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mardi 26 septembre 2017

Moïse Katumbi veut faire appel à la rue si Joseph Kabila ne quitte pas le pouvoir avant la fin de l’année

Tech Media News

Moïse Katumbi a menacé mardi de faire appel à la rue comme la Constitution l'y autorise si le président Joseph Kabila ne quitte pas le pouvoir et n'organise pas des élections d'ici au 31 décembre prochain en RDC.
 "S’il n’y a pas élection, le président Kabila doit partir le 31 décembre. Et nous allons faire appel à la rue parce que la Constitution le permet", a déclaré Moïse Katumbi à la chaîne de télévision France 24.
Avant d’ajouter : "Si le président Kabila n’organise pas des élections au 31 décembre, il y aura une transition sans Kabila. Nous allons faire appel officiellement au peuple congolais pour chasser le président Kabila", a-t-il martelé. L’ex-gouverneur du Katanga et richissime homme d’affaires passé à l’opposition en septembre 2015 a argumenté sa menace en citant l’article 64 de la Constitution stipulant que "Tout Congolais a le devoir de faire échec à tout individu ou groupe d’individus qui prend le pouvoir par la force ou qui l’exerce en violation des dispositions de la présente Constitution".

« S’il décide de partir, le président Kabila va rester au pays »

"S’il part, je ne suis pas d’accord qu’on puisse poursuivre un ancien président et son entourage", a par ailleurs affirmé Moïse Katumbi. "S’il décide de partir, le président Kabila va rester au pays, il est sénateur à vie, et le président va continuer avec ses affaires", a encore précisé l’opposant.
Moïse Katumbi, qui vit entre la Belgique et la France après avoir été condamné à trois ans de prison dans une affaire immobilière, une affaire qualifiée par les évêques catholiques de "mascarade" dans un rapport confidentiel, a  de nouveau annoncé qu’il préparait son retour en RDC.
Le contexte politique de la RDC ne cesse de se tendre à mesure qu’approche l’ultimatum de l’opposition, qui réclame le départ de Joseph Kabila d’ici à la fin de cette année et l’organisation de la présidentielle avant le 31 décembre 2017, comme le prévoit un accord politique conclu le 31 décembre 2016.

lundi 31 juillet 2017

La RDC officiellement en défaut de paiement sur une échéance de son Eurobond

Tech Media News

Cela tombe très mal pour Kinshasa! En pleines discussions avec le FMI pour obtenir de nouveaux programmes de financement, la RDC "rate" le paiement d'une échéance de son Eurobond de 363 millions de dollars, qui a été gelé à Washingnton à cause de l'affaire "Commisimpex". Récit d'une affaire qui risque de coûter cher à l'économie congolaise.


Alerte sur les finances publiques de la République Démocratique du Congo ! Le pays de Joseph Kabila encourt un danger de défaut de dette souveraine ce lundi après que le dernier paiement de ses Eurobonds de 363 millions de dollars a été gelé à cause de l'affaire Commisimpex. Cette entreprise basée en RDC réclame une dette d'un milliard de dollars pour des travaux réalisés pour le gouvernement sans recevoir de paiement.
Avec l'approbation du tribunal de New York qui doit trancher sur ce dossier épineux, Commisimpex a envoyé deux avis de restriction à Delaware Trust Company, le fiduciaire de l'Eurobond, à la fin du mois de juin, ce qui a bloqué le paiement aux investisseurs des fonds qui avaient été transférés par les autorités congolaises un jour plus tôt. Souffrant depuis la chute des prix des matières premières qui a provoquée de fortes pertes de recettes, la RDC a refusé de payer Commisimpex et a déclaré en novembre que le chef de la société, Mohsen Hojeij, devait 1,3 milliard d'euros (1,52 milliard de dollars) en taxes impayées.
Delaware Trust cherche à annuler les avis de restriction, arguant que les fonds de coupon avaient été transférés pour le paiement aux détenteurs d'obligations et n'appartiennent plus à la RDC.
Entre temps, le délai de grâce de 30 jours pour le paiement de 21 millions de dollars sur l'Eurobond qui arrive à maturité en 2029 a expiré dimanche 30 juillet. Du côté du tribunal de New York qui tranche dans l'affaire, il est impossible de prévoir une deadline pour le dénouement de cette histoire. Mais là où le bât blesse vraiment, c'est que cela rend les investisseurs peu confiants quant à la capacité de remboursement du pays relativement à de futurs investissements ou dettes.

La perception du risque se dégrade

L'histoire commence déjà à avoir des répercussions sur la perception des risques par les investisseurs. Standard and Poors a abaissé la note du pays à CCC / C en début du mois de juillet, ajoutant que ces perspectives négatives reflétaient la probabilité d'un défaut de paiement des coupons des Eurobonds. Ce qui est probablement craint le plus du côté de Kinshasa, c'est que le FMI, avec qui des discussions autour d'un programme de financement sont sur le point d'aboutir, manifeste une crainte de l'éventualité d'un défaut de paiement.
Tout cela dans un contexte où le pays traverse une des pires crises économiques doublée d'inquiétudes politiques, et où le besoin de s'appuyer sur le soutien des institutions financières internationales et des investisseurs se fait de plus en plus pressant. Cela va donc sans dire, mais un dénouement négatif de cette affaire risque de coûter très cher à la RDC.

jeudi 20 juillet 2017

Bloomberg révèle l'empire de Zoé Kabila «frère de Joseph Kabila»


Tech Media News

Nouvelles révélations de Bloomberg sur la fortune du clan Kabila. L'agence de presse économique s'est intéressée au jeune frère du président, Zoé Kabila, député, qui a créé ou a eu des parts dans au moins 12 sociétés qui ont brassé des dizaines de millions et qui couvrent des domaines allant du minier à la construction en passant par les permis de conduire. Un véritable empire né depuis l'accession au pouvoir de Joseph Kabila, son frère. Tech Media News s'est plongée dans l'enquête de Bloomberg et certains des documents cités.

Zoé Kabila n'apparaît pas toujours sous son nom de député. Pour la société Number One Contracting, il se présente, selon le journal officiel du 1er septembre 2004, sous le nom de Zoé Francis Mtwale. Francis Mtwale était l'un des pseudonymes de son père, Laurent Désiré Kabila. Zoé Kabila possède à l'époque la moitié des parts de cette société de construction. Bloomberg cite notamment un rapport de la Banque mondiale de 2011. Number One Contracting apparaît comme l'une des quatre principales sociétés de construction du pays, près de 11% de parts de marché entre 2003 et 2008, engrangeant une estimation de 14 millions de dollars par an.
L'une des principales sociétés du député Zoé Kabila et là, il ne s'en cache pas, c'est Cosha Investment qui a construit notamment l'hôtel de luxe de Muanda, le Belvior, inauguré l'an dernier par son frère et président Joseph Kabila. Cosha Investment a pris des parts dans plusieurs sociétés au fil des années, comme la compagnie d'aviation, Okapi Airlines, la chaine de fast-food Nando. A travers Isis Congo, une autre société, Cosha a obtenu un contrat de l'Etat en 2007 pour fabriquer des permis de conduire. Mais le plus lucratif reste sans doute les contrats miniers. Bloomberg a documenté des relations d'affaires avec la société canadienne Ivanhoé qui a raflé de nombreux contrats au Congo ou encore sur le méga-projet minier de 3 milliards de dollars, Sicomines.
L'enquête de Bloomberg est un prélude à un rapport à paraître ce 20 juillet du Groupe d'étude sur le Congo et du Pulitzer Center sur la richesse du clan Kabila, 10 membres de famille, 80 sociétés.