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dimanche 3 mai 2020

Amadou Gon Coulibaly évacué d'urgence vers la France

Tech Media News ©️

Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, malade, a été évacué en France, ce samedi 2 mai 2020, au lendemain d'une cérémonie de la fête du travail organisée à la Primature où l'on l'avait senti quelque peu affaibli.

La nouvelle été tenue dans le plus grand des secrets, jusqu'à ce que des informations fuitent. Le Premier ministre a bel et bien pris un vol pour la France ce samedi. Le secrétariat général de la Présidence dirigé par Patrick Achi (lui-même se remettant du coronavirus) confirme un « contrôle médical ».

Une expression diplomatique pour ne pas souligner la gravite de la situation. En effet, le Président Alassane Ouattara et le Conseil national de sécurité (CNS) ont interdit les vols hors de la Côte d'Ivoire, à l'exception de vols Air France destinés à rapatrier des citoyens français.

Dans un communiqué rendu public tard dans la nuit, Patrick Achi informe que « son intérim est assuré par Hamed Bakayoko, ministre d'État, ministre de la Défense ». Cette évacuation sanitaire serait intervenue dans la mi-journée, par vol spécial, alors que l'aéroport Félix Houphouët-Boigny, fermé au trafic habituel, tourne au ralenti


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mercredi 8 janvier 2020

Clash inévitable en vue entre Amadou Gon et Adama Bictogo au sein du RHDP

Au sein du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), la coalition au pouvoir, le choix d'Amadou Gon Coulibaly pour succéder à Alassane Ouattara à la tête du pays en 2020 passe mal. Parmi les principaux opposants à cette option du président ivoirien, figure en bonne place Adama Bictogo. L'homme d'affaires a déjà exprimé sa désapprobation au chef de l'État. Excédé par le désaccord de l'ex-ministre de l'Intégration a décidé de durcir le ton contre le patron de SNEDAI.

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Amadou Gon et Bictogo mettent le RHDP en danger ?

La question d'un 3e mandat d'Alassane continue de demeurer au coeur de la vie politique en Côte d'Ivoire. Des informations avancent que le président ivoirien n'entend pas rempiler en ce qui concerne la présidentielle d'octobre 2020. Le patron du RHDP aurait même choisi la personnalité devant lui succéder.

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Son choix se serait porté sur Amadou Gon Coulibaly.


Et c'est justement là que le bât blesse. En effet, autour d'Alassane Ouattara, des voix s'élèvent pour protester contre la candidature du Premier ministre au nom du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie. Les adversaires du chef du gouvernement lui reprochent son manque de popularité et son absence de charisme. Adama Bictogo partage l'avis des détracteurs de l'ancien secrétaire général de la présidence de la République.

Déjà en octobre 2019, Adama Bictogo avait soulevé la question en faisant remarquer qu'Amadou Gon Coulibaly n'avait pas les potentialités requises pour porter le RHDP à la victoire lors de la présidentielle d'octobre 2020. À l'approche de cette importante échéance électorale, le directeur exécutif des houphouëtistes continue de s'opposer au choix du ministre du Budget et du Portefeuille de l'État.

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Il a exprimé récemment ses doutes à Alassane Ouattara. Il n'en fallait pas plus pour susciter la colère du Premier ministre. Comme le rapporte La Lettre du Continent dans son numéro 815, Amadou Gon a obligé le ministre Amédé Kouakou en charge de l'Équipement et de l'Entretien routier à retirer un marché de BTP à l'une des entreprises d'Adama Bictogo sous peine de limogeage. Jusqu'où ira cette affaire qui risque de faire mal au RHDP ?

Voici le deal qui a foiré entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara

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La crise entre le président Alassane Ouattara et Guillaume Soro continue de livrer ses secrets. Longtemps en de bons termes, le président ivoirien et son ancien Premier ministre sont aujourd'hui de véritables ennemis. La tension semble avoir atteint le point du non-retour le lundi 23 décembre 2019 avec le mandat d'arrêt international lancé contre le député de Ferké. Et pourtant, il semble qu'un deal aurait pu permettre d'aplanir les sentiers.

Comment Guillaume Soro a refusé l'offre de Ouattara

Jusqu'au soir du 22 décembre, le président ivoirien Alassane Ouattara espérait convaincre son ancien allié Guillaume Soro de le rejoindre dans le cadre d'un accord politique. Sans que Guillaume Soro ne soit obligé d'adhérer au RHDP, Alassane Ouattara a proposé un partage du pouvoir avec le GPS en cas de victoire de sa formation politique à l'élection d'octobre 2020.
En échange Guillaume Soro qui aurait dû retarder son retour à Abidjan de 2 à 4 mois comme le lui demandait Alassane Ouattara devait accepter que son mouvement Générations et Peuples et Solidaires (GPS) rallie le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) dès le premier tour de l'élection présidentielle.

Le président ivoirien, avait par ailleurs garanti à Soro que ni le premier ministre Amadou Gon Coulibaly ni le ministre de la défense Hamed Bakayoko n'auraient participé aux négociations. Une offre refusée par Guillaume Soro, qui avait appelé ses militants à l'accueillir le 23 décembre à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Alassane Ouattara avait chargé son ministre de la sécurité, le général Vagondo Diomandé, d'éviter tout rassemblement des partisans de l'ancien président de l'Assemblée nationale. Le patron de l'influente Direction de la surveillance du territoire (DST), le commissaire Inza Diomandé, avait quant à lui été chargé de surveiller l'activité des proches de Guillaume Soro. L'ancien leader étudiant, dont le vol a été dérouté à Accra, a un temps imaginé passer la nuit dans la capitale ghanéenne avant de se rendre le lendemain par la route à Lomé, d'où il souhaitait pouvoir continuer à battre campagne. Mais Guillaume Soro n'a pas été autorisé par les autorités ghanéennes à quitter son jet Bombardier Challenger 600.

Un bataillon ivoirien d'artillerie commandé par le colonel Zakaria Koné avait été déployé à Noé (sud-est), sur la frontière ivoiro-ghanéenne, au cas où Guillaume Soro aurait souhaité regagner la Côte d'Ivoire par la route.