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lundi 9 septembre 2019

Alibaba, Jack Ma prend sa retraite.

Tech Media News ©
Le multimilliardaire chinois doit se mettre officiellement en retrait d'Alibaba mardi 10 septembre, à l'occasion de son 55e anniversaire. L'homme d'affaires envisage de mettre sa fortune au service de l'éducation et devenir un philanthrope.

Jack Ma dit adieu à Alibaba. Le multimilliardaire chinois doit quitter la semaine prochaine la présidence du Conseil d'administration du géant du commerce en ligne qu'il a fondé en 1999. La plateforme devrait continuer à prospérer grâce à une forte culture de l'innovation. L'ex-professeur d'anglais, qui en véritable autodidacte a bâti un empire coté à la Bourse de New York comptant quelque 103.000 employés, dispose aujourd'hui d'une fortune estimée à 41 milliards de dollars.
Jack Ma, également connu pour son excentricité et des selfies pris avec des dirigeants étrangers, doit se mettre officiellement en retrait d'Alibaba ce mardi 10 septembre, à l'occasion de son 55e anniversaire. L'homme d'affaires, qui est considéré comme l'une des personnalités les plus riches de Chine, envisage de mettre sa fortune au service de son premier amour, l'éducation, et suivre les pas de son modèle Bill Gates. Le fondateur de Microsoft s'est retiré des affaires pour devenir l'un des plus généreux philanthropes du globe.
Le départ des fondateurs charismatiques des grandes entreprises de technologie provoque généralement des remous à la Bourse. Mais pas pour Alibaba. Les rênes opérationnelles de l'entreprise sont depuis quelques années entre les mains d'une équipe de dirigeants respectés qui ont réussi à la maintenir à la pointe du commerce en ligne. Dès 2013, Jack Ma a abandonné son poste de directeur général pour ne garder qu'une fonction de "président exécutif" chargé de la stratégie.
Le passage de flambeau avec Daniel Zhang, discret numéro deux d'Alibaba, et Joseph Tsai, cofondateur et vice-président exécutif du conseil d'administration. Annoncée il y a exactement un an, pourrait s'avérer être la "norme d'excellence"  en matière de succession d'entreprises technologiques selon Jeffrey Towson, investisseur et professeur à L'Université de Pékin. Jack Ma "a réussi ce que Steve Jobs, Bill Gates et Jerry Yang (cofondateur de Yahoo) n'ont pas réussi à faire", juge l'auteur de plusieurs livres sur les grandes entreprises chinoises. "Il a construit une culture très solide à Alibaba et ils continuent d'innover comme des fous."
Revanche retentissante avec la plus grosse entrée en Bourse de l'histoire
Les médias chinois rappellent volontiers l'enfance défavorisée et les débuts modestes de Jack Ma, qui avait quitté l'enseignement pour créer en 1999 Alibaba depuis son appartement de Hangzhou (est), en empruntant 60.000 dollars à des amis. Rejeté à l'époque par des investisseurs américains, il avait pris une revanche retentissante en réalisant en 2014 à Wall Street la plus grosse entrée en Bourse de l'histoire, levant 25 milliards de dollars. Alibaba, qui revendique plus de 750 millions d'utilisateurs actifs par mois, a contribué à l'immense essor de la consommation en Chine grâce à ses plateformes Taobao et Tmall et à tout un écosystème d'entreprises.

jeudi 16 août 2018

Colère grandissante d’employés de Google sur ses projets en Chine


Tech Media News
Google tentait de contenir une fronde grandissante depuis plusieurs jours d’employés du monde entier, furieux de voir le géant technologique tester une version de son moteur de recherche adaptée aux exigences de censure de Pékin, selon The Intercept.
Face à la censure et aux cyberattaques, le géant californien avait retiré son moteur de recherche de Chine en 2010 et nombre de ses services restent depuis bloqués dans la deuxième économie mondiale.
Un employé de Google a confirmé à l’AFP que l’entreprise testait un moteur de recherche conforme aux exigences des autorités chinoises, au grand dam de militants des droits de l’Homme et d’employés.
Selon le magazine en ligne The Intercept, citant des sources internes, le groupe a fermé les accès de la plupart des employés aux documents relatifs au projet "Dragonfly" après les fuites dans la presse.
"Il y a eu un silence radio total de la hiérarchie, ce qui rend beaucoup de gens mécontents et effrayés", raconte un salarié anonyme, affirmant que leurs forums de discussion internes parlent abondamment du sujet et que les gens sont "furieux".
Contacté par l’AFP, Google n’a pas donné suite dans l’immédiat.
Ce n’est pas la première fois que Google fait face à cette situation. Des milliers d’employés avaient signé une pétition il y a quelques mois pour lui demander de "rester en dehors du business de la guerre"  à propos d’un contrat avec le Pentagone.
A la suite à cette fronde, le groupe s’était engagé début juin à ce que ses travaux en matière d’intelligence artificielle (IA) ne servent jamais à fabriquer des armes.
En outre, selon l’agence Bloomberg, Google est en discussions avec le groupe Tencent et d’autres groupes chinois pour pouvoir proposer ses services de "Cloud" dans ce pays, en les faisant tourner sur des "data centers" et serveurs d’entreprises chinoises, pour se conformer aux exigences de la Chine, qui veut que les données soient stockées sur son sol.
N’ayant pas de data centers en Chine continentale, Google doit donc nouer des partenariats, explique encore l’agence d’informations financières.