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mercredi 11 septembre 2019

Un piercing au nez l'a rendue paraplégique

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À l'âge de 20 ans, Layane Dias était une étudiante en ressources humaines qui était dans l'attente de son premier stage.
Elle avait également hâte de partir en voyage en famille dans un mois.
Elle sentait que sa vie était sur le point d'entrer dans une nouvelle phase mais elle ne pouvait pas imaginer qu'elle serait aussi douloureuse.
Douleur soudaine
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Un vendredi soir de juillet dernier, Layane s'est jointe à des amis lors d'une fête à Brasilia, sa ville natale, pour célébrer ses réalisations.
Layane devait commencer son stage le lundi suivant.
Mais quand elle s'est réveillée le lendemain avec des maux de dos, elle a cru qu'elle venait de se froisser un muscle.
La douleur devenait de plus en plus intense et aucune injection d'analgésiques ne l'a fait disparaître complètement.
Au milieu de la semaine, Layane s'est rendue à l'hôpital.
Les médecins ont fait une radiographie cependant ils n'ont rien vu d'anormal chez elle.
Vendredi, elle a eu besoin de l'aide de sa mère pour prendre une douche.
Layane ne sentait plus ses jambes et l'après-midi même, elle a été transportée d'urgence à l'hôpital.
"De ma poitrine, je ne sentais rien", a-t-elle déclaré à BBC News Brasil.

Maladie mystérieuse

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Tech Media News ©Elle semblait avoir une maladie mystérieuse que personne ne pouvait identifier et qui s'était aggravée en quelques jours seulement.

Après d'autres examens, les médecins ont découvert qu'elle avait une infection du sang, mais ils n'ont pas pu lui donner un diagnostic précis.
Ils soupçonnaient un cancer ou syndrome de Guillain-Barre, une maladie auto-immune rare qui attaque les cellules nerveuses saines.
"J'étais allongée sur une civière, sans bouger, la jambe pleine de trous, et je prenais des médicaments par voie intraveineuse", dit-elle.
Ma mère était assise à côté de moi et je lui ai dit : "S'il te plaît, donne-moi quelque chose à mourir, parce que je dois mourir. Et ma mère a dit qu'elle ne me donnerait rien, parce que je m'en sortirais."

Pâte à tartiner silencieuse

Layane ne savait pas alors que ses problèmes avaient commencé le mois précédent.
En juin, elle s'est percé le nez comme elle l'avait fait trois fois auparavant.
Mais cette fois, un peu de sang est sorti.
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Dans les semaines qui ont suivi, son nez est devevnu rouge elle l'a considéré comme une tache et elle a eu de la fièvre.
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Layane dit qu'elle a toujours pris soin de son apparence elle a parfois pris des emplois de mannequin pendant ses études.
Elle ne savait pas qu'une colonie de bactéries Staphylococcus aureu poussant dans sa cavité nasale se cachait sous sa peau.
Ces bactéries peuvent causer de graves dommages si elles pénètrent dans la circulation sanguine, mais les médecins disent que cela se produit rarement.
Pour Layane, le mal signifiait qu'elle perdrait l'usage de ses jambes et vivrait un changement majeur dans sa vie.

Séquelles

Layane a subi une intervention chirurgicale d'urgence pour retirer 500 ml de pus qui comprimait trois vertèbres de sa colonne dorsale.
Elle est restée à l'hôpital pendant deux mois et a souffert de complications.
"Deux jours après l'opération, le médecin m'a dit que l'absence de sensation dans mes jambes continuerait", dit Layane.
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Après avoir entendu dire que ses chances de retrouver le mouvement étaient incertaines, elle a dit qu'elle se sentait "dévastée".
Le neurochirurgien Oswaldo Marquez dit que, bien que rare, il est "probable et plausible" que dans le cas de Layane une infection ait été causée par des complications pendant le piercing.
"Les infections se propagent normalement par la circulation sanguine. Les bactéries sur le bout du nez peuvent se propager à tout le nez, atteindre la circulation sanguine et finir dans d'autres parties du corps", a-t-il déclaré à BBC News Brasil.

Nouvelle vie

De retour chez elle, Layane a commencé à apprendre comment vivre avec un fauteuil roulant.
Elle explique qu'elle a rencontré d'autres utilisateurs de fauteuils roulants et qu'elle a appris qu'elle pouvait encore faire beaucoup de choses.
Elle fait régulièrement de l'exercice et joue au basket-ball et au handball.
En novembre dernier, Layane a repris goût à la vie.
Alors qu'elle envisageait d'abandonner ses projets pour un anniversaire, elle a finalement vécu une belle expérience.
"Je pensais que je ne me sentirais pas belle pour la célébration", a-t-elle dit à BBC News Brasil.
"Mais le jour même, je me sentais belle pour la première fois depuis que tout a commencé. C'était un jour très heureux et j'ai retrouvé mon amour-propre."

Inspiration pour les médias sociaux

En janvier, elle a parlé pour la première fois de son handicap sur Instagram et a publié toutes les photos qu'elle avait prises pendant cette période difficile.
La photo est devenue virale et en quelques jours seulement, elle a eu 20.000 adeptes.
Layane déclare qu'elle ne veut pas que son histoire décourage les gens de porter des piercings au nez, mais elle met en garde contre les précautions qu'ils doivent prendre, comme s'assurer que la peau et le piercing sont propres et que tous les outils sont stérilisés.
"Je veux juste que les gens fassent attention", dit-elle.
BBC News Brazil ©

lundi 28 janvier 2019

Le nouveau pari risqué de Mark Zuckerberg


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Quand ils sont acculés, certains font profil bas, d'autres accélèrent. Mark Zuckerberg semble plutôt faire partie de la seconde catégorie. Le patron de Facebook travaillerait à une fusion des services de messagerie d'Instagram, Facebook Messenger et WhatsApp, selon le New York Times.

Chaque application resterait indépendante, mais leurs infrastructures seraient regroupées au sein d'une seule et même plateforme. Objectif: permettre aux utilisateurs de discuter entre les différentes messageries appartenant à Facebook. En clair, si cette fusion a lieu, il sera possible d'envoyer un message à quelqu'un sur WhatsApp à partir de la messagerie d'Instagram, par exemple. Le tout sera sécurisé via un procédé de chiffrement de bout en bout.
Interrogé par le New York Times, Facebook a réagi en expliquant que le réseau social cherche à "créer les meilleures expériences de messagerie possibles". Et de préciser: "Nous travaillons à rendre nos produits chiffrés de bout en bout et considérons différentes façons de faciliter la possibilité de joindre des amis et de la famille à travers nos réseaux".

Une unification, trois problèmes

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Derrière cette volonté d'unifier 2,6 milliards d'utilisateurs, qui peut sembler positive, se cache de nombreux problèmes potentiels. En termes de données personnelles, évidemment. Par exemple, WhatsApp demande seulement un numéro de téléphone pour créer son compte, alors que Messenger (qui dépend de Facebook) demande le nom complet de la personne.
De plus, quand Facebook avait racheté Instagram et WhatsApp, Mark Zuckerberg avait assuré aux deux start-up que les applications resteraient indépendantes les unes des autres. D'ailleurs, les fondateurs de WhatsApp et Instagram ont démissionné en 2018. Selon le New York Times, des employés travaillant sur les deux applications se sont plaints en interne de ce projet de regroupement.

Enfin, une telle fusion de systèmes de messagerie, parmi les plus importants au monde, pose également des questions en termes de concentration économique, alors même que le gouvernement américain s'interroge sur la nécessité de scinder les géants de la Silicon Valley.

La commission de protection des données irlandaise (Siège social de Facebook pour l'Europe) a d'ailleurs annoncé avoir demandé "un rapport urgent" sur le sujet au réseau social. L'organisme précise qu'elle suivra de prêt ce projet de fusion, "en particulier sur le volet du partage et de la fusion des données personnelles".

mercredi 9 mai 2018

Face à la crise, Mark Zuckerberg réorganise le management de Facebook



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Grand jeu de chaises musicales chez Facebook. Le réseau social a décidé d’une réorganisation globale de son management. Il s’agit là du remaniement le plus important opéré par l’entreprise depuis 15 ans. Nouveaux dirigeants à la tête de WhatsApp, Messenger, Facebook, Instagram, promotion de cadres historiques proches de Mark Zuckerberg, nouvelles équipes pour s’atteler à de nouveaux enjeux comme la blockchain… Comment le boss de Facebook renforce-t-il son autorité, au moment où son entreprise traverse des crises majeures (soupçons d’ingérence russe dans l’élection présidentielle américaine de 2016, scandale Cambridge Analytica, etc.) ?

Family of Apps, la division consacrée aux produits

Selon le site spécialisé américain Recode, qui révèle l’information, Mark Zuckerberg a réorganisé les produits et l’ingénierie en trois divisions : une division nouvellement créée "Family of Apps" dirigée par Chris Cox, précédemment chief product officer de Facebook. Cox est un fidèle de Zuckerberg, puisque présent dans la société depuis 2005, et proche au point de partir en vacances avec lui (quitte à se faire paparazzer en Crocs par le tabloid DailyMail). Cox supervisera désormais Facebook, Instagram, WhatsApp et Messenger soit un périmètre d’environ 40 milliards de dollars de chiffre d’affaires publicitaire annuels pour 5 milliards d’utilisateurs mensuels.
Chris Daniels remplace Jan Koums à la tête de WhatsApp, suite à sa démission la semaine dernière.
Stan Chudnovsky, head of product Messenger, prend la direction de l’application de messagerie, en remplacement de David Marcus (voir plus bas).

New Platforms and Infra, pour les technologies de rupture, dont la blockchain

Autre annonce structurante : la création d’une équipe entièrement dédiée à la blockchain. A sa tête, on y retrouve David Marcus, le cadre d’origine française actuellement vice-président en charge de Messenger. Kevin Weil, qui dirigeait le produit Instagram, rejoint aussi cette équipe. Il est remplacé chez Instagram à Adam Mosseri, précédemment en charge du News Feed Facebook.
Cette équipe dédiée sera intégrée à une nouvelle division, nommée "New platforms and infra" dirigée par Mike Schroepfer, chief technology officer de Facebook. Sous cette nouvelle division, viennent également se loger les initiatives de Facebook sur l’intelligence artificielle, les réalités augmentée et virtuelle en somme, tous les efforts destinés à explorer les technologies de rupture et business associés à moyen-long terme. Jérôme Pesenti, qui a récemment remplacé Yann LeCun à la tête de l’intelligence artificielle, rapportera ainsi à Schroepfer. A noter: Workplace, l’offre entreprise de Facebook, dépendra de cette division, alors qu’a priori, on l’aurait plus attendu côté produit. Kang-Xing Jin, autre membre de la garde rapprochée et ancien camarade de Zuckerberg à Harvard, en aura la charge.

Central Product Services, la division opérations

Enfin, une troisième division nommée "Central product services" sera dirigée par Javier Olivan, actuellement vice-président en charge du développement et historique de Facebook depuis une dizaine d’années. Ce département regroupera les sujets transversaux: publicité, analytics, integrité, développement.
Pour s’y retrouver, Recode a résumé le tout en un graphe:

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Peu de femmes, dans ces nominations, on l’aura remarqué à l’exception de Naomi Gleit, dont le périmètre qui bascule dans un nouveau pôle, demeure inchangé. Bien que le réseau social compte parmi ses hauts cadres dirigeants l’emblématique directrice générale Sheryl Sandberg (dont les attributions demeurent inchangées), mais aussi la française Fidji Simo en charge du produit vidéo, Deb Liu qui dirige la marketplace, ou encore Julie Zhuo en charge du design, aucune femme ne s’impose dans cette restructuration de fond.
Changement à la communication
Changement aussi, du côté de la prise de parole de l’entreprise: Caryn Marooney, en charge de la communication et des relations publiques, laisse une partie de ses attributions à Rachel Whetstone, qui a rejoint Facebook il y a deux ans. Cette professionnelle chevronnée a géré la communication d’Uber jusqu’en 2017, après avoir passé 10 ans chez Google. Whetstone pilotera notamment la partie communication corporate de Facebook.

mercredi 7 mars 2018

BlackBerry attaque Facebook, Instagram et WhatsApp

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BlackBerry Ltd a déposé une action en contrefaçon de brevet contre Facebook, ainsi que ses filiales WhatsApp et Instagram. La plainte a été déposée hier à la Cour fédérale de Los Angeles.
Pour BlackBerry, Facebook et ses sociétés ont développé "des applications concurrentes qui utilisent de façon impropre la propriété intellectuelle de la messagerie mobile de BlackBerry." Les brevets concernés ont notamment rapport à la sécurité, aux notifications mobiles, et à l’intégration des jeux avec la messagerie.
L’entreprise cherche à obtenir une compensation financière, mais n’a pas précisé de quel montant: "Nous avons beaucoup de respect pour Facebook et la valeur qu’ils ont accordée aux capacités de messagerie, dont certaines ont été inventées par BlackBerry. En tant que leader de la cybersécurité et des logiciels embarqués, BlackBerry pense que Facebook, Instagram et WhatsApp pourraient faire d’excellents partenaires et nous continuons à leur ouvrir cette porte. Cependant, nous soutenons que Facebook a enfreint notre propriété intellectuelle, et après plusieurs années de dialogue, nous avons également l’obligation envers nos actionnaires de poursuivre les recours juridiques appropriés." a précisé le porte-parole de BlackBerry dans un communiqué.

Monétiser ses brevets pour redresser ses comptes

De son côté, Facebook ne l’entend pas de cette oreille, et qualifie la démarche de "reflet de l’état actuel de son entreprise de messagerie" selon Paul Grewal. Le directeur adjoint du service juridique de Facebook ne mâche pas ses mots à propos de l’ancienne gloire des équipementiers télécom: "Après avoir abandonné ses efforts pour innover, Blackberry cherche maintenant à taxer l’innovation des autres. Nous avons l’intention de nous battre."
Certes BlackBerry ne fabrique plus de téléphones, mais le groupe canadien cherche toujours à monétiser ses licences de brevets et logiciels, dans le cadre du redressement de ses comptes. En 2017, Qualcomm avait été condamné à verser 815 millions de dollars au groupe canadien. Quant à Facebook, ce n’est pas la première fois qu’il essuie une procédure de la sorte : en 2012, Yahoo avait attaqué le réseau social de Mark Zuckerberg, pour violation de brevets sur des technologies variées (détection de spam, chat, affichage publicitaire…).