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jeudi 16 août 2018

Colère grandissante d’employés de Google sur ses projets en Chine


Tech Media News
Google tentait de contenir une fronde grandissante depuis plusieurs jours d’employés du monde entier, furieux de voir le géant technologique tester une version de son moteur de recherche adaptée aux exigences de censure de Pékin, selon The Intercept.
Face à la censure et aux cyberattaques, le géant californien avait retiré son moteur de recherche de Chine en 2010 et nombre de ses services restent depuis bloqués dans la deuxième économie mondiale.
Un employé de Google a confirmé à l’AFP que l’entreprise testait un moteur de recherche conforme aux exigences des autorités chinoises, au grand dam de militants des droits de l’Homme et d’employés.
Selon le magazine en ligne The Intercept, citant des sources internes, le groupe a fermé les accès de la plupart des employés aux documents relatifs au projet "Dragonfly" après les fuites dans la presse.
"Il y a eu un silence radio total de la hiérarchie, ce qui rend beaucoup de gens mécontents et effrayés", raconte un salarié anonyme, affirmant que leurs forums de discussion internes parlent abondamment du sujet et que les gens sont "furieux".
Contacté par l’AFP, Google n’a pas donné suite dans l’immédiat.
Ce n’est pas la première fois que Google fait face à cette situation. Des milliers d’employés avaient signé une pétition il y a quelques mois pour lui demander de "rester en dehors du business de la guerre"  à propos d’un contrat avec le Pentagone.
A la suite à cette fronde, le groupe s’était engagé début juin à ce que ses travaux en matière d’intelligence artificielle (IA) ne servent jamais à fabriquer des armes.
En outre, selon l’agence Bloomberg, Google est en discussions avec le groupe Tencent et d’autres groupes chinois pour pouvoir proposer ses services de "Cloud" dans ce pays, en les faisant tourner sur des "data centers" et serveurs d’entreprises chinoises, pour se conformer aux exigences de la Chine, qui veut que les données soient stockées sur son sol.
N’ayant pas de data centers en Chine continentale, Google doit donc nouer des partenariats, explique encore l’agence d’informations financières.

mardi 19 juin 2018

Google confie son premier centre d'Afrique au Sénégalais Moustapha Cissé

Tech Media News


Dans les prochains mois, Google ouvrira son premier centre de recherche en intelligence artificielle en Afrique à Accra, au Ghana. Si le géant américain d’Internet est actuellement à la recherche de chercheurs en machine learning, il a déjà désigné le meneur des travaux de ce nouveau centre : le Sénégalais Moustapha Cissé.



Moustapha Cissé est désormais responsable du Google AI Research Center Accra, le tout premier centre de recherche en intelligence artificielle qui ouvrira ses portes dans les prochains mois dans la capitale ghanéenne, Accra.
Née au Sénégal, c'est après des études en mathématiques et physique à l'université Gaston Berger de Saint-Louis, que le jeune étudiant d'alors rejoint la France. Dans l'Hexagone, il décroche un master en intelligence à l'Université Pierre et Marie Curie, puis, en 2014, un doctorat en Computer Science de la même université.
En 2016, il est repéré par Facebook qui lui propose de devenir chercheur scientifique au sein de l'équipe parisienne de Facebook Artificial Intelligence Research (FAIR), son centre de recherche dédié à l'intelligence artificielle. L'aventure aura donc duré deux ans et deux mois, avant que Google ne le débauche.
Il promet la crème des chercheurs à Accra
A la tête du Google AI Research Center Accra, Moustapha Cissé sera accompagné par le célèbre scientifique et ingénieur informaticien américain Jeff Dean, associé principal chez Google AI et qui se dit attaché à l'Afrique pour avoir passé une partie de son enfance en Ouganda et en Somalie.
A Accra, les deux collaborateurs promettent de réunir "les meilleurs chercheurs et ingénieurs en machine learning". Ils ont déjà lancé un appel à candidatures ouvert aux chercheurs scientifiques et aux chercheurs ingénieurs en logiciel.
"Nous sommes ravis de conjuguer notre intérêt pour la recherche sur l'IA et l'apprentissage automatique, avec notre expérience personnelle en Afrique. Nous voulons ainsi repousser les limites de l'IA et contribuer à relever des défis dans des domaines tels que la santé, l'agriculture et l'éducation. Nous nous engageons à travailler en collaboration avec les universités et les centres de recherche locaux, ainsi qu'avec les décideurs, sur les applications possibles de l'IA en Afrique", déclarent-ils dans un communiqué conjoint.
Outre le siège de Google AI à San Francisco, Accra devient ainsi la onzième ville au monde à accueillir un centre de recherche en intelligence artificielle de Google, après Paris, Zurich, Tokyo, Beijing, Montréal, Toronto, Seattle, Boston, Tel-Aviv et New York.

mercredi 25 avril 2018

Google Cloud signe deux partenariats avec Atos et Total

Tech Media News
Atos et Total ont tour à tour annoncés un partenariat avec Google Cloud afin de se renforcer grâce à l’intelligence artificielle.
Avec ce partenariat, la SSII Atos souhaite répondre aux besoins de transformation digitale des entreprises. De son côté, Total a pour objectif d’optimiser le travail de ses ingénieurs en géosciences dans l’analyse des données du sous-sol.

Ouverture de trois laboratoires

Atos explique qu’elle va travailler avec Google Cloud pour fournir aux entreprises  "de nouvelles solutions sécurisées de Cloud hybride, d’analyse de données et d’apprentissage automatique ainsi que de travail connecté ". Par la même occasion, Google Cloud devient le partenaire privilégié d’Atos pour le Cloud public.
La SSII annonce également la création de trois laboratoires dédiés à l’innovation clients et à la R&D, spécialisés en machine learning et en intelligence artificielle en France, au Royaume-Uni et aux États-Unis.
Ce partenariat va donc permettre à Atos d’étendre son portefeuille d’offres après son échec fin 2017 à acquérir Gemalto, spécialisé dans la sécurité numérique.

Automatiser les tâches des ingénieurs en géosciences

De son côté, la compagnie pétrolière Total a signé un accord pour développer en partenariat avec Google Cloud des solutions d’intelligence artificielle appliquées à l’analyse des données du sous-sol en phase d’exploration et de production d’hydrocarbures.
"Cet accord porte sur le développement de programmes d’IA permettant l’interprétation d’images du sous-sol (Computer Vision), notamment issues d’études sismiques, et d’automatiser l’analyse de documents techniques (Natural Language Processing)", précise le communiqué. Ces programmes devraient aider les ingénieurs en géosciences comme des géologues, géophysiciens ou encore des ingénieurs réservoir, dans leurs travaux d’exploration et d’évaluation des gisements de pétrole et de gaz.
"Notre ambition est que d’ici quelques années, nos ingénieurs géosciences disposent d’un assistant personnel doté d’une Intelligence Artificielle leur permettant de se focaliser sur les tâches à forte valeur ajoutée de leur métier", déclare Kevin McLachlan, directeur de l’Exploration au sein du département d’Exploration-Production de Total.
Les experts en géosciences travailleront avec des experts en machine learning de Google Cloud au sein d’une même équipe basée dans le laboratoire de Google Cloud en Californie.