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dimanche 3 mai 2020

Amadou Gon Coulibaly évacué d'urgence vers la France

Tech Media News ©️

Le Premier ministre Amadou Gon Coulibaly, malade, a été évacué en France, ce samedi 2 mai 2020, au lendemain d'une cérémonie de la fête du travail organisée à la Primature où l'on l'avait senti quelque peu affaibli.

La nouvelle été tenue dans le plus grand des secrets, jusqu'à ce que des informations fuitent. Le Premier ministre a bel et bien pris un vol pour la France ce samedi. Le secrétariat général de la Présidence dirigé par Patrick Achi (lui-même se remettant du coronavirus) confirme un « contrôle médical ».

Une expression diplomatique pour ne pas souligner la gravite de la situation. En effet, le Président Alassane Ouattara et le Conseil national de sécurité (CNS) ont interdit les vols hors de la Côte d'Ivoire, à l'exception de vols Air France destinés à rapatrier des citoyens français.

Dans un communiqué rendu public tard dans la nuit, Patrick Achi informe que « son intérim est assuré par Hamed Bakayoko, ministre d'État, ministre de la Défense ». Cette évacuation sanitaire serait intervenue dans la mi-journée, par vol spécial, alors que l'aéroport Félix Houphouët-Boigny, fermé au trafic habituel, tourne au ralenti


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mercredi 8 janvier 2020

Clash inévitable en vue entre Amadou Gon et Adama Bictogo au sein du RHDP

Au sein du RHDP (Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix), la coalition au pouvoir, le choix d'Amadou Gon Coulibaly pour succéder à Alassane Ouattara à la tête du pays en 2020 passe mal. Parmi les principaux opposants à cette option du président ivoirien, figure en bonne place Adama Bictogo. L'homme d'affaires a déjà exprimé sa désapprobation au chef de l'État. Excédé par le désaccord de l'ex-ministre de l'Intégration a décidé de durcir le ton contre le patron de SNEDAI.

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Amadou Gon et Bictogo mettent le RHDP en danger ?

La question d'un 3e mandat d'Alassane continue de demeurer au coeur de la vie politique en Côte d'Ivoire. Des informations avancent que le président ivoirien n'entend pas rempiler en ce qui concerne la présidentielle d'octobre 2020. Le patron du RHDP aurait même choisi la personnalité devant lui succéder.

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Son choix se serait porté sur Amadou Gon Coulibaly.


Et c'est justement là que le bât blesse. En effet, autour d'Alassane Ouattara, des voix s'élèvent pour protester contre la candidature du Premier ministre au nom du Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie. Les adversaires du chef du gouvernement lui reprochent son manque de popularité et son absence de charisme. Adama Bictogo partage l'avis des détracteurs de l'ancien secrétaire général de la présidence de la République.

Déjà en octobre 2019, Adama Bictogo avait soulevé la question en faisant remarquer qu'Amadou Gon Coulibaly n'avait pas les potentialités requises pour porter le RHDP à la victoire lors de la présidentielle d'octobre 2020. À l'approche de cette importante échéance électorale, le directeur exécutif des houphouëtistes continue de s'opposer au choix du ministre du Budget et du Portefeuille de l'État.

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Il a exprimé récemment ses doutes à Alassane Ouattara. Il n'en fallait pas plus pour susciter la colère du Premier ministre. Comme le rapporte La Lettre du Continent dans son numéro 815, Amadou Gon a obligé le ministre Amédé Kouakou en charge de l'Équipement et de l'Entretien routier à retirer un marché de BTP à l'une des entreprises d'Adama Bictogo sous peine de limogeage. Jusqu'où ira cette affaire qui risque de faire mal au RHDP ?

Voici le deal qui a foiré entre Guillaume Soro et Alassane Ouattara

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La crise entre le président Alassane Ouattara et Guillaume Soro continue de livrer ses secrets. Longtemps en de bons termes, le président ivoirien et son ancien Premier ministre sont aujourd'hui de véritables ennemis. La tension semble avoir atteint le point du non-retour le lundi 23 décembre 2019 avec le mandat d'arrêt international lancé contre le député de Ferké. Et pourtant, il semble qu'un deal aurait pu permettre d'aplanir les sentiers.

Comment Guillaume Soro a refusé l'offre de Ouattara

Jusqu'au soir du 22 décembre, le président ivoirien Alassane Ouattara espérait convaincre son ancien allié Guillaume Soro de le rejoindre dans le cadre d'un accord politique. Sans que Guillaume Soro ne soit obligé d'adhérer au RHDP, Alassane Ouattara a proposé un partage du pouvoir avec le GPS en cas de victoire de sa formation politique à l'élection d'octobre 2020.
En échange Guillaume Soro qui aurait dû retarder son retour à Abidjan de 2 à 4 mois comme le lui demandait Alassane Ouattara devait accepter que son mouvement Générations et Peuples et Solidaires (GPS) rallie le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) dès le premier tour de l'élection présidentielle.

Le président ivoirien, avait par ailleurs garanti à Soro que ni le premier ministre Amadou Gon Coulibaly ni le ministre de la défense Hamed Bakayoko n'auraient participé aux négociations. Une offre refusée par Guillaume Soro, qui avait appelé ses militants à l'accueillir le 23 décembre à l'aéroport international Félix Houphouët-Boigny. Alassane Ouattara avait chargé son ministre de la sécurité, le général Vagondo Diomandé, d'éviter tout rassemblement des partisans de l'ancien président de l'Assemblée nationale. Le patron de l'influente Direction de la surveillance du territoire (DST), le commissaire Inza Diomandé, avait quant à lui été chargé de surveiller l'activité des proches de Guillaume Soro. L'ancien leader étudiant, dont le vol a été dérouté à Accra, a un temps imaginé passer la nuit dans la capitale ghanéenne avant de se rendre le lendemain par la route à Lomé, d'où il souhaitait pouvoir continuer à battre campagne. Mais Guillaume Soro n'a pas été autorisé par les autorités ghanéennes à quitter son jet Bombardier Challenger 600.

Un bataillon ivoirien d'artillerie commandé par le colonel Zakaria Koné avait été déployé à Noé (sud-est), sur la frontière ivoiro-ghanéenne, au cas où Guillaume Soro aurait souhaité regagner la Côte d'Ivoire par la route.

mardi 31 décembre 2019

Guillaume Soro, que s'est-il passé pour en arriver là?

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L'appel de Daoukro : une Affaire d'Etat

Si tu ne lis pas, tu ne comprendras pas ce qui s'est passé ces 10 dernieres années dans le monde politique ivoirien.

Nous prendrons la peine de vous révéler des informations classées secret d’état pour que vous soyez à même de raisonner à propos du délestage politique qui a cours en ce moment en Côte d’Ivoire .

Il est 15.24, le Sphinx de Daoukro vient d'offrir à son "jeune frère" un banquet d'Etat. Les soldats en fraction pour la sécurité présidentielle commencent à fatiguer. Ils sont sur le qui-vive. Le cortège présidentiel est avancé. Le dispositif de départ est en place. Contre toute attente, sans que, ni les conseillers, ni les barons du PDCI n'en soient informés, HKB demande à ADO un entretien en aparté. Devant l'assistance médusée, Bédié dit : " Ouattara, vient tu vas me donner le reste de carburant, j'ai du Boyard fraîchement arrivé de l'autre côté".
Noël Akossi Bendjo, Edjampan Tiemele et le Pr Guikahue se regardent et ne présagent rien de bon.

Au bout de 20 mn, les 2 ténors du pouvoir sortent tout souriant, le Président Ouattara ne cache pas sa gratitude envers son aîné.
Nous sommes exactement le 15 septembre 2014.

Le PRADO une fois dans son véhicule, s'empresse de joindre son Ministre d'Etat, Ministre de l'intérieur et le prie de le retrouver à ses appartements.

Le Président Allassane Dramane Ouattara va confier un "Secret d'Etat" au numéro 2 du gouvernement, en lui demandant de mettre en place un "plan de sortie"...

Le très bouillant HAMBAK va réunir immédiatement son état major de cabinet , ses hommes de confiance (4 personnes dont je tais pour le moment les noms), à qui il va révéler "CHOSE" et ordonner des pistes de réflexion pour une sortie "heureuse et avantageuse" de situation.

Il est 00.49 quand se présente au portail de la résidence de Daoukro Mr Djaha Jean, Parlementaire, Maire de Grand Lahou, cadre très respecté au Ministère de l'intérieur, Représentant et cadre du PDCI. Il est surexcité, tremblant, autoritaire et exige à parler avec le "Vieux". Mais Bédié dort déjà. Il crie que c'est une question de vie ou de mort. Qu'on le réveil. Malgré les invectives du protocole, du chef de camp,de la sécurité, Dia ne lâche rien. "Ça ne peut pas attendre demain, demain ce sera tard"...
On se résoud à joindre Henriette Bomo Bédié.

"Maman, il faut que je lui parle, il faut que je parle au vieux... Ndè kpli ô lè", marmonne t'il en Baoulé, lui le fils d'Usher Ashouan.

HBB apparaît dans un magnifique peignoir en soie. Elle est épuisée mais prend la peine de recevoir son fils Djaha. A peine a t'il commencé qu'elle se rend compte de la gravité de la situation et va réveiller le Président Bédié et le convainc de recevoir dans cette nuit de septembre, ce lanceur d'alerte...

* Djaha, calme toi et raconte moi ... J'espère que c'est vraiment important pour qu'on me dérange... Lance Bédié

Le Sphinx est déconcerté mais écoute religieusement. Henriette écarquille les yeux et veux intervenir mais Bédié demande le silence et fait signe à Djaha de continuer. Puis, les yeux fermes, fixes et vides, il demande un verre que lui sert l'officier en faction qui a assisté à la scène.
Djaha s'empare du verre et lui demande : " es tu prêt à donner ta vie pour lui?" L'officier craque et répond : "ils devront me passer sur le corps"... Djaha se tourne vers le vieux et lui dit: " PRÉSIDENT, IL FAUT NETTOYER TA GARDE... MOI JE CROIS QUE JE VIENS DE SIGNER MON ARRET DE MORT... IL ME FAUT METTRE MA FAMILLE EN SÉCURITÉ"

Le salon s'est vidé. Henriette, la tête entre les mains, a les larmes aux yeux. Elle le sait, dans ces moments, vaudrait mieux le laisser seul, le laisser méditer. Elle prend son chapelet et se retire. Henri quant à lui, appelle immédiatement Akossi Bendjo, alors Maire du Plateau et Vice Président du PDCI. Les 2 hommes conviennent de ne point parler au téléphone... Bendjo rejoint le Président Bédié au petit matin et ensemble, conviennent d'une stratégie...

Le médecin personnel du Président du PDCI est appelé en urgence. Le silence, que dis-je, le mutisme de Bédié, le regard rouge sang, plus que d'habitude, surtout qu'il est à jeun, fait craindre le pire. Après un contrôle, hormis un poul accéléré, la tension est bizarrement basse. Il veut suggérer un contrôle approfondi mais le Vieux coupe court. Guikahue est arrivé. Il essaie d'être mis au parfum mais Akossi a ordre de se taire pour le moment.

Du côté de Marcory, le Directeur de protocole du Président de l'Assemblée Nationale, est approché par un interlocuteur. Il vient de la part du Sphinx. Après cette brève entrevue, un dispositif est mis en place, le cortège est prêt. Sans même avertir le PAN, Soul to Soul sait, après cet échange, que la ligne rouge va sonner et qu'il faut être prêt à partir.

Henri Konan Bédié convoque OUATTARA le PRADO. À Son arrivée ce 16 septembre 2014 chez le vieux, il est loin d'imaginer ce qui est parvenu aux oreilles de son aîné.

HKB lui propose une entrevue en privé. Sûrement, pensait il, ce devait avoir rapport à la confidence de la veille. Il pénètre avec son aide de camp dans le salon privé de Daoukro et est surpris d'y voir Henriette et Akossi Bendjo ainsi que 3 gardes en fractions. Le Colonel, aide de camp du Président comprend que quelque chose se trame et ne veut ressortir de la salle. D'un geste habile, il a le temps d'avertir le Directeur du protocole qui arrive dans la salle avec un officier.

La tension est palpable. Que s'est il passé au cours de la nuit pour qu'on en arrive là..?
Henriette Bédié se lève et invite les hommes en armes des 2 camps à la suivre en lançant, "laissons les mesurer qui pisse plus loin". Cela détend l'atmosphère. Mais l'information a vite circulé dans les réseaux des acropoles d'officiers. Dehors, les mouvements des véhicules laissent croire qu'on veut en découdre. Il faut l'intervention de HAMBAK sur les réseaux pour calmer les choses.

Alors s'adressant au PRADO, Le Président Bédié dit ceci et je cite (mot pour mot) :
* "Mr le Président, ayant réfléchi cette nuit, notre accord doit être validé par un témoin".
Le PRADO s'enfonce dans son fauteuil et dit :
* "Grand frère, je pensais que cela restait entre nous" (Toujours mot pour mot), en regardant Akossi Bendjo.
* Certes, cela restera entre nous... (Puis doucement) nous et ceux des nôtres que nous jugeons digne d'être dans le secret des Dieux. Cependant, puisque c'est une décision politique, je souhaite qu'il y ait un témoin officiel. Je suis vieux, quelque chose pourrait m'arriver, sait-on jamais, dit Bédié en fixant son hôte dans les yeux.
Allassane fixe le colonel et vient de comprendre que le Sphinx est au courant. Alors il tente un bluff pour confirmer ses doutes.
Le PRADO propose que son Ministre d'Etat, Hamed Bakayoko soit le témoin. Le Président Bédié prend son verre, marque une pose, boit une bonne gorgée et dit (encore mot pour mot): " Un ministre se fait et se défait du jour au lendemain, je préfère un Président d'institution".

En ces temps là, une seule personnalité faisait le consensus : Le PAN, son excellence SORO KIGBAFORI GUILLAUME.
En attendant le témoin sans lequel il risque de perdre le soutien du Vieux, le PRADO demande à son Ministre de l'intérieur, les circonstances qui ont permis au Sphinx d'être au courant "du plan de sortie".
Hamed Bakayoko fautif, oriente le sujet autrement : il lui faut un coupable. Alors le ministre se lance dans une chasse à l'homme qui ne dit pas son nom. Tous ses collaborateurs deviennent suspect...

C'est en héros que Soro arrive à Daoukro. Les événements du matin ont laissé des traces palpables et visibles. Il faut dire qu'il est très aimé par les soldats. Beaucoup lui vouent (jusqu'à présent malgré ce qui peut être dit) une admiration et un profond respect.
En attendant le Prado qui s'était retiré, un entretien rapide entre le PAN et Bendjo, a lieu en présence de Kamagaté Souleymane.

Soudain, les acropoles annoncent les départs imminent des 3 cortèges. Les différents chefs de protocole définissent les priorités. Il s'entend qu'étant chez lui, le Président Bédié ouvrirait la voie par son cortège, suivi de celui du PAN, puis le cortège Présidentiel. Vu les mesures de sécurité associée à chaque cortège, celui du Président Bédié étant lent, Kamagaté Souleymane propose donc au protocole du "Vieux" de partager le leur. Ainsi, les véhicules de commandement de l'ancien Président déchu en 1999, aurait le temps de les trouver sur place. Qu'il en soit ainsi. Tous se retrouvent donc dans la plantation. Vu la tension de part et d'autre, le PAN prend les choses en main et intime l'ordre a tous les services de sécurité de rester à bonne distance.

Cette stratégie du jeune a été fatal au Président de la République. De fait, après la brève entrevue avec Akossi Bendjo, Soro s'est procuré un dictaphone digital a transmission diffusante et spontanée, du genre utilisé pour les écoutes lors des enquêtes comme nous pouvons le voir dans certains films. Le protocole présidentiel n'aurait pas permis cela. Il y aurait eu fouille systématique.

Après s'être enfoncé dans les champs,
*Mots pour mots
Bédié : Ouattara, dit à Soro les termes de notre entente
Ouattara : Guillaume, l'aîné a souhaité ta présence parce qu'il a décidé contre l'avis des instances du PDCI, son parti, et contre toute attente, d'appeler à voter pour moi à la prochaine élection...
Bédié : mais encore..
Ouattara : je lui ai donné ma parole ( et je ne comprends pas pourquoi il en doute) je lui ai donc...
Bédié murmurant..: Tu n'es plus digne de confiance puisque tu chercherais à m'éliminer
Ouattara : d'où sors tu cette ineptie? Grand frère tu m'insulte là !!!
Bédié : continue ce que tu disais... (Gribouillages non audible..)
Ouattara : Alors je lui ai donné ma parole que ce serait mon dernier mandat...
Bédié : Hon hon Ouattara, dit lui exactement ce que nous avons convenu...
Ouattara : oui j'en viens.. j'en viens !!
Soro : Papa calme toi, laissons le finir. Moi aussi j'aurai à dire...
Ouattara : donc pour ainsi dire, après ce 2e mandat, le fauteuil reviendra au PDCI...
Bédié : (il racle la gorge) il me reviendra, il me reviendra, je ne t'ai pas dit qu'il reviendra au PDCI, je t'ai dit qu'il me reviendra. Dans cette histoire, je suis le plus gros perdant, résigné à être le faiseur de roi. Vous m'avez interrompu... (Gribouillages inaudible), Ouattara, jure devant l'enfant que la présidence me reviendra..
Ouattara : grand frère, pourquoi en douter... On a parcouru tout ce chemin et ce que nous avons convenu sera fait. Tu as ma parole.
Soro : je suis très flatté d'assister à cet entretien. Moi si jeune. J'apprends beaucoup de vous.
Bédié : tu as intérêt. Prends en de la graine.
(Ouattara rit)
Soro: avant de donner mon avis j'ai..
Bédié : on ne t'a pas fait venir pour ton avis. On dit d'être témoin
Ouattara : .. laissons le grand frère, laissons le parlé. Tout compte fait, nous lui devons d'être ici. C'est lui le courageux...
Soro: ma question est, qu'en est il de moi? Parce qu'il n'est pas question que je reste indéfiniment un dauphin constitutionnel !!! Moi aussi j'ai des projets...
Ouattara : ça sera forcément après Bédié
Bédié : je ne suis pas prêt de mourir maintenant, alors tu attendras que je finisse mes 2 mandats. Prépare toi pour 2030. Tu seras beaucoup plus sage avec un bon bagage... Tu auras quel âge petit?
(Éclat de rire)..
Ouattara : Moi j'ai attendu d'avoir la soixantaine passé.
Soro : Pour revenir à l'objet du jour, j'accepte d'être témoin. Cependant, initié au Poro, c'est l'occasion pour moi de vous avertir que je prends mes ancêtres à témoin. Je ne pourrai jamais revenir sur ce témoignage. Et quiconque d'entre nous le fera sera frappé d'un sort
Bédié : buvons à nos ancêtres. Buvons au père fondateur.
(Raclement de gorge)

De retour dans son véhicule, le Prado appelle son premier ministre et lui dit : Soro devient un problème. Il faut qu'on s'en occupe... L'appel de Daoukro fut lancé devant les caméras du monde entier, à la surprise générale des hauts cadres du PDCI, le 17 septembre 2014.

Le lendemain, l'ambassadeur Georges Ouegnin, l'homme le plus craint de la République, arrive à Daoukro, pour un entretien privé avec l'ex-chef de l'État

Soro KIGBAFORI GUILLAUME est de plus en plus fréquent en France. Les services de renseignement marocains ont ordre de le surveiller. Ce sont eux qui renseignent Abidjan sur ses mouvements. Qui il voit. Qui il appelle ou qui l'appelle. Où mange t'il. Ses maîtresses (supposées), ses aventures en villégiature, et qui est l'entre-metteur.. Photos et vidéos de tout, le pouvoir d'Abidjan est informé.

Fin limié, Soro avait réussi le coup de maître d'installer des hommes fidèles et dévoués à sa cause, à tous les postes de responsabilité au sein de toutes les administrations, tous les ministères, tous les états majors (police, gendarmerie, marine, armée de terre et de l'air) de la République de Côte d'Ivoire. Certains sont des partisans qui ne se cachent pas. Mais nombreux sont dans l'ombre.

A la suite des confidences "dans le bois sacré", un interlocuteur dont je tais le nom (pour le moment), averti le PAN au sujet de la frustration du chef de l'État à son égard. Soro n'en crois pas un seul instant. Avec ses conseillers, ils veulent croire que c'est une tentative de brouille instauré par ceux qui le voit trop puissant au sein de la République. Logiquement, Hamed Bakayoko est pointé du doigt. Le PAN décidé à tirer cela au clair, obtient une entrevue en privé avec le chef de l'État, le PRADO. Nous sommes fin novembre 2014. (Je n'ai pas la date exacte).

Lors de ce tête à tête, pendant qu'il est entrain de passer des coups de fils, Kamagaté Souleymane remarque des têtes blanches, des hommes en armes, à la suite de la première dame. Ils conversent en Anglais. Séance tenante, il appelle le chef de la sécurité du PAN, le Lt Colonel Yeo pour lui décrire la situation. Hervé Coulibaly dit Vetcho est aussitôt saisi. Le Colonel Hervé est celui qui mérite valablement son grade. Fin tacticien de guerre, il a même été formé en Chine après la prise du pouvoir. Expert de la guerre, il a la réputation d'être ce qu'on qualifierait en football de meneur de jeu.
Automatiquement, pour lever tout doute raisonnable, Vetcho fait circuler sur le canal 49 de l'Acropole dédié à la sécurité du numéro 2 de la nation, une information qui nécessite le départ du PAN par voie aérienne. Elle est capitale. Elle permet l'autorisation de survoler l'espace aérien du domicile présidentiel par 2 hélicoptères, l'un pour le transport, l'autre pour la sécurité. Une erreur encore de débutant, qui va permettre de constater par photos aériens, le dispositif sécuritaire nouveau du PRADO.

Pendant ce temps, dans le salon panoramique à vitre blindé, les 2 Présidents se lancent des confidences....

Le fils du Président Laurent Gbagbo, Michel de son prénom, est un métis de mère française. Après l'arrestation de son père le 11 avril, lui aussi a été détenu pour délit de patronyme. Il a été séquestré. Le public le sait moins, mais que le PAN a longtemps demander sa libération. Soro voulait par ce geste s'attirer la sympathie de l'opinion publique nationale, surtout de des partisans appelé communément LES GORs. Seule le Ministre de l'intérieur, Hamed Bakayoko, sous le prétexte d'être garant de la sécurité nationale, s'y opposait. Ainsi, une plainte avait été déposée contre le pouvoir ivoirien à la justice française, pour séquestration et violation des droits de l'homme à l'encontre d'un citoyen français. Mais cette plainte ne pouvait aboutir car, qui pouvait être arrêté et porter la responsabilité d'être le "pouvoir ivoirien". La plainte avait été classée..non sans suite, mais sans pertinence, donc latente.

C'est dans ce contexte que Guillaume Soro, dans ses balades parisiennes dans le quartier très ivoirien de château rouge, (Paris 10e), pour juger sa côte de popularité, est signalé à l'avocate Mtre Habiba Touré, avocate internationale, membre de l'équipe de défense du Président Laurent Gbagbo. Elle requiert une ordonnance d'interpellation à l'encontre du Président de l'Assemblée Nationale. Nous sommes en décembre 2014. Un mandat est émis et des officiers de police française manque de peu de l'interpeler.

La présidence de la République Française est informée. Abidjan aussi. Le Président avait là, l'occasion de lâcher ce jeune homme prétentieux et devenu gênant. Car en vérité, l'entrevue en tête à tête lui à laissé bien de frustrations qu'il ne paraît. Séance tenante, un appel de Paris, convainc Allassane Dramane Ouattara de signer un ordre de mission pour empêcher cette arrestation. Au bout du fil, un certain Alexandre Benalla...

Décembre 2014, le Prado est presque contraint de sauver le soldat Soro. Il est "évacué" sur Abidjan. L'ambassadeur de France est même convoqué pour répondre devant ce que le pouvoir a qualifié d'incident diplomatique. François Hollande alors aux affaires, a vite fait de rappeler à l'ordre Abidjan et suggérer que le PAN se comporte vraiment à la hauteur de la personnalité qu'il est, qu'il représente. Dès lors, Soro Guillaume va commencer à s'entourer de personnes qualifiées, de personnalités pouvant lui ouvrir des portes et construire son image.

Fin décembre 2014, début janvier 2015, le Burkina Faso lance un mandat d'arrêt à l'encontre du PAN, au sujet de ce qu'on va appeler "l'affaire des écoutes téléphoniques". C'est le Président Bédié qui a enjoint le PRADO de régler l'affaire de manière "diplomatique". A ce jour, nul ne sait exactement les contours de ce règlement diplomatique.

Il m'apparaît judicieux avant de continuer, d'ouvrir une parenthèse qui aidera tout un chacun à comprendre ce qui se joue aujourd'hui.

François Hollande a pour Ministre de l'économie et des Finances un jeune banquier d'affaires qui a fait ses marques à Rockchild et a une ambition : devenir le premier président français non issue des parties traditionnelles. Il commence à s'entourer d'une équipe : sécurité, sociale, diplomatique etc... Il a un peu d'argent mais a besoin de financement. Il n'est pas encore au fait des réseaux de la "France à fric". Mais un jeune homme, ambitieux, fougueux, croit en lui. Alexandre Benalla veut entrer dans la cours des grands.
Il va convaincre un jeune politicien africain, ivoirien, ancien chef rebelle, ancien premier ministre, et maintenant Président de l'Assemblée Nationale de Côte d'Ivoire, d'investir dans le projet "En Marche". Guillaume Soro est milliardaire. Il veut se construire une carrure présidentiable. Tous les voyants sont au vert et l'investissement va être payant...
Par ailleurs, 2 courants de pensée émergent à l'arrivée du jeune Président Macron au sujet de la "France à fric":

- Celle de Robert Bourgi, le faiseur de roi, de Président, il est de la vielle école. Il résoud tout par les coups d'État ou les manoeuvres de déstabilisation. Cependant, la nouvelle équipe de l'Elysée s'en méfie. On se rappelle encore comment il a en une nuit discréditer totalement Fillon sur ordre de Sarkozy, en lui offrant des costumes de plus de 600mille euros, puis en divulgant la chose dans la presse à scandale. De là est partie la chute de celui à qui les portes de l'Elysée était grande ouverte. Il y a aussi que l'ancien premier ministre Alain Juppé ne l'a pas en odeur de sainteté. C'est logiquement que le nouveau premier ministre français, Édouard Philippe, fils (politique) de Juppé, ne lui ouvre presque pas ses portes.

- Celle insufflé par le Président Macron et incarnée par son désormais célèbre Ex-chef de mission, Alexandre Benalla, qui mûris secrètement (maintenant maintenant encore plus) l'idée de prendre la place de Bourgi, redéfinir la vision de la "France à fric", et imposer des jeunes leaders, avec qui il va faire son chemin.

Alexandre Benalla et Soro Guillaume deviennent de très bons amis, de très grands amis. Il ira jusqu'à introduire (pour ne pas dire imposer) Soro Guillaume auprès de chef d'État, de puissants, qui ne voulaient pas s'afficher avec un ancien chef rebelle...

*** Fermons cette parenthèse***

(Je reviendrai sur certains faits plus loin)

Après les élections présidentielles de 2015, un climat délétère s'installe au sommet de l'Etat.
Les absences du PAN exaspèrent la première dame surnommée Fanta Gbè. Des rumeurs de palais, faisaient état de son éviction du perchoir ou du moins, de sa non reconduite. l'Ivoirien lambda se rappelle encore de cette vidéo publiée par sa communication, où il demandait que le Président Bédié accepte qu'on lui offre ce "petit avantage pour service rendu". .

D'où vient le malaise?
Comment d'enfant roi, Soro est il devenu l'ennemi d'Etat à abattre?

■ ÉPISODE 6

L'ambassadeur Georges Ouegnin à Daoukro, avait étudié avec le Président Bédié, toutes les éventualités possibles. Parmi elles, les assassinats ciblées, les emprisonnements des cadres du parti ou l'étouffement financier. Il fallait agir par stratégie et sur tout par l'ADN du parti: le dialogue. Ainsi, le Prado a été rassuré qu'il avait le soutien total de l'appareil du PDCI.

Soro Guillaume est reconduit au perchoir de l'Assemblée Nationale. Avec son budget de souveraineté, il est entouré d'une équipe d'hommes de main. Parmi eux on compte des banquiers, des "lessiveuses", des médecins, des avocats, des communicants...
Un jour de mai 2016, (date non dévoilée pour raison de sécurité) un ami politologue du PAN, non membre de son équipe, lors d'une discussion, attire son attention sur certains événements, certaines consultations du Prado. Selon cet intellectuel, la prochaine constitution a pour but de l'écarter ( le PAN). Il excelle dans une démonstration et fini, comme un visionnaire, à mettre en garde Soro sur son sort. Le PAN prend cette mise en garde très au sérieux surtout que son conseiller et ami le Pr Francklyn Nyamsi avait fait la même analyse.

Cet exposé va être un catalyseur. Dès lors, les services de la Présidence de la République, vont remarquer des déplacements de capitaux. "Les lessiveuses" vont réussir à déplacer et sécuriser les fonds, les avoirs, les capitaux de Soro Guillaume et ses proches. Selon des sources luxembourgeoises, il s'agit de milliard en euros. C'est depuis ce temps que les magazines spécialisés ont pu estimer le poids financier réel de l'ex-chef de la rébellion.

Aussi, le Président de la République va activer son réseau pour suivre cet argent. Cette tâche est allouée au Ministre des Affaires Présidentielles de la République Mr Téné Birahima Ouattara, que l'on surnomme "Photocopie", parce que petit frère du Prado.
C'est le début de la cabale anti Soro.

Birahima Ouattara va très vite se rendre compte que le "jeune homme" a fait transiter ses avoirs par le même circuit que le leur, que les avoirs des Ouattara, Con et autres. Il a réussi la prouesse de mêler son argent aux leurs, puis, a fait "lessiver" dans un paradis fiscal ESPAGNOL pour le dérouter vers un pays proche de la Russie (...).
* Dorment au Luxembourg et Lichtenstein (combinés) la "modique" somme d'à peu près 8 milliards de FCFA (12 millions d'euros) - à la date du 14 novembre 2019-..

Et même en cas de gèle d'avoirs, cette somme n'est pas sequestrable, puisque le compte d'opérations utilisé pour héberger ces avoirs est un système fantôme. Y toucher, c'est séquestrer les avoirs de feu le Président Diby (paix à son âme), les avoirs du Ministre Mabri Touakeuse, les avoirs de Mr Bouaké Fofana, les avoirs du Président Affi Nguessan... pour ne citer que ceux là !!! (PS: 13 autres personnalités proche du pouvoir ivoirien, 4 personnalités Burkinabés, des Sénégalais, des guinéens, des togolais bénéficient de ce système occulte).

** Cette cagnotte sert (aujourd'hui) à rémunérer tous ceux, proche de Soro, "habitent" LIMOGE. Pour s'attirer les faveurs de tous, cette cagnotte a été élargie à tous les "Limogés" **

La remise en question du Pacte "forestier" de Daoukro, va être le point de non retour pour Soro et les siens...

■ ÉPISODE 7

Dans l'entretien entre le Président Bédié et l'ambassadeur Georges Ouegnin, il s'est agit aussi de s'assurer de la loyauté du jeune PAN. Pour s'en assurer, il faut convaincre le jeune frère de son "Patriotisme" au cas où les choses dégénèrent. Un rdv discret est pris avec Noël Akossi Bendjo, Kobenan Adjoumani, et Maurice Kacou Guikahue. Le dernier cité ne voit pas l'intérêt de cette rencontre. pour une raison ou pour une autre, Guikahue ne participera pas à la rencontre. Nous sommes en février 2017.

Lors de cette rencontre, en plus des émissaires du PDCI, étaient présents 3 banquiers d'affaires, 2 libanais, 1ancien ministre français sous Chirac et Sarkozy et 3 ComZones. La sécurité des lieux étaient maximales. Le lieu avait été tenu secret. Pour le peu d'informations que j'ai, cette rencontre a eu lieu en Côte d'Ivoire.

A la suite de cette rencontre, Kobenan Adjoumani est devenu gourmand. Il exige le poste de porte parole du PDCI et ne montre aucune gêne en public face au Président Bédié. Guikahue demande au vieux de trancher face à l'affront que lui fait subir le ministre Adjoumani.

Soro KIGBAFORI GUILLAUME commence à prendre ses distances avec le pouvoir. La Vielle Henriette Dagri Diabaté est chargée de le raisonner, de le convaincre à être membre du RDR. Le PAN se voit obligé de clarifier sa position. En grande pompe, il est présenté se rendant aux réunion à la rue Lepic. Ainsi à la suite du Congrès, il sera même nommé Vice Président du RDR. A dire vrai, l'ancien chef rebelle n'était pas encore près pour le maquis. Il lui fallait gagner du temps.

Les choses vont d'accélérer lorsqu'Adjoumani Kouassi Kobenan va rencontrer Mme Dominique OUATTARA pour lui rapporter une information capitale pour le chef de l'État.

Par Kobenan Kouassi Adjoumani, l'on sait qu'il a fallu prendre un moyen nautique pour s'y rendre. Selon toujours Adjoumani, il avait les yeux bandés et que la traversée aurait durée plus de 35mn. Toujours par Adjoumani, le pouvoir Ouattara sait que, avant l'arrivée du PAN, un brouilleur a coupé toutes les communications mais que l'entrevue aurait été filmée par les services du PAN. Ni téléphone, ni dictaphone n'était toléré à cette réunion.

En maître de cérémonie, Kamagaté Souleymane aurait présenté différents scénarios à partir d'un projecteur. Selon toujours Adjoumani, un Militaire qui était encagoulés, aurait affirmé que le moment venu, même le détachement français du 43e Bataillon Infanterie des Marines ne pourrait tenir sous la puissance de feu dont ils disposent. Notre rapporteur a affirmé que, l'armée serait à la solde de Soro, qui détiendrait au moins une "orgue de Staline" dans son arsenal, arsenal réquisitionné après les combats en avril 2011.

À la fin de la rencontre où pleins de choses avaient été dites, l'on aurait demandé à chacun devant la camera, de se prononcer en répondant à un questionnaire bien élaboré. ..

ÉPISODE 8🇨🇮APPEL DE DAOUKRO

Le rapporteur reçoit la garantie d'être soutenu s'il rejoint le RHDP et aide à disloquer le PDCI. SORO est prier de clarifier sa position et d'adhérer au RHDP. POur le convaincre, plusieurs émissaires du Chef de l'Etat vont défiler, et à son domicile, et à son Cabinet de l'Assemblée Nationale. C'est la méditation de "Photocopie" qui va définitivement sceller le divorce entre le PAN et Ouattara.

Face au jeune PAN, Birahima Ouattara va ressasser tous les griefs de son frère contre le Petit. Il va lui révéler être au courant de la fameuse rencontre. Il va le menacer de tout lui arracher, jusqu'à son épouse Sylvie, s'il le faut. L'échange était à sens unique mais très menaçant. Ce n'était pas des menaces voilees. Birahima Ouattara a conclu par :
* Le Président m'a chargé de te dire qu'il ne revenait pas sur sa décision à propos de votre rencontre. Il t'a promis 2025. Il tiendra parole. A condition que tu désavoue ce Vieil ivrogne. Et jusqu'ici, tu n'as point clarifié ta position.

Alors sûrement pour lever tout doute sur ce qui vient d'être dit pour l'enregistrement, le PAN va faire un récapitulatif...
(Mot pour mot)
* Mr le Ministre, tout frère du Président que vous soyez, permettez moi de vous rappeler que vous vous adressez à un Président d'institution. Certes, mon pouvoir a été savamment dépouillé, n'empêche que le Président de l'Assemblée Nationale, c'est moi...
*Plus pour longtemps, renchérit B.O.
* Peu importe! Je tiens ici à dire et à dénoncer cette machination, cette manipulation qui voudrait que je sois à la base de la préparation d'une déstabilisation. Loin sans faux. Je vous remets ici la copie de l'enregistrement ... de cette fameuse conversation avec des gens venus converser avec moi dans le seul but de me pieger et me brouiller avec le Chef de l'Etat... Copie a été remis à mes conseils ainsi qu'au Président Bédié.
.. Birahima s'asseoit bien..
J'ai aussi, une copie du conclave dans le champs du Président Bédié, le vieil ivrogne comme vous l'appelez, ivrogne sans qui vous ne serez jamais à ce poste. Ça aussi, il y a une copie chez mes conseils, et je vous remets une copie.
Birahima Ouattara voulait parler mais est coupé sec par le PAN,...
* Vous vous êtes permis l'ignominie, après tout ce que Soul a subi et fait pour vous, de l'enfermer comme un vulgaire criminel à la MACA, et comme je l'ai dit au chef de l'Etat, ça, je ne vous le pardonnerai jamais... Bref..
* La chose a été annoncé en grande pompe dans les médias, fait B.O, nous ne pouvions pas rester sans réagir...
* Et depuis quand les médias vous font peur..?
Passons ! Dit le PAN très énervé..
* Pour votre gouverne, cet entretien est enregistré. Pour finir, je tiens à rappeler que je suis Sénoufo. Et j'ai été initié au Poro. Mes ancêtres m'ont appris que c'est notre parole qui peut nous élever, nous grandir, où nous condamner, même nous tuer. C'est cette même parole donnée qui m'a permis de vous ouvrir la porte du Palais. J'étais aux côtés de Gbagbo, il m'a tout promis, mieux que ce que vous m'offrez. Il m'avait prévenu. Mais j'avais juré au Président m'a fidélité sans faille. Je ne trahirai pas ma parole. Et j'aurai l'occasion de le lui dire en face une fois encore.
* Dans ce cas, tu devras démissionner du perchoir..
* Au moment venu et choisi par moi, j'annoncerai ma démission.
Nous étions le 8 novembre 2017.

A la sortie de cette entrevue, les visages étaient grave. La tension était palpable. Aucune conférence de presse n'a été donné. Le divorce venait d'avoir lieu.

Ce jour là, Le même soir, le ciel au dessus d'Abidjan était rouge... Les superstitieux, les devins, les prophètes en tout genre, y voyaient des signes d'un conflit à venir.

Soro Guillaume se rend par la suite à Daoukro et dans les champs, explique toute l'affaire au Vieux. C'est le début d'une alliance.

"Un autre pacte" y est scellé...

Mouhamadou Soumahoro
Journaliste d'investigation

A tous les sceptiques

#Il_nest_pas_tard_pour_les_reconcilier

* Quand un couple se bat, ce sont les voisins qui écoute l'intimité...

dimanche 22 octobre 2017

Absent après plus de deux mois, Guillaume Soro est de retour en Côte d'Ivoire.

Tech Media News

Le président de l'Assemblée Nationale ivoirienne Guillaume Soro a lancé dimanche soir un appel au "dialogue" et à "l'apaisement" politique.
"Je suis revenu pour prendre toute ma place dans le jeu politique, pour contribuer du mieux que je peux à l’apaisement, contribuer à travailler à la réconciliation et à la paix civile", a déclaré Guillaume Soro devant la presse à son arrivée à l’aéroport Felix-Houphouët-Boigny d’Abidjan dans la soirée du 22 octobre.
"Je lance un appel au dialogue et à la paix", a insisté le président de l’Assemblée Nationale, qui a été accueilli par une centaine de proches et de partisans dans le pavillon d’honneur de l’aéroport, aux cris de "prési, prési" (pour président).
Depuis des mois, la presse ivoirienne et de nombreux observateurs spéculent sur des tensions croissantes entre Guillaume Soro et le président de la République Alassane Ouattara, prêtant à Guillaume Soro l’ambition d’accéder à la tête de l’État lors de la prochaine élection présidentielle en 2020.
Une rencontre prévue dans les jours à venir 
Le gouvernement réfute toute tension entre les deux hommes, tout comme Guillaume Soro. En public, ils affichent même mutuellement leur confiance.
"Mes relations avec le président de la République, je peux vous assurer qu’elle sont bonnes", a redit le président de l’Assemblée nationale dimanche. "Je m’emploierai à faire en sorte que (notre) relation soit toujours bonne. Dans les prochains jours, avec beaucoup d’humilité, j’irai voir le président de la République pour parler avec lui".

Signes de tension

Des signes de brouille sont toutefois apparus récemment. Le chef du protocole de Guillaume Soro, Souleymane Kamaraté Koné, a été arrêté et écroué pour "complot" le 9 octobre dans une affaire de découverte d’une cache d’armes pendant une mutinerie dans l’armée en mai.
"Aujourd’hui, à cause de mon patron Guillaume Soro, je suis en prison. Ce n’est pas moi qu’on vise!", avait réagi Souleymane Kamaraté Koné, dit "Soul to Soul", dans une lettre ouverte publiée en ligne au lendemain de son incarcération. "Je ne peux pas me prononcer sur une affaire pendante en justice", s’est contenté de déclarer Guillaume Soro dimanche, interrogé sur l’affaire par les journalistes.
Autre signe de possible tension : plusieurs proches de Guillaume Soro ont été écartés de postes d’influence économiques et politiques en juillet. Et en septembre, ce dernier n’a pas participé au congrès du Rassemblement Des Républicains (RDR), le parti du président dont il est un élu, disant "regretter" de ne pas y avoir été associé. Une absence très remarquée et commentée.

vendredi 30 juin 2017

L’opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire a pris fin, ce 30 juin 2017


Autorisée par le Conseil de sécurité de l’ONU en 2004, l’intervention de ces forces dites «impartiales» a été ponctuée de controverses. Retour en quelques dates sur les mandats et le rôle de l’Onuci et les débats suscités par ses actions au cours de ses treize années d’existence.


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La quasi-totalité des Casques bleus ont quitté la Côte d'Ivoire en février 2017. © ONUCI

13 mai 2003 : l’Onu s’installe en Côte d’Ivoire
La Côte d’Ivoire est divisée en deux, suite à la tentative de coup d’Etat du 19 septembre 2002 visant à renverser le régime de Laurent Gbagbo élu deux ans plus tôt et l'avancée des rebelles des Forces nouvelles. A l’initiative de la France, un accord est signé en janvier 2003 entre les rebelles du nord et les forces gouvernementales à Linas-Marcoussis, dans la banlieue de Paris. Pour soutenir la mise en œuvre des dispositions de cet accord, le Conseil de sécurité de l’ONU autorise par sa résolution 1479 du 13 mai la mise sur pied d’une mission des Nations Unies en Côte d’Ivoire, connue sous son acronyme Minuci.
9 mars 2004 : Onuci, une opération multidimensionnelle
En raison de la persistance de la dégradation du climat sociopolitique dans le pays et la crainte de voir cette situation déstabiliser l’ensemble de la sous-région, le Conseil de Sécurité décide de créer par la résolution 1528 du 9 mars 2004, l’Opération des Nations Unies en Côte d’Ivoire ou l’Onuci, qui remplace la Minuci et renforce son mandat. Outre la tâche d’appuyer l’accord de paix signé par les parties ivoiriennes à Linas Marcoussis, en France, qui prévoit le désarmement des rebelles et des milices se réclamant de Laurent Gbagbo, ainsi que la préparation des élections présidentielles prévues en 2005.  Cette opération multidimensionnelle a pour mission de surveiller la zone de confiance – une étendue de terre qui séparait le sud loyaliste et le nord rebelle contrôlé par l’opposition, tout en rétablissant la confiance entre les belligérants pour réunir le pays. La résolution dote l’Onuci de 6 000 hommes qui seront portés à 11 792 au plus fort de la crise en 2011, et autorise les forces françaises de l’Opération Licorne sur le terrain à user de tous les moyens nécessaires pour soutenir l’Onuci.

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Devant le quartier général de l'Onuci à Abidjan. © REUTERS
15 novembre 2004 : émeutes à Abidjan
Recrudescence de tensions entre les parties prenantes à cause du retard pris dans le processus de désarmement des rebelles qui devait être supervisé par les forces de l’Onu et la France présentes sur le terrain, selon les dispositifs de l’accord de Linas Marcoussis. Les avions militaires du gouvernement bombardent des positions rebelles dans le nord du pays. Le 6 novembre, ils attaquent une base française à Bouaké tuant neuf français et un Américain. Un bombardement dont Laurent Gbagbo niera toujours la responsabilité et qui fait encore l'objet d'une interminable enquête judiciaire en France. En représailles, l’armée française anéantit l’aviation ivoirienne, ce qui déclenche des émeutes à Abidjan. Alors que l’Onuci déploie ses forces dans les rues de la capitale pour stabiliser la situation, le Conseil de sécurité adopte à l’initiative de la France la résolution 1572 qui condamne les attaques du gouvernement et établit un embargo sur la vente d’armes à la Côte d’Ivoire.
Mai 2007 : casques bleus accusés d’abus sexuels
L’opération des Nations unies est secouée en mai 2007 par un énorme scandale d’abus sexuels impliquant pour la plupart des filles mineures. Certains éléments du contingent marocain, basé à Bouaké, sont accusés d'avoir obligé des filles mineures de coucher avec eux contre l'octroi d'articles de première nécessité tels que des savons, des vêtements ou un peu de nourriture. Suite à ces accusations de pédophilie, le chef de la mission de l’Onu promet l’application d’une politique de tolérance zéro à l’égard des abus sexuels et suspend de ses fonctions le contingent incriminé. D’autres accusations viendront ternir la réputation de l’Onuci, visant notamment des Béninois et des Pakistanais.
2 décembre 2010 : problème de certification du processus électoral
L'un des mandats de l’Onuci était de superviser l’organisation de l’élection présidentielle de 2005 qui, après avoir été reportée à six reprises pour des raisons techniques et parfois des blocages politiques, s’est finalement tenue en automne 2010. Soucieux d’organiser une élection libre, juste et transparente, les principaux acteurs politiques ivoiriens ont demandé dans le cadre de leurs négociations de sortie de crise que le scrutin présidentiel soit arbitré par les Nations Unies. Pour répondre à cette demande, le Conseil de sécurité a adopté le 16 juillet 2007 la résolution 1765 conférant au représentant spécial du secrétaire général des Nations unies en Côte d’Ivoire le mandat de certification de la bonne tenue du processus électoral. C’est ce que fait le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU à AbidjanChoi Young-Jin, le 2 décembre 2010, validant les résultats officiels du second tour du scrutin présidentiel tels qu’ils avaient été proclamés par la Commission électorale indépendante et qui donnaient Alassane Ouattara gagnant. Les partisans de Laurent Gbagbo estiment que l’officiel international a outrepassé son mandat en donnant le nom du gagnant, alors que selon la résolution 1765 du Conseil de Sécurité il devait se contenter de certifier la bonne tenue du processus électoral. L’annonce de la victoire de Ouattara par le chef de l’Onuci a polarisé l’opinion publique d’autant que les institutions ivoiriennes, à savoir la Commission électorale indépendante et le Conseil constitutionnel, avançaient des lectures contradictoires des résultats du scrutin en question. 
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               Youn-jin Choi (photo), représentant spécial de l'ONU, aurait outrepassé son mandat
               en déclarant qu'il reconnaissait la victoire d’Alassane Ouattara au deuxième tour
                                de l'élection présidentielle de 2011. © Reuters

Décembre 2010  avril 2011 : la crise post-électorale
Les attaques que se livrent les deux rivaux - Laurent Gbagbo et Alassane Ouattara - pendant la crise post-électorale qui éclate dès le lendemain de l’annonce des résultats, ciblent également l’Onuci. Pour arrêter ces violences menaçant de plonger l’ensemble du pays dans le chaos, le Conseil de Sécurité des Nations Unies adopte le 30 mars la résolution 1975 autorisant l’Onuci à engager toutes les « mesures nécessaires à la protection des civils », y compris si nécessaire en empêchant le recours à l’arme lourde contre les dits civils. Le 4 avril 2011, l’Onuci et les forces de l’opération française Licorne annoncent avoir tiré sur des camps militaires pro-Gbagbo, le palais présidentiel et la résidence du président sortant. Les hélicoptères «MI-24 » blancs de l’ONU tirent des roquettes sur les derniers réduits de Laurent Gbagbo. Ces frappes, assure à l’époque le secrétaire général des Nations Unies en personne, « visent à protéger les civils et non à s’attaquer au président sortant Laurent Gbagbo ». Les partisans du président ivoirien considèrent, au contraire, qu'il s'agit d'un prétexte pour le renverser. Le 11 avril, Laurent Gbagbo est arrêté.

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Les hélicoptères de l'Onuci continueront de voler malgré le décret du gouvernement de Laurent Gbagbo. © AFP 

30 juin 2017 : clap de fin
Cinq ans après la sortie de la crise post-électorale de 2010-2011, estimant que « la Côte d’Ivoire est résolument engagée dans la voie de la paix durable, de la stabilité et de la prospérité économique », le Conseil de sécurité des Nations unies a décidé en 2016, par sa résolution 2284, de mettre fin à la mission de l’Onuci. La date du retrait total est fixée au 30 juin 2017.La quasi-totalité des Casques bleus quittent le territoire ivoirien avant février. Selon le communiqué de presse de l’Onuci, le coût de l’opération de maintien de la paix en Côte d'Ivoire s’élevait en moyenne à 600 000 dollars par an. Saluant le rôle joué par l’Onuci pour le rétablissement de la paix en Côte d’Ivoire, le président ivoirien Alassane Ouattara a demandé une « décoration » pour sa patronne Aïchatou Mindaoudou, représentante spéciale du secrétaire général à Abidjan.