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lundi 23 avril 2018

Google travaille sur un projet pour remplacer les SMS

Tech Media News
Google et les applications de messagerie, c’est loin d’être une histoire d’amour. En effet, la firme de Mountain View n’est jamais parvenue à imposer sa propre messagerie instantanée sur le marché. Pendant qu’Apple, avec iMessage, et Facebook, avec Messenger et WhatsApp, ont réussi à faire de leurs applications de messagerie des incontournables sur les terminaux mobiles du monde entier, Google est resté à quai. Pourtant, la filiale d’Alphabet a tenté sa chance à plusieurs reprises. Talk, Hangouts, Duo ou encore Allo, la dernière messagerie instantanée de Google lancée en septembre 2016. Aucune de ces messageries n’est parvenue à devenir une alternative durable aux SMS.
Dans ce contexte, Google a décidé de changer totalement de stratégie pour mettre fin à cette succession d’échecs. Plutôt que de créer une énième messagerie instantanée, au risque de renforcer davantage sa frustration déjà à son paroxysme, la firme américaine s’est ainsi mise en tête d’imposer un nouveau standard de communication dans le monde qui vise à remplacer purement et simplement les fameux SMS et MMS, dont la technologie n’est plus forcément adaptée aux usages des centaines de millions d’utilisateurs aux quatre coins du globe. Révélée par The Verge, l’information a été confirmée par Google.

Le RCS, remplaçant du SMS désigné par Google

Le projet, sobrement baptisé Chat, repose sur le RCS (Rich Communication Services), un standard qui permet de proposer des fonctionnalités améliorées par rapport au SMS traditionnel. A la différence du SMS, la norme RCS s’appuie sur le protocole IP, de manière à pouvoir passer par le réseau Internet 4G, tandis que le SMS passe par le réseau GSM. Par rapport au SMS, le RCS permet d’échanger plus facilement des textes, des documents, des images et des vidéos au sein des conversations. Si le MMS a élargi les possibilités du SMS, le RCS se montre de son côté beaucoup plus souple puisqu’il n’impose aucune limite de taille pour les fichiers envoyés.
Comme sur iMessage, le RCS permet notamment de savoir si un message a été lu et quand le destinataire est en train de répondre. Si ces fonctionnalités ne sont pas nouvelles, car déjà employées par la concurrences, elles seraient cette fois à la main des opérateurs, qui restent pour l’heure impassibles face à l’essor des messageries instantanées comme Facebook Messenger ou WhatsApp. Et c’est peut-être là le tour de force de Google…

55 opérateurs dans le monde, dont Orange, soutiennent le projet 

En effet, la firme de Mountain View s’est attelée à faire le tour des opérateurs du monde entier pour les fédérer autour du RCS et en faire le remplaçant officiel du SMS dans un futur proche. La route est encore longue pour Google mais sa nouvelle stratégie commence à payer. Ainsi, la firme américaine a d’ores et déjà réussi à réunir 55 opérateurs (Orange, Rogers, AT&T,MTN…), 11 constructeurs (Alcatel, HTC, Samsung, Huawei, LG…) ainsi que Microsoft pour soutenir cette initiative.  Selon GSMA Intelligence, le marché du RCS pèsera plus de 74 milliards de dollars d’ici 2021.
Pour l’heure, aucun calendrier n’a été établi par Google et ses partenaires, mais il faudra vraisemblablement s’armer de patience. Et pour cause, tant que le RCS ne sera pas la norme sur l’ensemble du marché, les partisans de ce nouveau standard se heurteront à plusieurs difficultés majeures. Dans un premier temps, l’usage de la 4G est indispensable pour le RCS soit le plus efficace. Si la couverture 4G est en progression dans le monde, il reste encore de nombreuses zones à couvrir. De plus, le RCS nécessite un smartphone compatible aussi bien pour l’expéditeur que pour le destinataire. Si ce n’est pas le cas, le message sera transformé en SMS.
Par ailleurs, si Samsung et Huawei, deux acteurs majeurs du marché mondial des smartphones, sont dans la boucle de Google pour le déploiement du RCS, il manque un absent de taille : Apple. Or lorsque l’on sait qu’Apple a capté 86% des bénéfices de l’industrie des smartphones au quatrième trimestre 2017, cela constitue un frein pour la démocratisation du RCS. Cependant, Android tourne sur environ 80% des smartphones vendus dans le monde à l’heure actuelle, de quoi permettre à Google d’envisager sereinement la suite de son projet Chat pour ne plus rien avoir à envier à Apple et Facebook.

mercredi 28 février 2018

Chez Orange, les dirigeants africains brisent le plafond de verre

Tech Media News

L’opérateur, Orange nomme le Sénégalais Alioune Ndiaye directeur général des filiales réunies au sein d’Orange Middle East and Africa (OMEA). Quatre autres Africains vont siéger au comité de direction de ce holding.
"Orange est encore un groupe français en Afrique. L’an prochain, il y aura des initiatives fortes pour aller plus loin dans son africanisation. Pourquoi ne pas confier la gestion de nos filiales à un Africain". En novembre, Stéphane Richard, PDG de l’opérateur, révélait dans Jeune Afrique sa volonté de voir évoluer le management des opérations.
Désormais assuré du soutien de l’état français, premier actionnaire de son groupe (13,39 %), dans sa candidature à un troisième mandat à la tête d’Orange, le dirigeant appuie sur l’accélérateur. En 2015, le projet Babel avait permis de créer un holding, Orange Middle East and Africa (OMEA), réunissant ses activités en Afrique et au Moyen-Orient. 
D'ici à quelques mois, il confiera sa direction opérationnelle à Alioune Ndiaye, patron de la filiale sénégalaise Sonatel. Baptisé Kilimandjaro, ce nouveau projet a reçu l'entier soutien de Bruno Metting, actuel PDG d'OMEA, qui deviendra président du holding. "L'africanisation du management est une question qui lui tient à coeur. Cela va marquer son passage", decrypte une source interne. 

Alors que le rythme de la croissance africaine d’Orange (environ 3 %) a ralenti ces dernières années, Stéphane Richard reste persuadé de l’importance du continent. Mais il sait que son groupe doit gagner en agilité pour coller à la révolution digitale en cours et être en phase avec les attentes de ses clients. "Qui mieux qu’un dirigeant africain pour y parvenir", résume notre interlocuteur.
Prise en novembre à l’occasion d’une tournée éclair au Sénégal et en Côte d’Ivoire, la décision de Stéphane Richard a été communiquée au président sénégalais en fin d’année. À 57 ans, Alioune Ndiaye, réputé pour la rigueur de sa gestion et sa diplomatie, affiche un excellent bilan depuis qu’il dirige la quatrième filiale du groupe par son chiffre d’affaires (1,6 milliard d’euros), derrière la France, l’Espagne et la Pologne.

Un tiers des sièges du comité de direction pour des cadres africains

Dans le cadre de la transformation de la gouvernance d’OMEA, Bruno Mettling souhaite également, selon nos informations, qu’un tiers des sièges du comité de direction du holding soient occupés par des cadres africains. Plusieurs nominations vont donc intervenir dans les prochaines semaines.
Elisabeth Medou Badang a déjà annoncé qu’elle quittait la direction de la filiale camerounaise. Elle devient directrice de zone, chargée du Niger, de Madagascar et de la RD Congo. Elle sera également porte-parole d’OMEA. Le Sénégalais Léon-Charles Ciss, ancien de Sonatel, actuellement directeur du marketing d’OMEA s’occupera de la fonction éthique et conformité.
Ils seront accompagnés au sein du comité de direction par l’Égyptien Yasser Shaker, directeur de la technologie d’OMEA, tandis qu’un directeur général venant d’Afrique du Nord sera nommé à la tête de la zone Afrique du Nord et Moyen-Orient dans les prochains mois, en remplacement de Michel Monzani, qui part en retraite.

Une évolution du mode de pilotage

Ces évolutions dans l’organisation s’accompagnent d’une évolution du mode de pilotage. Au sein de BuyIn, la co-entreprise créée avec Deutsch Telekom pour gérer ses achats, Orange constituera une équipe dévolue à l’Afrique pour mieux répondre à ses besoins. Les technocentres seront spécialisés, celui d’Aman répondra aux attentes des marchés de la zone Afrique du Nord et Moyen-Orient, tandis qu’Abidjan se tournera vers les filiales subsahariennes.
Enfin, sur le plan des ressources humaines, un effort sera fourni pour capter les profils rares issus de la diaspora et offrir des parcours professionnels plus riches à ses cadres. Reste la volonté de Stéphane Richard d’implanter le siège d’OMEA sur le continent. Sur ce point, rien ne devrait être décidé avant la fin de l’année.

OMEA en chiffres

  • 21 filiales
  • 5 milliards d’euros de chiffre d’affaires
  • 130 millions de clients,
    • dont 34 millions d’utilisateurs d’Orange money
    • Et 11 millions de clients 4G

Paris reste capital

Si le siège d’OMEA sera vraisemblablement transféré sur le continent en 2018, les effectifs chargés de la gestion des participations dans les filiales et les activités régaliennes associés resteront à Paris.

mardi 2 janvier 2018

Les 8 décideurs africains qui feront 2018

Qu'ils soient diplômés ou autodidactes, nouvellement nommés ou expérimentés, hommes ou femmes, ces dirigeants ne reculent devant aucun obstacle pour faire progresser leur entreprise. Portraits.


Diallo Aissata Beavogui, la tête dans la bauxite

Tech Media News

La directrice générale de Guinea Alumina Corporation (GAC), Diallo Aissata Beavogui concentre toute son énergie pour voir la mine de Sangaredi entrer en production en 2019.

Quand Conakry fait la promotion des réformes économiques entreprises en faveur des investissements en Guinée, les autorités n’oublient pas de citer le projet d’Emirates Global Aluminium (EGA). À Kamsar, le groupe dubaïote s’est engagé à construire une usine pour transformer la bauxite en alumine. Pour l’heure, Diallo Aissata Beavogui, directrice générale de Guinea Alumina Corporation (GAC), filiale d’EGA, travaille d’arrache-pied pour construire les infrastructures nécessaires à l’entrée en production de la mine en 2019.
Née en Guinée, éduquée au Sénégal, cette quadragénaire a commencé sa carrière aux États-Unis dans des cabinets spécialisés en audit gouvernemental, après avoir décroché un bachelor en comptabilité à l’université de Binghamton (État de New York). En 2014, elle a rejoint GAC en tant que directrice de la conformité, avant d’être propulsée à la place de numéro un après la nomination de Mamady Youla au poste de Premier ministre.

Alioune Ndiaye, le discret

Tech Media News

Alioune Ndiaye, directeur général de Sonatel, est un homme discret mais ses résultats positifs devraient en faire l'un des entrepreneurs importants de 2018.
Suivant l’exemple de son mentor et prédécesseur à la tête de Sonatel, Cheikh Tidiane Mbaye, Alioune Ndiaye, 57 ans, cultive la discrétion à l’extrême. En dehors des conférences de presse données à l’occasion de la publication des résultats financiers de la plus importante filiale d’Orange en Afrique (1,6 milliard d’euros de chiffre d’affaires en 2016), rares sont les médias à avoir recueilli ses confidences. Peu importe, son bilan parle pour lui.
Depuis 2012, il a consolidé la croissance de son groupe et préservé sa rentabilité. Le Sénégalais, diplômé de Télécom Sud Paris, peut aussi se targuer d’avoir convaincu sa maison mère d’autoriser Sonatel à reprendre son développement international via l’acquisition en 2016 d’Airtel, en Sierra Leone.
Très apprécié de Stéphane Richard, PDG d’Orange, et de Bruno Mettling, patron des filiales d’Afrique et du Moyen-Orient, qui louent sa rigueur et sa diplomatie, l’ancien directeur général d’Orange Mali, de 2002 à 2012, pourrait prendre davantage de responsabilités dans les mois qui viennent au sein du groupe français.

Basil El-Baz, génie de l’entrepreneuriat

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Avant même de quitter les amphithéâtres de Harvard, Basil El-Baz avait réussi à mettre en évidence ses talents d’entrepreneur en transformant son projet de fin d’études en success-story industrielle.

Promoteur d’une usine d’ammoniaque, la première en Égypte, il l’avait revendue en 2005, avant même sa construction, à un pool d’investisseurs dont le principal était Orascom Construction Industries, dirigé par Nassef Sawiris.
Depuis, le quadragénaire s’est imposé dans le gotha des affaires égyptiennes. Entré dans le classement Choiseul des leaders africains de moins de 40 ans en 2015, il était numéro un du dernier palmarès, publié au mois de septembre. Brillant, accessible, très bien connecté, il fait partie de ces patrons que l’incertitude et l’instabilité politique n’effraient pas.


Son groupe, Carbon Holdings, structure actuellement le financement d’un complexe industriel estimé à 10 milliards de dollars.

Abdelmoumen Ould Kaddour face au défi Sonatrach

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Depuis mars 2017, Abdelmoumen Ould Kaddour est le nouveau PDG de Sonatrach, un poste connu pour son instabilité en Algérie.

Être nommé à la tête de Sonatrach, c’est la certitude d’avoir signé un CDD. Au cours des seize dernières années, le géant algérien a connu dix PDG. La valse des dirigeants n’est sans doute pas étrangère aux difficultés que connaît la compagnie nationale, dont les revenus ont fondu de moitié entre 2014 et 2016 (de 62,8 milliards à 28,8 milliards de dollars, soit de 53 milliards à 24,3 milliards d’euros).
Promu en mars 2017 à la surprise générale, Abdelmoumen Ould Kaddour, 66 ans, dont le parcours est marqué par une condamnation en 2007 à trente mois d’emprisonnement pour une énigmatique affaire d’espionnage dans laquelle il a ensuite été blanchi, a pour mission de remettre sur les rails l’opérateur pétrolier, moteur de l’économie nationale. Parmi ses chantiers prioritaires : rétablir la confiance avec les partenaires étrangers pour poursuivre l’exploration du sous-sol algérien et revoir les circuits de commercialisation du gaz.
Diplômé du Massachusetts Institute of Technology, il pourra mettre à profit l’expérience acquise à la tête de Brown & Root Condor (BRC), coentreprise créée par Sonatrach avec une filiale de Halliburton, le géant américain du pétrole et de la construction.

A 81 ans Mama Tajmouati accélère !

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Classée les femmes les plus influentes du continent, Mama Tajmouati, PDG d’Ynna Holding a hérité de l'empire de son mari Miloud Chaabi, et continue a investir !
Décédé en 2016, Miloud Chaabi était l’un des plus grands capitaines d’industrie du Maroc. Son empire comprend plus de trente filiales dans l’immobilier, l’industrie, le BTP, la distribution, l’agroalimentaire ou encore les énergies renouvelables, et une solide fondation d’œuvres sociales.
Désormais, c’est son épouse, Mama Tajmouati, 81 ans, qui préside aux destinées des affaires familiales avec l’appui de ses enfants et qui organise sa succession. Active au sein du groupe bien avant la disparition du fondateur, elle a annoncé vouloir accélérer son développement.
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Fin novembre, elle était aux côtés de Moulay Hafid Elalamy, ministre de l’Industrie, du Commerce, de l’Investissement et de l’Économie numérique, et d’Aziz Rabbah, ministre de l’Énergie et des Mines, pour inaugurer à Kenitra les deux nouvelles unités de production de Gharb Papier et Carton (GPC), filiale d’Ynna Holding, pour un investissement de plus de 800 millions de dirhams (71,5 millions d’euros).

Ndagano doit saisir sa chance au vol

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Chance Ndagano, directeur général de Rwandair depuis avril 2017, arrive au milieu d'une situation complexe et doit redresser la compagnie pour s'imposer en 2018.

En avril, la nomination de Chance Ndagano à la tête de la compagnie nationale rwandaise a fait l’effet d’une bombe. En poste depuis 2010, son prédécesseur, John Mirenge, a été limogé sans la moindre explication sur instruction du président Paul Kagame. Le décollage de Rwandair repose désormais sur les épaules de cet ancien pilote, diplômé en aéronautique, qui a notamment été directeur des opérations d’Akagera Aviation, une petite compagnie privée qui dispose d’une flotte d’hélicoptères pour des vols d’affaires.
L’intéressé a également servi comme vice-administrateur de l’aviation civile rwandaise. Si son pedigree apparaît relativement léger, sa mission revêt la plus haute importance pour le pays des Mille Collines, qui souhaite devenir un hub régional. Pour parvenir à ce résultat, Chance Ndagano devra jouer l’équilibriste entre les ambitions de la compagnie en matière de liaisons intercontinentales et une situation financière dégradée en raison d’un fort endettement.

Apollinaire Compaoré, l’opiniâtre

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Le PDG de Planor Afrique, Apollinaire Compaoré pourrait être l'un des entrepreneurs de 2018. Son avenir est plein de projet et son passé montre qu'il a assez de hargne et de patience pour mener à bien ses entreprises.

Opiniâtre, têtu même, Apollinaire Compaoré n’est pas du genre à abandonner. Lorsqu’en 2012 il a décroché la troisième licence de téléphonie au Mali, l’autodidacte burkinabè, fondateur du groupe diversifié Planor Afrique, n’imaginait pas qu’il lui faudrait attendre cinq ans avant de lancer son réseau. Mais malgré le conflit avec son ex-associé Cessé Komé, les difficultés à trouver les financements et les menaces de retrait du précieux sésame par l’État malien, l’homme d’affaires n’a jamais perdu de vue son projet.
A la fin du mois de décembre, Atel, contraction d’Alpha Telecom, démarre ses opérations à Bamako en attendant de s’étendre à d’autres villes du pays. Pour financer l’extension de son réseau, le natif de Koassa, situé à une quarantaine de kilomètres de Ouagadougou, pourra dans quelques mois s’appuyer sur sa propre banque, Wendkuni Bank International, pour laquelle il a obtenu un agrément en octobre.

Assurances

Également actionnaire de deux compagnies d’assurances et propriétaire de Telecel Faso, troisième opérateur du marché burkinabè, Apollinaire Compaoré, 64 ans, voit déjà plus loin et met en œuvre une stratégie faisant converger secteurs financier et télécom. La première étape sera le lancement de Telecel Money au Burkina Faso, un service de transfert d’argent et de paiement de factures.

Strive Masiyiwa, le tycoon zimbabwéen arrive dans l’espace francophone

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En mars 2017, le magazine américain Fortune a classé Strive Masiyiwa, 56 ans, à la 33e position de son palmarès des cinquante plus grands leaders rassemblant des personnalités du monde des arts, de la politique et des affaires. Il pourrait sous peu investir au Tchad et au Rwanda.

Réputé homme le plus riche du Zimbabwe (plus de 600 millions de dollars en 2016 selon Forbes), le fondateur du groupe Econet,  Strive Masiyiwa,  établi en Afrique du Sud et présent dans 17 pays, doit sa première reconnaissance internationale à la bataille constitutionnelle qu’il a menée dans son pays pour briser le monopole de l’État dans les télécommunications. Cet épisode est considéré par beaucoup comme une étape décisive dans l’ouverture de ce secteur aux groupes privés sur le continent.
Aujourd’hui, Econet compte une trentaine d’entreprises. Ses équipes sont en discussion avec l’opérateur établi au Luxembourg Millicom pour l’achat de ses filiales en Tanzanie, au Rwanda et au Tchad. Si la vente se concrétise, ce sera la première incursion du tycoon zimbabwéen dans un pays francophone.
Outre des services de téléphonie mobile, Strive Masiyiwa fournit aussi de la fibre optique : il contrôle le groupe Liquid Telecom, premier opérateur privé dans ce domaine en Afrique, dont le réseau se déploie sur plus de 40 000 km, et développe un bouquet panafricain de télévision appelé Kwesé.

mercredi 6 décembre 2017

Les 35 jeunes qui ont fait bouger l'espace francophone en 2017

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La 2e édition des Prix Jeunesse 3535 qui récompensent 35 jeunes francophones inspirants âgés de 18 à 35 ans qui ont à leur actif des réalisations exceptionnelles dans leurs communautés (Agriculture et Agri Business; Arts, Culture Et Mode ; Blog et Innovation Média ; Cadre d’entreprise et Intrapreneuriat ; Environnement ; Innovation Sociale; Interprétation Cinéma ; Musique ; Personnalité Radio, TV ou Internet ; Plaidoyer et Société Civile ; Service Public ; Technologie).
Pour cette 2e édition, l’appel à candidatures a enregistré un record de postulants au nombre de 411 jeunes innovateurs résidant de 37 pays et provenant de 4 continents.
Des chiffres qui enthousiasment ainsi Pierre Nahoa, commissaire général de cette deuxième édition : "La jeunesse du monde francophone nous démontre qu’elle sait innover et se démarquer. Il nous appartient d’accompagner cet élan par de la visibilité et un soutien financier plus accru que nous comptons stimuler au travers de ces prix".
Une prestigieuse cérémonie de récompense s'est déroulé le 16 Septembre dernier à Abidjan, Côte d’Ivoire, réunissant des personnalités du monde francophone pour décerner le Super Prix du Jeune Francophone de l’Année et pour remettre un trophée à chaque Lauréat. Cet évènement a été précédé le 15 Septembre de "la Nuit Francophone de l’Inspiration" un évènement où plusieurs lauréats ont parlé de leurs parcours et de leurs réalisations d’avec le grand public.
Les 35 jeunes personnalités qui font bouger l’espace francophone sont:
AGRICULTURE ET AGRI-BUSINESS
Régis Ezin (BENIN), 31 ans : "Dayélian est le nouveau Coca-Cola'
Tech Media News
En 2013, avec 15.000 FCFA en poches, Régis Ezin décide de révolutionner la consommation de "kluiklui, galettes d’arachide" très prisée au Bénin. Avec un premier lot de 20 bouteilles recyclées, la magie opère. Plus esthétique et pratique, le "kluiklui d’Agonlin" voit le jour. C’est de l’agroalimentaire identitaire. Le principe est de partir de recettes traditionnelles pour en faire des produits "hype", présentés dans des emballages modernes, écologiques, et innovants. En 2015, la société Iridium voit également le jour. En 2016, cette société emploie 21 personnes à temps plein avec une présence dans deux autres pays de la sous-région. Dayélian est le nom de marque sous lequel sont commercialisés les produits de la société qui mise sur une communication et un marketing modernes et contemporains, à l’image des grandes marques de l’agroalimentaire.
"Dayélian est le nouveau Coca-Cola" , clame ses initiateurs.
Flavien Simo Kouatcha (CAMEROUN), 28 ans : "Révolutionner l’Agriculture africaine avec l’aquaponie"
Tech Media News
Flavien Kouatcha conçoit et fabrique des unités en container pour la production à grand volume de produits alimentaires bio en espace urbain, en se servant d’excréments de poisson comme engrais fertilisant pour l’accélération de la croissance des végétaux. Avec ces unités aquaponiques, il fait grandir les aliments non seulement sans engrais chimique, mais aussi 2 à 3 fois plus vite qu’en agriculture traditionnelle et en économisant 90% d’eau. A travers le programme dénommé  "AquaPionniers" qui consiste à former 1500 agriculteurs africains en aquaponie, Flavien Kouatcha a ouvert un nouveau bureau au Sénégal après celui du Cameroun.  "Les petits agriculteurs africains méritent de vivre de leur travail. Avec l’aquaponie, nous souhaitons leur apporter un mode de production plus rentable et moins fatiguant", tel est le leitmotiv de M. Kouatcha.
Dicko Sy (SENEGAL), 26 ans : "Diffuser les meilleures techniques agricoles"
Tech Media News
Passionnée depuis toujours par l’Agriculture et la Technologie, Dicko Sy créé une entreprise agronomique spécialisée en productions végétales et en vulgarisations de techniques agricoles. Une plateforme d’intermédiation permet tout d’abord aux cultivateurs d’avoir accès aux semences agricoles de qualité à tout moment de l’année et à travers tout le Continent. Grâce aux réseaux de capteurs installés sur des exploitations, il est possible de contrôler la température, l’humidité et les moisissures des stocks. Un réseau de transporteurs fiables inscrits sur la plateforme assure la livraison des produits. L’utilisation du service ne nécessite pas la connexion internet grâce à la technologie USSD. Même les paysans disposant d’un terminal de téléphone basique et vivant dans une zone ou l’accès à internet pose problème peuvent y accéder. Avec une exploitation-école installée à Saint-Louis, Dicko Sy ambitionne être présente dans six autres régions de son pays à moyen terme. Celle qui est toujours montrée du doigt pour avoir choisir un secteur d’activités qui serait réservé aux hommes n’en est pas à son premier défi abattu.
ARTS, CULTURE ET MODE
Paule-Marie Assandre (COTE D’IVOIRE), 32 ans : "S’accepter soi-même"
Tech Media News
Pour ses proches, Paule-Marie Assandre a une personnalité divine. C’est un être qui consacre les heures de sa vie à la prise en main de personnes adultes et enfants pour leur bien-être. Cette dévotion s’est déclinée à travers son initiative Body Acceptance dont le but est d’aider les dames, jeunes et adultes à gagner et ou regagner pleinement confiance en elles. Chaque samedi, une trentaine de femmes se retrouvent pour travailler autour de thématiques, lors d’ateliers qui leur permettent d’extérioriser leurs craintes, leurs mauvaises perceptions d’elles-mêmes pour les transformer en atouts forts. La danse et la parole libérées sont les clés de la magie qui y opèrent. Le parcours de Paule-Marie Assandre l’amène de Montréal à Abidjan en passant par Paris et sa volonté de tenir la main aux autres lui fait mettre sur pied des événements comme Nauctam’Belle en 2010, Just Duet en 2011, Fashion Circus en 2014 et 2015 et Nine Dances en 2016.
Patrick Ivan Coulibaly dit Patrick Edooard Kitan (COTE D’IVOIRE), 33 ans : "Mettre en avant la richesse de la culture urbaine et de la mode Africaine"
Tech Media News
BTENDANCE est un magazine en ligne de mode et de culture urbaine qui existe depuis 6 ans. Son objectif est de faire la promotion de la créativité africaine non seulement en Afrique mais aussi dans le monde entier à travers l’art, le design et surtout la mode. Cela passe par la revalorisation des acteurs de ces domaines en vue de les faire connaître aux habitants de la Côte d’Ivoire et du monde entier. Séances shooting des dernières collections de stylistes présents à Abidjan, participation à des ateliers mode, organisation de défilés de mode, etc., le magazine n’en finit plus de s’imposer attirant des annonceurs de la téléphonie et des cosmétiques. Sans oublier les innombrables demandes de collaboration. "Ce qui nous rend unique c’est ce besoin de valoriser le 'made in Africa' qui mérite plus que jamais une exposition encore plus grande", soutient fièrement Patrick Edooard.
Géraldine Vovor (COTE D’IVOIRE), 31 ans : "Montrer l’Afrique d’ici et d’ailleurs qui bouge"
Tech Media News
Géraldine Vovor est née et a grandi en Afrique. A 19 ans, elle se rend en France pour ses études. 12 longues années où elle observe que la Diaspora africaine n’est pas reconnue pour son savoir-faire, était et reste toujours stigmatisée. Un vécu personnel pour elle qui décide de ne pas rester inactive. Au travers de Diaspora Got Talent, elle veut accroître la visibilité de cette Diaspora talentueuse et lui offrir des plateformes d’expression afin qu’elle puisse émerger. Le premier concept événementiel développé est le concept de l’Afro Brunch By G qui réunit le public, autour d’un pays africain sélectionné, afin de lui faire découvrir sa cuisine et son actualité artistique et culturelle. En 4 éditions, elle réussit à rassembler plus de 400 personnes à Paris. Depuis peu, elle s’est installée en Côte d’Ivoire et travaille désormais avec des coopératives pour l’exportation de produits transformés localement. "Je veux que la Diaspora Africaine ait ses lettres de noblesses et que l’on lui accorde tout son mérite. L’Afrique n’a pas de place dans mon cœur, non. L’Afrique est mon cœur !", clame-t-elle.
BLOG ET INNOVATION MEDIA
Diallo Mamadou Aliou (GUINEE), 28 ans : "Montrer les entrepreneurs qui font bouger l’Afrique"
Tech Media News
Afrique Jeune Entrepreneur est un magazine-blog né en 2015 à destination des acteurs de l’entrepreneuriat et des startups qui font bouger l’Afrique. En moins de 2 ans d’existence, il est devenu l’une des références en Afrique francophone avec plus de 60.000 abonnés sur l’ensemble de son réseau. Le magazine offre un mélange d’événements, de concours, d’actualités positives, de success-stories, d’analyses de tendances et de guides pratiques pour les jeunes qui sont passionnés par l’entrepreneuriat et  l’innovation en Afrique. C’est en mai 2015 que Diallo Mamadou Aliou a créé le Magazine Blog Afrique Jeune Entrepreneur pour qu’un guinéen par exemple puisse s’inspirer d’un algérien et inversement et ainsi répliquer si possible le concept étant donné qu’en Afrique les problèmes sont assez similaires. Et aussi la participation à l’organisation des événements physiques en France comme la Startup Weekend Africa à Tours récemment pour faire rencontrer des jeunes passionnés de l’entrepreneuriat en un weekend.
Inoussa Maïga (BURKINA FASO), 32 ans et Nawsheen Hosenally (ILE MAURICE), 28 ans : "Rendre l’agriculture tendance auprès des jeunes"
Tech Media News
Agribusiness TV est une web-télé qui a pour mission d’utiliser la vidéo comme outil de promotion et de (ré)valorisation du secteur agricole aux yeux des jeunes en montrant les parcours réussis de jeunes entrepreneurs agricoles et leurs innovations en Afrique. Lancée en mai 2016 avec un format unique, mais assez original, la web-télé a produit en douze mois 60 reportages vidéos de 4-9 minutes qui décryptent des parcours réussis de jeunes entrepreneurs agricoles de 40 ans maximum dans 11 pays d’Afrique. L’idée c’est de changer cette perception négative de la pratique agricole en Afrique et de montrer aux jeunes les nouvelles applications des métiers d’agriculture. Cette année, elle développe deux nouveaux formats : des vidéos de 90 secondes filmées et montées via smartphone et un magazine de 26 minutes qui sera proposé à des chaines de télévision nationales publiques/privées.
Sarah Mesbahi (BELGIQUE), 31 ans : "Mettre en valeur le patrimoine chocolatier de la francophonie"
Tech Media News
Passionnée depuis toute petite par le chocolat et la pâtisserie, c’est en 2011 que Sarah Mesbahi se lance avec enthousiasme dans une formation de deux ans afin d’obtenir le titre de "chocolatier-confiseur" qu’elle convoite depuis longtemps. Parallèlement à ses activités de chocolatière, elle a lancé, en 2013, un blog d’actualités sur le chocolat (etat-de-choc.blogspot.be) sur lequel elle publie des recettes, des tests de chocolats et des rencontres avec des chocolatiers belges. Pour elle, ce blog met en valeur l’immense patrimoine chocolatier de son pays. Elle apprécie particulièrement de mettre en lumière les artisans chocolatiers belges qu’elle rencontre, leur travail et leurs innovations. Elle réalise elle-même les photos qui illustrent ses articles. En 2015, elle a reçu une bourse à la rencontre des artisans chocolatiers québécois. En 2017, elle a été sélectionnée pour participer à la fête de la francophonie en Chine dans le cadre d’une résidence de pâtisserie qui a eu lieu durant trois semaines en mars 2017. "J’apprécie beaucoup le chocolat pour son goût, ou plutôt pour ses goûts car il existe des milliers de nuances. J’aime le manger mais j’aime aussi le travailler. J’aime le fait que le travail du chocolat soit à la fois très technique et très créatif", s’enthousiasme Sarah Mesbahi à propos du chocolat.
CADRE D’ENTREPRISE ET INTRAPRENEURIAT
Ramatoulaye Bocoum (SENEGAL), 28 ans : "Des cheveux soignés avec des produits capillaires du terroir"
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En 2013, alors qu’elle était encore en France, Ramatoulaye Bocoum ne se retrouvait pas avec tous les produits capillaires qu’elle avait sous la main. De sa chambre d’étudiante, elle commence à créer ses produits, à les adapter selon les besoins de ses cheveux et vois déjà des résultats apparaître. Rentrée au Sénégal en 2014, elle s’intéresse à la matière première non exploitée dans le domaine des cosmétiques capillaires et commence à les transformer. Ainsi nait Adaa Ada qui est une marque de produits capillaires naturels, valorisante des produits du terroir. Huit produits sont disponibles dont une gamme à base de mangue et, un lait aux feuilles de baobab, une lotion mentholée et un démêlant au gombo. La marque met en avant dans ses compositions les ressources naturelles du Sénégal et de l’Afrique et un savoir-faire ancestral afin de répondre aux besoins des femmes africaines. "La nature et ses ressources sont nos sources d’inspiration. Avec cette immensité de bienfaits, nous sommes curieux de les exploiter afin de proposer des produits de plus en plus innovants", appuie celle qui arrive à produire 800 produits par trimestre et qui veut porter ce chiffre à 2.000 par trimestre.
Ibrahima Thierno Diallo (GUINEE), 32 ans : "Basculer la Guinée vers le tout-numérique"
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Diallo Thierno Ibrahima évolue dans le marketing, le conseil et stratégie digitale des entreprises. Il aide des organisations à mettre en place des stratégies pour être mieux vu sur le web à travers un système cross canal. Ce passionné des TIC a créé son premier site web alors qu’il était encore au lycée. En 2014 Diallo Thierno Ibrahima initie un concours interuniversitaire de programmation informatique afin de détecter les talents et les mettre sur le marché. Depuis 2017, il organise le "Conakry Digital Week" qui émerge comme le rendez-vous digital incontournable en Guinée.
Djibril Abdoul Diop (MAURITANIE), 35 ans : "La Jeunesse dynamique de Mauritanie a son évènement !"
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"La Nuit des Retrouvailles des Jeunes Cadres et Entrepreneurs" résulte du constat de nécessité au niveau de la gestion du temps des loisirs des jeunes cadres. Prenant la forme d’un diner-gala, diverses activités et prestations sont ainsi développées : présentation d’initiatives des jeunes ; conférence thématique ; distinctions et récompenses… Par cette initiative, Djibril Abdoul Diop veut contribuer au développement de son pays et essayer de promouvoir l’entrepreneuriat tout en créant une plateforme de rencontre et d’échange des jeunes cadres et entrepreneurs. Depuis son lancement, ce sont plus de 1500 jeunes entrepreneurs et cadres qui ont assisté aux rencontres et bénéficié de mises en relation. Sans oublier plusieurs associations d’œuvre de bienfaisances qui ont bénéficié des fonds qui ont été récoltés lors de ces rencontres. Le rêve de Djibril Abdoul Diop est de voir son projet dupliqué dans plusieurs autres pays de la sous-région ouest-africaine.
ENVIRONNEMENT
Yebhe Mamadou Bah (GUINEE), 35 ans : "Electrifier l’Afrique par des mini-éoliennes"
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L’Afrique est le continent le plus obscur où plus de 800 millions de personnes n’ont pas accès à l’électricité. C’est l’une des motivations de la création par Yebhe Mamadou Bah de Eol-Guinée, une structure qui apporte l’éclairage de base aux populations africaines. Eol-Guinée est spécialisée dans la conception et la fabrication de mini-éoliennes utilisant des matériaux locaux pour l’électrification. Ces éoliennes démarrent aussi avec des vents très faibles et ne nécessitent presque pas d’entretien. Yebhe Mamadou Bah qui a déjà installé 14 de ces mini-éoliennes en Guinée depuis 2014 ambitionne d’être représenté dans la majeure partie de l’Afrique de l’ouest.
INNOVATION SOCIALE
Evariste Akoumian (COTE D’IVOIRE), 35 ans : "S’éduquer même sans lumière dans les zones rurales"
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Evariste Akoumian a conçu un sac solaire appelé Solarpak doté d’une plaquette solaire et d’une batterie qui se recharge à la lumière du jour ou aux rayons de soleil. A l’intérieur du sac, il y a une lampe LED et une fois la nuit tombée, il suffit à l’élève de connecter la lampe LED à la plaquette et l’énergie emmagasinée tout le long de la journée permet d’alimenter cette lampe LED et l’élève peut apprendre ses leçons et faire ses devoirs. 500 sacs ont été distribués gratuitement dans des villages où les élèves n’avaient pas d’électricité et cela a changé leurs vies. Les témoignages d’enseignants et d’élèves qui ont redoublé d’efforts de par Solarpak restent les premières satisfactions d’Evariste Akoumian qui va commencer la commercialisation du sac Solarpak. Son défi présent : ouvrir une usine d’assemblage en Côte d’Ivoire et conquérir toute l’Afrique et le Moyen-Orient. "Nous avons trouvé une solution pour aider les enfants ou les élèves qui sont dans les zones non électrifiées d’étudier une fois la nuit tombée", se réjouit-il.
Rania Belkahia (FRANCE/MAROC), 28 ans : "Révolutionner le secteur du e-commerce et du transfert d’argent à la fois"
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AfriMarket est une plateforme de e-commerce présente en Côte d’Ivoire, au Bénin, au Togo, au Cameroun et au Sénégal qui veut jouer sur deux tableaux : Concurrencer Western Union, mais en proposant à la diaspora africaine d’acheter directement des produits à leur famille plutôt que de leur envoyer de l’argent, en jouant sur "la confiance" et des taux plus intéressants. Devenir une sorte d’Amazon local, destiné cette fois aux familles de classes moyenne et supérieure africaines, qui galèrent par exemple à acheter le dernier smartphone. Et qui se le feront livrer en moins de cinq jours, promet Afrimarket, grâce à une flotte propre. Afrimarket a annoncé en 2015 31 000 clients et 300 magasins partenaires. Elle compte l’appui de quelques-uns des investisseurs français les plus en vue, tels que Xavier Niel, le géant Orange et le fonds d’investissement Global Innovation Fund.
Vanessa Zommi Kungne (CAMEROUN), 21 ans : "Redonner du mieux-être aux diabétiques"
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Vanessa Zommi Kungne a monté la Startup Afya Tea qui produit du thé fait au Cameroun pour aider à gérer le niveau de sucre dans le sang pour les consommateurs de thé dans le monde, en particulier les diabétiques. C’est à l’âge de 17 ans et devant la souffrance qu’endurait sa mère atteinte du diabète que Vanessa Zommi a l’idée de son entreprise. Aujourd’hui, plus de 40 agriculteurs sont habilités comme fournisseurs et plus de 100.000 personnes touchées directement ou indirectement grâce à ses campagnes de santé ou de ventes.
INTERPRETATION CINEMA
Michelle Dybèle (FRANCE/CENTRAFRIQUE), 30 ans : "S’épanouir dans le cinéma"
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Michelle Dybèle a produit en 2017 avec une structure ivoirienne Makeda, son premier court-métrage de 23 minutes qui a été sélectionné parmi 10.000 œuvres au festival de Cannes dans la catégorie "Short Film Corner". Egalement actrice dans cette première œuvre, Michelle Dybèle ne compte pas de sitôt s’arrêter à cette première expérience. Celle qui a toujours rêvé de devenir actrice ne boude pas son plaisir et est fière d’avoir joué dans son propre film.
Prudence Maidou (FRANCE/CENTRAFRIQUE), 35 ans "Viser toujours plus haut" 
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Prudence Maïdou est une danseuse et actrice franco-centrafricaine dont le plus récent casting est dans le film Bienvenue au Gondwana. Née à Bangui (Centrafrique), Prudence Maïdou arrive à Paris (France) à l’âge de 10 ans et démarre à 16 ans une carrière artistique dans la danse jazz et travaille sur les spectacles de chanteurs tels que Jamiroquaï, Mariah Carey, MC Solaar, Ophélie Winter… Un jour, Prudence Maïdou réalise que la danse ne lui suffit plus. Elle prend ainsi des cours de théâtre à l’école Béatrice Brout de Paris (France) pendant trois ans puis durant un an au studio Pygmalion. Depuis, Prudence Maïdou a travaillé avec la réalisatrice gabonaise Nadine Otsobogo (Songe au rêve, Dialemi), le réalisateur français Antoine de Caunes (Les morsures de l’aube), le réalisateur sénégalais Hubert Laba Ndao (Dakar Trottoirs) et la réalisatrice française Amelle Chahbi (Amour sur place et à emporter) et a remporté le prix d’interprétation féminine du festival de Khouribga (Maroc) pour son rôle dans Dakar Trottoirs.
Kadhy Touré (COTE D’IVOIRE), 28 ans : "Redonner au cinéma ivoirien une nouvelle impulsion"
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Kadhy Touré est actrice, productrice cinéma, interprète, et traductrice de langues. Elle est la productrice-scénariste du film L’Interprète, dans lequel elle joue le rôle de l’actrice principale, au côté d’autres acteurs tels que Guy Kalou et de Stéphane Zabavy. Aimable et ambitieuse, Kadhy Touré est une jeune actrice ivoirienne, titulaire d’une licence en Journalisme et Communication, qui a débuté sa carrière en 2008 dans le film Ivoiro-Nigérian "Le fruit non mur", dans lequel elle incarnait le rôle de "Nafir". Elle est aussi apparue dans les productions telles "Aujourd’hui, demain et à jamais, Extrême obsession, Signature et Brouteur.com".
MUSIQUE
Sidiki Diabaté (MALI), 26 ans : "La musique du Mali sur la scène mondiale"
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Sidiki Diabaté surnommé le "Petit prince de la Kora" est d’une lignée de griots (paroliers traditionnels) maliens. Il est le fils de Toumani Diabaté, célèbre musicien malien qui a glané deux Grammy Awards en 2006 et 2010. Ce qui n’a pas empêché son fils de se faire un prénom sur la scène africaine et même mondiale. C’est un musicien, compositeur, instrumentaliste et chanteur africain reconnu. Il joue de la kora et de bien d’autres instruments tels que le piano, la guitare, etc. Celui qui a débuté la musique par le rap et le hip-hop a vu sa stature renforcer après la reprise d’un de ses titres par le célèbre rappeur français, Booba et avec la sortie du Single "Fais-moi confiance". Il est devenu depuis l’icône de la musique urbaine malienne. L’originalité de Sidiki Diabaté réside dans sa parfaite maitrise du mélange entre l’instrument traditionnel (la Kora) et la programmation numérique.
Marie-Angélique Mbene Dione, (SENEGAL), 33 ans : "Rehausser la musique africaine"
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Angélique Dione est une artiste engagée qui se bat pour la bonne cause de la femme et de l’enfant. Elle intègre l’école des Arts du Sénégal et devient la seule fille de sa promotion. A 22 ans, elle crée son propre groupe musical en décrochant des contrats dans des hôtels et restaurants pour s’acheter du matériel. Elle sort ensuite son 1er album en 2008 en écrivant un projet qui est financé à hauteur de 4,5 millions FCFA. Angélique Dione a trois rêves : faire tous les festivals du monde, construire un studio pour faire des répétitions et ouvrir une école de musique pour mieux rehausser la culture africaine.
DJ Kerozen (COTE D’IVOIRE), 33 ans : "Se réinventer dans la musique ivoirienne"
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DJ Kerozen se fait connaitre des mélomanes ivoiriens dès 2005. Le duo Boulevard DJ qu’il formait avec Zéphyr Conor va faire un carton. Ce sera ensuite le calme plat pour l’interprète qui malgré quelques singles ne se fait pas assez remarquer. Depuis, DJ Kerozen a réussi l’un des comeback les plus spectaculaires de la musique ivoirienne. En 2016, sous la houlette de l’arrangeur à succès Bebi Philip. Sites de téléchargement en ligne, réseaux sociaux, Youtube, la chanson fait un tabac. Loin de se reposer sous ses lauriers, DJ Kerozen sort en début 2017 un autre single. En moins de 2 mois, la vidéo frôle le million de vues sur Youtube et affole encore les sites de téléchargement. 
PERSONNALITE RADIO, TV OU INTERNET
Michel Joseph (HAITI), 29 ans : "Haïti aux mille facettes"
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Michel Joseph a commencé dans le métier de journalisme en 2010. 7 ans plus tard, il est considéré comme l’un des meilleurs reporters en Haïti. En tant que journaliste Reporter, il se sert de son micro pour influencer et contribuer à l’amélioration des conditions de vies des autres. Il s’intéresse aux phénomènes sociaux qui rongent la société et leurs conséquences sur le mode de vie de la population (consommation de la drogue, situation des enfants dans la rue, conditions de détentions dans les prisons, prostitution, la problématique de l’adoption en Haïti, etc.) "J’ai remarqué que le social est plutôt négligé par la presse Haïtienne. Je me suis dit que ce serait une bonne idée de me frayer un chemin", soupire-t-il. A travers ses grands reportages, il essaie également d’allumer les projecteurs sur la vie de certaines couches défavorisées de la société et amener la société à tenir compte de leurs efforts et contribuer à leur émergence.
Latyf-Kader Koné "Papounigang", (COTE D’IVOIRE), 31 ans : "L’apôtre de l’humour à l’ivoirienne"
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La Papounigang est une page Facebook avec un humour épicé à l’ivoirienne. "Une fratrie nourrie aux seins de l’humour et bercée par des comptines dans lesquelles seuls les éclats de rire constituent les refrains", c’est la phrase de présentation sur les réseaux sociaux de ce groupe d’une dizaine de personnes dont l’inspirateur est Koné Latyf-Kader dit "Papouni" alias "Impolimento". Avec plus de 120.000 fans (Facebook et Instagram inclus) sur les réseaux sociaux, l’aventure Papounigang démarre en 2012 par des vidéos qui tournent en dérision plusieurs personnalités publiques ivoiriennes. Aujourd’hui, c’est à travers des caricatures d’images opposant des personnalités et personnages loufoques qu’il se réapproprie des actualités au plus grand bonheur de ses fans.
Konnie Touré (COTE D’IVOIRE), 35 ans : "Faire communier la Cote d’Ivoire par la magie de son micro"
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Secrétaire bilingue de formation, Konnie Touré est aujourd’hui une animatrice radio et télé respectée, et réputée sur tout le continent. Celle qui a débuté sa carrière à radio Nostalgie, radio commerciale ivoirienne, y passera 14 ans de sa carrière professionnelle animant le "Super Morning", émission matinale à succès. Débauchée par la nouvelle radio commerciale "Vibe Radio", Konnie Touré en est aujourd’hui la directrice de programmes. Cette promotion ne l’empêche pas de se tourner vers la télévision, elle anime avec succès "On s’éclate", émission de divertissement sur la chaine publique ivoirienne. "L’Afrique a un incroyable talent", déclinaison africaine de ce célèbre programme mondial. Désignée parmi les 30 personnalités féminines qui font la Côte d’Ivoire, Konnie Touré a animé la cérémonie d’ouverture des Jeux de la Francophonie Abidjan 2017.
PLAIDOYER ET SOCIETE CIVILE
Abdourahmane Baldé, 32 ans et Fanta Kaoutar Camara (GUINEE), 25 ans :  "La politique appartient aussi aux jeunes"
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Le Parlement des Jeunes de Guinée a pour ambition de faire émerger de nouveaux leaders au sein de la société civile et d’insuffler un nouveau dynamisme citoyen. À travers cette structure, sont représentés les intérêts des jeunes et y sont entrepris des actions positionnant les jeunes comme les interlocuteurs officiels avec les autorités et le monde politique sur des thèmes concernant la jeunesse. Dans les parlements, les jeunes peuvent participer directement et durablement à la vie politique du pays. Ils participent à la promotion de la jeunesse par et pour les jeunes; tout en bénéficiant d’une formation politique orientée vers l’action et la pratique. Il existe 23 parlements des jeunes à travers le pays dont le siège principal se trouve dans la capitale Conakry avec plus de 8600 jeunes guinéens officiellement enregistrés dans les bureaux à travers tout le pays.
Jacques Daouda (SENEGAL), 30 ans : "Accompagner l’éducation et la formation des jeunes d’Afrique de l’Ouest"
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ASAWA "Association des Sans Abris West Africa" est une organisation à but non lucratif avec pour objectif principal de promouvoir l’éducation et la formation des jeunes d’Afrique de l’Ouest, la réinsertion des enfants de la rue et des personnes en situation difficile. L’association a lancé le projet CAPRED "Projet de Construction d’un Centre d’Accueil pour la Réinsertion des Enfants Défavorisés" au Sénégal. Ce projet veut redonner espoir à tous les enfants et jeunes filles du Sénégal livrés à leur sort dans la ville de Mbour, précisément à Gandigal. A travers une méthode de développement éducative basée sur l’interdépendance le projet CAPRED a pour objectif d’orienter cette cible vulnérable vers un apprentissage de métier afin de lutter contre la marginalisation, la mendicité et la pauvreté et surtout de leur assurer une bonne intégration sociale. Le réseau ASAWA est présent dans 10 pays d’Afrique de l’Ouest.
André Blondel Tonleu (CANADA), 30 ans : "Lutter contre les discours de haine et la discrimination"
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Vice-champion du monde du Débat oratoire francophone, André Blondel lutte contre les discours de haine et la discrimination sur internet par l’éducation au Droit international des Droits de la personne. Il participe aussi à la sensibilisation des jeunes sur la nécessité de prévenir la violence par la communication non violente et l’ouverture de l’autre. Telle est la mission du Comité national québécois de lutte contre les discours de haine dont il est membre. En tant que leader parlementaire pour la Fondation ONE (ONG Américaine fondé par Bono), André Blondel fait quotidiennement des plaidoyers pour lutter contre l’extrême pauvreté et les maladies évitables, en particulier en Afrique, en sensibilisant le public et en pressant les dirigeants politiques, parlementaires et acteurs locaux pour soutenir des politiques et des programmes intelligents et efficaces qui sauvent des vies, contribuant à mettre les enfants à l’école et à améliorer l’avenir. 
SERVICE PUBLIC
Naïr Abakar (TCHAD), 26 ans : "Orienter les jeunes africains vers les opportunités de demain"
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Naïr Abakar a conçu Afrique Campus, la première plateforme africaine qui simplifie les démarches de préinscription dans l’enseignement supérieur en regroupant sur un site internet l’ensemble des formations post-baccalauréat du monde (et notamment d’Afrique). Pour lancer ce site web, son équipe et lui ont organisé le premier Salon International de l’Etudiant Africain qui s’est tenu en février 2017. Il a dû parcourir le continent pour convaincre plus d’une cinquantaine d’écoles de venir à N’djamena en vue d’informer, orienter et conseiller les jeunes et futurs bacheliers sur les filières de formation et leurs débouchés. Durant les 3 jours du forum, l’organisation a recensé 30.000 visiteurs du continent africain et plus de 100 écoles africaines participantes.
Julien Achille Agbé (COTE D’IVOIRE), 29 ans : "Combattre l’analphabétisme financier par l’éducation financière"
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Julien Achille Agbé combat l’analphabétisme financier par la création de Clubs d’Investissement, véritable tremplin où chaque personne peut bénéficier d’une éducation financière et mutualiser son épargne dans un esprit de solidarité et d’entraide pour la création de richesses. En Afrique et en Côte d’Ivoire en particulier, l’Education financière ne figure pas dans les programmes d’enseignement nationaux (Primaire – secondaire –Universitaire). C’est une raison majeure de la précarité financière des populations de même que de faibles niveaux de bancarisation, d’actionnariat, d’inclusion financière et de compétences financières. En 9 ans, Julien Achille Agbe a mis en place 170 clubs d’investissement, impacté directement plus de 2.000 personnes par ses programmes et dont les conditions de vie se sont nettement améliorées. Près de 20.000 personnes ont été indirectement impactées à travers des événements sur le continent. Son organisation est aujourd’hui présente dans 12 pays en Afrique et veut atteindre le cap de 1.000 clubs d’investissement dans les 53 pays du continent.
Daniel Oulaï (COTE D’IVOIRE), 28 ans : "Répertorier et préserver la diversité génétique des plantes africaines"
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La grainothèque est un projet qui vise à préserver les espèces variétales de plantes nourricières locales, la diversité génétique de plantes Africaines et assurer l’égalité d’accès aux semences paysannes. Elle soutient l’agriculture paysanne, répond aux questions de sécurité alimentaire et de changement climatique. Pour ce faire, elle produit la documentation locale sur les pratiques et savoir paysans pour faire revivre un système agricole écologique qui préserve les ressources naturelles. La grainothèque propose des solutions et programmes spécifiques. Elle reproduit et libéralise l’accès aux semences variétales de plantes nourricières locales. Elle met à disposition une application mobile d’identification et de diagnostic des ravageurs et maladie de plante, ce qui permet aux usagers de prendre en charge aussi rapidement les anomalies constatées. Enfin, à travers ses fermes pédagogiques, elle renforce les compétences des jeunes en transition vers l’agriculture et les incubes. En deux ans, le projet a séduit plus de 500 paysans qui utilisent de nouvelles semences dans leurs champs. Le projet a par ailleurs contribué à faire revivre plus de 1.000 espèces variétales de plante nourricière. Ce sont aussi plus de 100 jeunes qui ont été formés à l’agro écologie à travers la Côte d’Ivoire.
TECHNOLOGIE
Paul Boris Gabou (COTE D’IVOIRE), 30 ans : "Une Sirène Scolaire qui se déclenche à distance"
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Actionner les sirènes ordinaires encore utilisées de nos jours n’est pas chose aisée et représente malheureusement une corvée pour le personnel éducatif, surtout qu’elle doit sonner au moins 18 fois par jour ouvrable. Avec la Sirène Scolaire Connectée, les personnes habilitées à faire sonner la sirène n’ont plus qu’à composer et lancer un code (qui représente la clé du système) avec un téléphone basique simple, ou appuyer un bouton sur l’interface de leur smartphone grâce à une application installée sur ce dernier pour faire sonner la sirène. C’est un gadget peu gourmand en énergie électrique qui peut fonctionner de façon autonome grâce à une batterie intégrée et un kit d’énergie solaire qui l’accompagne.
Samuel Sevi Gbekpon (COTE D’IVOIRE), 23 ans : "Innover pour les planteurs d’hévéa dans le monde"
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En Septembre 2011 lors d’un voyage effectué au village, Samuel Sévi voit son grand-père se plaindre du fait que sa production de latex d’hévéa (ou caoutchouc naturel) subissait d’énormes pertes de production (estimées à environ 35%) et une grave détérioration de sa qualité à cause des eaux de pluie qui inondent les tasses et augmentent le taux d’humidité. En voulant aider son grand-père, Samuel Sévi créé le protège-tasse à latex SIVE , qui apporte une solution aux planteurs d’hévéa de Côte d’Ivoire et d’ailleurs. L’invention "SIVE" est un dispositif en plastique qui sert à protéger la tasse recueillant le latex d’hévéa (ou caoutchouc naturel) contre les eaux de pluie. Près de 200.000 planteurs d’hévéa rien qu’en Côte d’Ivoire pourraient potentiellement bénéficier de cette invention.
Edouard Claude Oussou (GABON), 35 ans : "Garantir la réussite scolaire pour tous"
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Solution efficiente pour accompagner la réussite scolaire, Scientia est une plateforme simple d’utilisation accessible depuis un ordinateur, une tablette ou un smartphone connecté à Internet et par SMS. Elle donne accès à des services numériques en ligne destinés aux communautés éducatives des écoles, collèges et lycées mais aussi aux élèves et à leurs familles. En intégrant au sein du même logiciel tous les champs de la scolarité (notes, absences, sanctions, cahiers de textes, exercices, agendas de l’établissement, suivi pluriannuel, dossier scolaire…), Scientia se révèle être une solution idoine pour la gestion et le suivi d’un établissement scolaire. L’accès à la plate-forme au Gabon se fait moyennant un paiement de 5000 FCFA par élève et par mois à la charge des parents.