 3,2 millions.

Des championnats sains financièrement

En Italie, certains joueurs africains de renommée internationale perçoivent également de très bons salaires, surtout s’ils évoluent dans de grands clubs. Ainsi, le Sénégalais Kalidou Koulibaly (Naples), gagne 3,5 millions par an, moitié moins que l’Ivoirien Gervinho (Parme), dont le salaire annuel est estimé à 7 millions. Et au Milan AC, Franck Kessié perçoit 2,2 millions, un peu moins que l’Algérien Faouzi Ghoulam à Naples (2,4 millions).

Les clubs allemands, dont la gestion financière est souvent citée en exemple, savent se montrer plutôt généreux, sans proposer des salaires comparables à ceux pratiqués en Premier League anglaise. Le Marocain Amine Harit (Schalke 04) y gagne 1,4 million par an. Pas loin de là, aux Pays-Bas, son compatriote Hakim Ziyech est le joueur le mieux payé de l’Ajax d’Amsterdam. "Ce sont des championnats sains financièrement. Les joueurs ont l’assurance d’être payés Ce n’est pas comme en Turquie, où beaucoup de clubs, même les plus prestigieux, ont parfois des retards dans le versement des salaires", poursuit l’agent.

Dans ce pays, pourtant, beaucoup de joueurs africains gagnent très bien leur vie, comme le Marocain Younès Belhanda (Galatasaray d’Istanbul, 3,4 millions), ou son coéquipier sénégalais Mbaye Diagne (2,7 millions). Mais c’est à l’Algérien Sofiane Feghouli que la formation stambouliote verse un des plus gros salaires annuels de l’effectif (3,9 millions). Chez le voisin du Fenerbahce, Islam Slimani culmine même à 4,2 millions.

Ils payent beaucoup d’impôts

Et puis vient la France. Le pays, qui recense le plus grand nombre de joueurs africains, leur offre des salaires à la hauteur de ses voisins. Le 8 février, le quotidien L’Equipe a révélé, comme tous les ans, les salaires des joueurs de Ligue 1. Le Camerounais du Paris-Saint-Germain Eric Choupo-Moting est l’Africain dont le salaire annuel est le plus élevé (4 millions d’euros). Il arrive devant le Burkinabé de Lyon Bertrand Traoré (3,5 millions), le Tunisien Aymen Abdennour (3 millions), qui joue à Marseille, ou l’Ivoirien Maxwell Cornet à Lyon, avec 2,2 millions. A Rennes, le Sénégalais Mbaye Niang gagne 1,8 million par an, alors que Lille verse tous les mois 120 000 euros à l’Ivoirien Nicolas Pépé.

Dans certains clubs, ce sont des joueurs africains qui touchent les plus gros salaires de l’effectif. C’est le cas à Saint-Etienne avec le Tunisien Wahbi Khazri (2,5 millions), à Toulouse avec l’Ivoirien Max-Alain Gradel (2,3 millions), à Caen avec le Marocain Fayçal Fajr (840 000 euros), à Dijon avec le Cap-Verdien Julio Tavares (720 000 euros) ou à Reims avec le Togolais Alaixys Romao (720 000 euros).

"C’est beaucoup d’argent, mais c’est de l’argent privé, venant des droits télé, des recettes au stade, des transferts ou de la vente de produits dérivés", observe un agent anonyme qui rappelle que "ces joueurs sont des contribuables. Ils payent beaucoup d’impôts, cotisent à hauteur de leurs revenus et, surtout, ils vivent en France, donc consomment en France. Ils dépensent beaucoup d’argent, qui est injecté dans l’économie. Quelqu’un qui gagne 100 000 ou 150 000 euros par mois ne vit pas comme vous et moi", poursuit-il. "Je comprends qu’on puisse être choqué, mais derrière il y a des retombées économiques dans les pays, que ce soit la France, l’Angleterre ou l’Italie".

mercredi 23 mai 2018

Un onze aux portes de l'histoire


Tech Media News
Le Real Madrid pourrait aligner à nouveau le même onze que celui qui a terrassé la Juventus l'année dernière. Un fait historique si cela se confirme, puisque personne ne l'avait fait auparavant.

Il est normal que l'on retrouve une certaine continuité dans les effectifs, surtout lorsque ce sont des effectifs qui gagnent comme le Real Madrid de ces dernières années. Et justement, le club madrilène pourrait à nouveau entrer dans l'histoirede la plus grande compétition européenne. Keylor Navas, Carvajal, Sergio Ramos, Varane, Marcelo, Casemiro, Kroos, Modric, Isco, Cristiano Ronaldo et Benzema. tel était le onze titulaire de Zidane à Cardiff lors de la finale face à la Juventus (1-4). Et il ne serait pas impensable de revoir les mêmes têtes sur le terrain à Kiev.

Dans les cages et en défense, sauf si grand contre-temps, il ne fait aucun doute que ces joueurs devraient bien être là. Devant, les Kroos, Modric et Cristiano Ronaldo devraient aussi avoir leur place assurée; et il y a de fortes chances pour que Casemiro et Benzema les accompagnent. La présence d'Isco est celle qui présente le plus de doutes. Les Lucas Vázquez, Bale et Asensio luttent sérieusement pour un poste. D'ailleurs, lors des dernières rencontres de Ligue des champions, Lucas a pu compter sur un plus grand rôle. Le Gallois, lui, pourrait aussi voir ses bonnes performances des dernières semaines récompensées par une présence dans le onze initial.

Dans l'histoire, aucun club n'a répété le même onze d'une finale à une autre. Milan est celui qui en a été le plus proche: Galli, Tassotti, Colombo, Costacurta, Baresi, Maldini; Donadoni, Rijkaard, Van Basten, Gullit; et Ancelotti avaient joué la finale de 89. L'année suivante, il n'y avait eu qu'un changement: Evani remplaçant Donadoni.
Le Real Madrid aussi a vécu un fait similaire entre les finales de 2016 et 2017, puisque près de neuf joueurs étaient présents à ces deux occasions. Les seuls changements effectués avaient été Pape et Bale pour Varane et Isco.

mercredi 17 janvier 2018

Ronnie, la symphonie inachevée d’un génie du football


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Malgré un superbe palmarès, Ronaldinho a conclu une carrière qui aurait pu être encore plus grandiose. Génie avec un ballon entre les pieds, le Brésilien préférait parfois trop le jeu et la fête aux exigences du football de haut-niveau.

Il aurait peut-être pu devenir le plus grand footballeur de sa génération et le deuxième plus grand joueur brésilien de tous les temps, derrière Pelé. Balle aux pieds, Ronaldinho réalisait en effet des gestes de génie dont même ses illustres compatriotes et coéquipiers lors de la victoire au Mondial 2002, Ronaldo et Kaka, élus Ballon d’Or comme lui, n’étaient pas capables.
Bien sûr, il convient de saluer la carrière d’un joueur sacré champion du monde et qui a notamment remporté la Ligue des champions (2006) et deux Championnats d’Espagne avec le FC Barcelone (2005 et 2006). Mais l’ex-enfant prodige du Grêmio Porto Alegre son club formateur de 1987 à 1998 - aurait peut-être pu faire tellement mieux s’il avait davantage accepté les exigences du haut-niveau…
Un brillant intermittent du spectacle à Paris
Après trois saisons pros au Brésil, Ronaldinho débarque à Paris avec la réputation de "surdoué", en 2001. Au Paris Saint-Germain (PSG), on se frotte les mains. Le PSG a en effet eu la vague opportunité de recruter son quasi-homonyme, Ronaldo, avant que ce dernier ne file au PSV Eindhoven (Pays-Bas). Avec "Ronnie", le club français tient sa perle. Et, de fait, le milieu offensif multiplie les fulgurances. Mais par intermittence…
En l’espace de deux saisons dans le Championnat de France (Ligue 1), Ronaldinho s’amuse notamment avec les nerfs des défenseurs de l’Olympique de Marseille, le grand rival du PSG. Mais aussi avec ceux de son entraîneur, Luis Fernandez. Ce dernier n’apprécie ni le goût de son joueur pour les nuits parisiennes ni qu’il lui fasse de l’ombre.
Résultat, le Paris-SG termine 4e (sur 20) de Ligue 1 en 2002 et 11e en 2003. Et Ronaldinho quitte la France sans le moindre trophée. "Là-bas, parfois, j’ignorais totalement jusqu’au dernier moment si j’allais jouer", racontera-t-il plus tard.
Des débuts flamboyants au sein du FC Barcelone
A l’été 2003, un Ronaldinho très convoité s’engage avec le FC Barcelone (FCB). Le Barça a vu passer Romario, Ronaldo ou Rivaldo, ces quinze dernières années. Mais Ronaldo de Assis Moreira son vrai nom  improvise des actions sur le terrain qui ravissent les supporters. Et ceux-ci en ont bien besoin : le club catalan n’a plus été champion depuis 1999.
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Avec son compatriote Deco et le Camerounais Samuel Eto’o, Ronaldinho guide la nouvelle génération dorée du FC Barcelone (Andrés Iniesta, Lionel Messi, etc.) vers le sacre, en 2005. Le Brésilien est logiquement élu dans la foulée Ballon d’Or, la plus prestigieuse distinction individuelle pour un footballeur.
La saison suivante, Ronaldinho brille encore et aide le FCB a décroché sa première Ligue des champions depuis 1992. A 26 ans, celui-ci semble au sommet de son art.
Ecarté pour protéger Lionel Messi
Ronaldinho aborde la Coupe du monde 2006 gonflé à bloc. Mais le Brésil, tenant du titre, est éjecté en quart de finale par la France. Le Barcelonais livre des prestations décevantes en Allemagne. La star s’en excuse publiquement après le tournoi.
En Espagne, le retour est aussi un peu mitigé : si sa saison 2006-2007 reste belle, celle de 2007-2008 est franchement décevante. Ronaldinho est accusé par la presse locale et les supporters de passer son temps à faire la fête. Le joueur alimente alors davantage les rumeurs les plus stupides (séroposivité, addiction à la drogue, etc.) que la chronique sportive.
Au FC Barcelone qui a reperdu sa suprématie au détriment du Real Madrid ce n’est toutefois pas le manque de professionnalisme du Brésilien qui inquiète le plus. Après avoir couvé Lionel Messi, Ronaldinho semble en effet avoir une influence néfaste sur le prodige argentin. A l’été 2008, l’ Auriverde est donc transféré vers l’AC Milan, sous la pression de l'entraîneur Pep Guardiola.
A Milan, un bilan plus mitigé
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En Italie, Ronaldinho montre qu’il n’a rien perdu de ses qualités techniques mais que ses capacités athlétiques laissent encore à désirer. Après une première saison dans l’ombre de son compatriote Kaka (transféré au Real Madrid en 2009), le numéro 80 jure qu’il va prendre les clés du jeu. Promesse tenue : s’il n’a pas retrouvé toute sa splendeur barcelonaise, il éclabousse régulièrement de sa classe un championnat italien moins spectaculaire que celui d’Espagne.
Mais sa réputation lui colle désormais à la peau et Dunga, le sélectionneur du Brésil, préfère se passer de ses services pour la Coupe du monde 2010.
Une déception dont Ronaldinho semble se remettre rapidement. Son début de saison 2010-2011 est prometteur. Mais le Milanais retombe dans ses travers. Son niveau s’étiole à nouveau. Et, si l’AC Milan (ACM) reconquiert plus tard son titre de champion d’Italie, c’est surtout grâce aux performances du Suédois Zlatan Ibrahimovic et d’un autre Brésilien, Robinho.
Un retour au Brésil, pour le plaisir de vivre
Malgré la sympathie et l’admiration qu’il suscite à l’ACM, ses dirigeants acceptent de le laisser rentrer au Brésil, en janvier 2011. A même pas 31 ans, l’enfant de Porto Alegre est déjà de retour, mais sous les couleurs du Flamengo, un des clubs-phares de la région de Rio. Dans un championnat brésilien (Serie A) moins relevé et moins exigeant, l’idole n’a pas à forcer son talent. Il peut concilier son métier et le plaisir de vivre.
La serie A brésilienne profite alors d’une croissance économique encore relativement forte. Elle fait fructifier la "mode Ronaldinho". D’autres vedettes, comme Alexandre Pato ou Julio Baptista, rentrent ainsi au bercail.
En 2012, Ronaldhino file, lui, chez l’Atletico Mineiro (CAM), à Belo Horizonte, ses salaires n’étant plus payés en heure au Flamengo. Avec le CAM, il remporte la Copa Libertadores (l’équivalent sud-américain de la Ligue des champions), en 2013.
Absent du Mondial au Brésil
En février 2013, le sélectionneur Luiz Felipe Scolari le convoque pour un match amical face à l’Angleterre. Ronaldinho se rapproche alors des 100 capes en équipe nationale et rêve de disputer la Coupe du monde 2014 à domicile. Mais là encore, il n’est pas retenu pour le Mondial. A 34 ans, il souffre trop de la comparaison avec la nouvelle icône nationale, Neymar.
Quelques semaines plus tard, en septembre 2014, Ronaldinho surprend encore et s’engage avec un club mexicain, Querétaro. Satisfait de cette expérience, il signe en juillet 2015 avec un autre club carioca : Fluminense. Mais le milieu offensif n’est plus du tout dans le coup et rompt son contrat. Des clubs de championnats moins huppés (Angola, Chine, États-Unis, etc.) s’intéressent à son cas.
Son compteur reste toutefois bloqué à 167 buts en 441 rencontres en clubs, auxquels il faut ajouter 33 réalisations en 97 matches avec son Brésil tant chéri. Et dans le cœur des fans de football, le magicien a depuis été totalement éclipsé par deux autres superstars : le Portugais Cristiano Ronaldo et l’Argentin Lionel Messi. Deux génies dont le seul plaisir semblent être de tout gagner…